Covid Long et Ganoderme, étude clinique

Covid long et ganoderme : étude clinique.

Cette étude de cas porte sur 7 personnes âgées de 40 à 57 ans.
Ces personnes ont traité par le ganoderme une forme longue d’infection au coronavirus (SARS Cov2) , avérée par les examens biologiques ou déduite de critères cliniques .
Le champignon ganoderme (ganoderma lucidum), est aussi appelé Ling Zhi en Médecine Traditionnelle Chinoise, et Reishi au Japon.
Il est connu et très étudié pour ses multiples effets bénéfiques en particulier en cas d’infection virale et bactérienne chronique.
Ces personnes ont commencé à prendre du ganoderme entre fin décembre 2020 et avril 2021.
La posologie était de 400 à 500 mg de poudre de champignon le matin et le soir, sous forme de gélules ou de comprimés ( hormis une personne ayant utilisé 250 mg de poudre contenant 50% de mycélium matin et soir également)

Les prises ont duré un mois, plus longtemps si nécessaire. Aucun effets indésirables autres que ceux liées à l’action même du ganoderme n’ont été rapportés.

Sont décrits à chaque fois l’évolution de la maladie et le cas échéant les résultats de tests biologiques. Puis est décrite la réaction à la prise de ganoderme, suivie d’un commentaire relatif à la pertinence et à l’efficacité du ganoderme dans chaque cas.

Femme 47 ans. Covid long intense.

Infirmière, bonne forme et bon entraînement sportif avant le covid.
Contaminée par le coronavirus sur son lieu de travail, cette infirmière de 47 ans a été mise en arrêt maladie pour 3 semaines à la mi-octobre 2020.
Ses symptômes étaient essentiellement un état subfébrile avec fatigue et courbatures douloureuses, de l’insomnie, une perte de l’odorat et du goût, des maux de tête.
Le diagnostic de covid étant posé d’après les signes cliniques, il n’est pas jugé nécessaire de lui faire passer un test.
Elle se remet progressivement de sa maladie. Début novembre elle est testé négative et reprends le travail.
Rapidement elle ressent de nouveau une intense fatigue, accompagnée d’oppression et de douleurs thoraciques, d’une respiration difficile, de maux de tête.
Fin novembre, au bout de 3 semaines épuisantes elle doit à nouveau s’arrêter de travailler.
Les signes cardiorespiratoires sont inquiétants et elle consulte un cardiologue, mais un angio-scanner et un électrocardiogramme sont tous deux négatifs.
Par contre son test PCR est cette fois positif, démontrant que le coronavirus est actif . Le covid long est confirmé par une sérologie montrant à la fois des anticorps récents et anciens.
Pendant tout le mois de décembre son état de forme est en dent de scie : parfois pendant deux ou trois jours elle se sent guérie, pense à reprendre le travail, puis est à nouveau épuisée pour plus d’une semaine. Elle est finalement déclarée en situation de covid long. Elle est prévenue que cette situation a toute chance de durer des mois mais qu’elle peut bénéficier d’un suivi en psychothérapie et en kiné respiratoire. Son moral est au plus bas.
A Noël, décidée à tenter tout ce qui pourrait l’aider elle se tourne vers la Médecine Traditionnelle Chinoise. Elle commence à prendre du Ganoderme/Reishi , deux gélules de poudre de champignon par jour pour une cure de trois semaines.
La réaction de son organisme est quasi immédiate , tout d’abord dans le sens d’une aggravation. Tout ses symptômes sont majorés, elle passe la dernière semaine de décembre au lit.
Puis un matin elle sent mieux, et l’amélioration se confirme de jours en jours.
(voir le graphique en haut d’article)

Au point qu’à la mi-janvier, après un test négatif, elle reprend le travail.
Par précaution elle refait une cure de Reishi qui cette fois n’occasionne aucune réaction.
Elle passe les mois de février en mars en forme, sans rechute, reprend ses activités sportives, retrouve le moral. Elle déplore néanmoins un odorat qui tarde à se rétablir, ainsi que le sens du goût qui reste amoindri.

Commentaire :
Le covid aiguë et le covid long ont été confirmés par les test biologiques. Le pronostique était très sombre. Le ganoderme a provoqué les premiers jours une forte réaction immunitaire signifiée par la reprise des symptômes du covid aiguë, puis l’amélioration a été très rapide jusqu’à la guérison complète et la reprise du travail, sans rechute dans les mois suivants.

Homme 57 ans. Covid léger suivi d’un covid long modéré, puis récidive avec covid long sévère.

En forme correcte avant le covid, un suivi de routine en cardiologie.
En mars 2020, cet homme a eu une inflammation d’une parotide accompagnée d’une respiration difficile, une légère fièvre, et suivie par un état de moins bonne forme durable avec, de façon modérée mais persistante gène thoracique, arythmie, baisse d’élan vital, courbatures et maux de dos récurant durant toute l’année.
En février 2021, cet homme de 57 ans dors mal depuis plusieurs semaines, il se sent harassé de courbatures, déprimé, et soupçonne un problème cardiaque du fait de sa respiration difficile, de douleurs thoraciques, de palpitations. Mais des examens cardiaques ne montrent rien d’anormal. On le renvoie alors à une problématique de névralgie dorsale éventuellement psychosomatique.
Cependant il est intrigué par le fait que certains jours seulement, de façon totalement aléatoire, il se sent en forme et sans aucun symptômes. D’autres manifestations sont curieuses : troubles du transit, acouphènes, engelures… Il se souvient avoir vécu début janvier deux jours de fatigue avec un léger mal de gorge qui pourraient bien correspondre à une infection à coronavirus. Une consultation en médecine générale conclut à la possibilité d’un covid long mais le résultat de la sérologie est négatif.

Sans certitude il commence à prendre du Reishi le 20/02
Dès le lendemain tous les symptôme sont aggravés avec en plus un enrouement, des glaires, un état fébrile avec des maux de tête, une lombalgie, des maux d’estomac. Un symptôme est très parlant : une inflammation d’une parotide exactement identique à celle vécue en mars 2020.
Après cinq jours éprouvants, la fatigue et les douleurs thoraciques cèdent, puis la respiration redevient aisée, le rythme cardiaque et la fonction digestive se normalisent. Au bout de deux semaines il a repris une vie normale.
Il lui reste une légère gène à la gorge, ce qui indique que le combat n’est pas terminé et le motive a continuer la prise de Reishi.
La sérologie négative indique que la guérison pourrait être accélérée par une vaccination.
Au bout d’un mois il interrompt le reishi et reçoit le vaccin Astra-Zeneca, s’ensuit une classique journée de réaction avec courbatures et légère fièvre. Deux semaines plus tard son état n’est pas meilleur, plutôt légèrement moins bon. Il reprend du reishi : réapparaissent la fatigue, les courbatures, une respiration difficile pendant 4 jours signant la stimulation immunitaire puis son état général s’améliore de nouveau de façon très nette dans les semaines suivantes. Il continue le ganoderme avec une amélioration constante.

Commentaire :
on ne peut faire que des hypothèses sur la dynamique de l’infection. La sérologie négative à la protéine S peut s’expliquer de deux façon : la perte progressive de l’immunité acquise lors de la première infection, ou bien une immunité reposant sur des anticorps propres à un autre coronavirus n’incluant pas la protéine S. Il est probable que cette réaction immunitaire inappropriée soit à l’origine du covid long. La récidive plus violente peut provenir d’une réinfection par un variant, tout comme d’un déficit plus marqué d’anticorps.
Ce qui est certain, c’est que le ganoderme a mis fin en deux semaines à un an de covid long modéré et à un mois et demi de récidive de covid long intense et invalidant.

Femme 47 ans. Covid modéré suivi d’un covid long faible, puis récidive plus sérieuse.

En forme avant le covid, susceptible aux problèmes de peau, aux troubles digestifs et aux maux de tête.
Consulte le 9/03/2021. Depuis qu’elle a été malade en novembre 2020, elle est encombrée, tousse le matin. Diaphragme tendu, oppression thoracique , fatiguée, pas le moral. Une sorte d’eczéma bras et jambes très pénible qui ne passe qu’avec de la cortisone, par crises récurrentes, déclenchées par alimentation industrielle, gluten ou laitages et à chaque fois associé à de l’arythmie cardiaque, une pointe au cœur, une alternance de diarrhée/constipation. Envisage de faire un test allergique.
Se souvient avoir eu les mêmes symptômes en mars 2020 : grosse fatigue, des pointes au cœur et des troubles intestinaux, suivis de l’apparition d’un genre d’eczéma ventre dos et bas du dos, pieds… Cet état s’était amélioré très lentement.
Une radio des poumons ne montre rien de particulier.

Commence le reishi le 15/03.
Dès le jour 2 aggravation de la fatigue surtout vers 16h 17h , avec plus de troubles visuels, des crampes intestinales. Une sensation de faim étrange à l’estomac. Dors assez bien. Sans cortisone l’eczéma est supportable.
Au jour 3 la toux le matin semble commencer à diminuer.
Le 19/03 (jour 5) des maux de tête, fièvre, réveillée en sueur en pleine nuit avec les paumes chaudes. Tousse encore un peu le matin.
Le 24/03 (jour 10) ne tousse quasiment plus le matin, l’oppression thoracique est moins présente, les pointes au coeur ont disparues. Il n’y a plus de douleurs digestives, le transit s’améliore de jour en jour. Reste un essoufflement à l’effort.
Le 31/03 (jour 16) ne tousse plus, les mucosités sont devenu claires , la respiration est libre, respirer à fond ne fait plus tousser. Digestion normale. Les éruptions cutanées s’améliorent.
La fatigue avec brouillard mental persiste.
Fin avril soit plus d’un mois de prise se sent moins fatiguée, plus aucun signes respiratoires ou cardiaques, mais le brouillard mental persiste en tant que séquelle. Les éruptions cutanées qui persistent semblent ne pas relever du même champ clinique.

Commentaire :
La première occurrence du covid long n’avait pas été diagnostiquée mais avait connu une évolution spontanée relativement favorable hormis les troubles cutanés durablement installés. La récidive a été plus sérieuse, avec une aggravation des problèmes cutanés et de réelles séquelles neurologiques. Le ganoderme provoque d’abord des réactions pénibles sur un organisme déjà épuisé puis l’amélioration est rapide et se confirme.


Homme 43 ans. Covid long modéré suite à un covid aiguë avéré.

Éducateur sportif en bonne forme avant le covid.
En octobre 2020, il est pris d’une grosse fatigue, avec frissons, douleurs articulaires et essoufflement mais sans fièvre. Au bout de 4 jours tout semble rentrer dans l’ordre malgré la perte du goût et de l’odorat. La fatigue cède peu à peu.
Au mois de novembre il constate que le goût et l’odorat ne reviennent pas, et que persiste un souffle court et des douleurs articulaires inhabituelles.
Au cours des mois suivants son état général ne s’améliore pas. Le goût et l’odorat ne reviennent toujours pas. Il ressent des difficultés de concentration, puis apparaissent des palpitations cardiaques surtout le soir, et un état de forme en dent de scie avec des coups de fatigue intense qui durent quelques heures à quelques jours, psychiquement il manque d’entrain.
Ces symptômes ne pouvant pas seulement s’expliquer par l’arrêt de son activité sportive du fait de la crise sanitaire, il admet qu’il est probable qu’il s’agisse d’un covid long.

Il commence le reishi le samedi 17 avril.
Dès le lendemain (jour 23) il ressent une gène pour s’endormir, un état de tension et des courbatures mais ne note pas de fièvre. Du fait qu’il a repris un entraînement sportif il ne peut dire s’il ressent des courbatures anormales.
Au jour 5 il note un léger mieux au souffle. Le sens du goût s’améliore mais pas l’odorat. Il décide donc de se rééduquer avec des odeurs familières.

Commentaire :
Suite à un covid aiguë typique s’est installé un covid long. Puisqu’au bout de 6 mois les symptômes résiduels sont néanmoins peu invalidants, il est normal de supposer qu’une évolution favorable aurait pu se dessiner dans les mois suivants. Le ganoderme a servi ici d’accélérateur de la guérison. A noter une réaction rare mais déjà observée de stimulation allant jusqu’à l’insomnie au début de la prise.

Femme 56 ans. Covid long modéré.

Profession paramédicale, en bonne forme avant le covid.
Elle vient en consultation 23/03/2021.
Elle se sent en manque d’énergie depuis 2020, déprimée avec des idées noires, et déclare ne plus parvenir à lutter contre le stress. Elle en est venue à supposer que le confinement l’a fortement affectée. Elle a vécu également des évènement difficiles, et ne sait pas ce qui relève du psychosomatique. Sujette à des troubles du rythme, elle a consulté récemment un cardiologue qui n’a rien constaté d’alarmant mais a découvert une augmentation de la plaque d’athérome sur une carotide.
Mais on note un symptôme plus parlant : une respiration difficile depuis de longs mois. L’hypothèse d’un covid long, débuté au printemps 2020, est très probable.

Elle commence le reishi le 22 avril dans une période d’intense activité et de changement, avec un mauvais sommeil peuplé de cauchemars. Il lui est donc difficile d’en noter et d’en évaluer tout de suite les effets. Néanmoins elle constate au bout de quinze jours une nette diminution des douleurs musculaires et le retour d’un sommeil très profond.

Commentaire :
Avec le recul, l’effet du reishi est net, ce qui renforce l’idée que l’hypothèse du covid long était la bonne. Le covid est peut être également responsable d’une inflammation artérielle ayant favorisé les dépôts d’athérome, ce qui doit être traité séparément.
Distinguer les symptômes d’un covid long des signes de surmenage et d’autres troubles physiques ou psychosomatiques n’est pas facile, mais certains symptômes évocateurs (ici la respiration difficile) peuvent y aider.

Homme 57 ans. Covid aiguë se prolongeant.

Emploi administratif. Bonne forme et bon entraînement physique avant le covid.
Malade du covid depuis le 7 mars avec toux, fièvre, courbatures intenses, il est hospitalisé avec un bilan hépatique anormal et de fortes céphalées, puis ré-hospitalisé pour des complications infectieuses traitées par antibiotiques.
Au bout de trois semaines les principaux symptômes ont disparus, mais il est épuisé et se remet très difficilement, avec de fortes insomnies.
Vingt jours est le délais habituellement retenu pour commencer à parler de covid long. Il est testé négatif mais bien trop fatigué pour reprendre le travail. Covid long ou séquelles ?

Il entreprend de débuter le reishi dès le 1/04.
Le 3/04 (jour 3) il ressent une aggravation des symptômes, notamment des maux de tête, des coups de fatigue et de l’insomnie.
A partir du 8/04 (jour 8) il ne ressent plus que des aggravations de deux heures maximum.
Le 11/04 (jour 11) son arrêt maladie est prolongé d’une semaine. Puis encore d’une semaine.
La fatigue persiste au niveau musculaire essentiellement dans les membres inférieurs, ce coureur à pied de bon niveau est dans l’impossibilité de reprendre le sport.
Au mois de mai les séquelles musculaires sont très présentent et ne se résorbent que très lentement.

Commentaire :
Le reishi a été pris en prévention d’un covid long. Mais l’essentiel des symptômes persistants sont à mettre sur le compte des séquelles de cette forme grave du covid.
La réaction immunitaire montre qu’il a eu cependant une certaine action du ganoderme, il est donc possible qu’il ait eu une effet accélérateur de la guérison. Abordable et généralement dénué d’effets indésirables, son usage par précaution est à retenir.

Femme 40 ans. Covid long modéré semblant s’aggraver.

Profession de soin, en bonne forme avant le covid, sous traitement thyroïdien.
Au mois de mars 2021 elle cherche à comprendre l’origine de son état de fatigue en dent de scie.
Elle se sent oppressée, respire mal, avec des courbatures et des raideurs.
Elle ne sait pas dater exactement le début des troubles, car ils viennent se confondre avec des troubles thyroïdiens plus anciens aggravés sans raison apparente au mois d’octobre 2020.

Elle commence le reishi 13/04, dans un moment ou elle n’est pas trop fatiguée.
le 14/4 (jour 2) rien ne se passe.
Les jours suivants elle se sent agitée, fébrile, et même en très bonne forme comme si elle avait pris un stimulant. Puis elle sent quelque chose de diffus qui se passe, comme une grande lassitude un peu fébrile.
Le 20/04 (jour 7) la fatigue a diminué, la respiration est plus facile avec moins essoufflement, le goût revient un peu mais pas l’odorat.
Un mois plus tard le bénéfice est très net sur le plan général. Les troubles thyroïdiens et la perte d’odorat connaissent une amélioration lente.

Commentaire :
Il a fallu distinguer certains symptômes parmi d’autres troubles plus anciens, faire le tri entre ce qui relève du mode de vie, d’un déséquilibre endocrinien et ce qui pouvait appartenir au tableau du covid long pour en faire l’hypothèse. Le ganoderme a provoqué les premiers jours un état ressemblant à de la grande forme, puis la réaction immunitaire ne s’est enclenchée qu’un peu plus tard de façon discrète, pour aboutir à une amélioration en deux semaines. Les signes cliniques montrent une bonne efficacité, qui s’est prolongée dans le temps.

En conclusion

Ces 7 cas cliniques montrent une très bonne efficacité du Ganoderme sur le covid long.
Le ganoderme met entre entre 1 et 5 jours pour commencer à agir.
Ensuite il provoque une réactivation immunitaire marquée par le retour des symptômes de la primo-infection qui peut durer de 4 à 10 jours selon l’intensité du covid long.
Les symptômes typiques du covid long cèdent alors rapidement au niveau pulmonaire, cardiaque, digestif, musculaire et psychique.
Ce regain de forme est accompagné d’une fin de l’aggravation des troubles neurologiques (anosmie, brouillard mental…) qui peuvent commencer à se résorber lentement. Il en est de même pour certains problèmes de santé préexistants et aggravés par l’infection au coronavirus.
Il faut parfois continuer la prise plus d’un mois pour éviter une rechute et aboutir à la guérison.

L’efficacité du Ling Zhi /Reishi / Ganoderme est maximale dans les cas de covid long graves et invalidants, et peut représenter un espoir pour toutes les victimes de cette forme de la maladie.
Son emploi dans les cas plus légers en cours d’amélioration spontanée ou même par mesure de prévention d’un covid long possible, du fait qu’il est généralement très bien toléré, semble également indiqué.

Fatigué ? Feriez-vous un covid long ?

Sous-diagnostic et déni de l’infection chronique à coronavirus

Affiche covid long de l’Association AprèsJ20

On peut être atteint du covid long sans le savoir.
On peut aussi penser être guéri du covid sans l’être vraiment.
Il existe toutes sortes de mauvaises raisons pour justifier cet état de fatigue et passer à coté du diagnostic , pourtant essentiel pour entrevoir la guérison.

Que vous ayez eu le covid ou non, si vous vous sentez fatigué(e), oppressé(e), déprimé(e), vous devriez lire ces lignes. Si vous avez l’impression que ça vous parle, prenez contact avec votre médecin qui pourra vous prendre en charge. Il se pourrait bien qu’il vous confirme l’état de covid long.

C’est une véritable épidémie d’état de fatigue chronique qui est apparue depuis un an.
Exactement en même temps que la pandémie du coronavirus.
Il a fallu plusieurs mois pour que la communauté médicale fasse le lien entre les deux.
Le recueil de nombreux témoignages et la mise en route des programmes de recherche a abouti en septembre 2020 à la définition du syndrome d’infection chronique à coronavirus appelé covid long : un ensemble de symptômes, bien plus complexe que de la simple fatigue, qui pris séparément peuvent trouver toutes sortes d’explication, mais qui présents simultanément forment une entité clinique cohérente.

Le problème est qu’il y a toutes sortes de mauvaises raisons amenant à nier être victime du covid long.
Chaque semaine je reçois en consultation au moins une personnes qui pense que son état de fatigue ou de déprime est psychosomatique alors même qu’il s’agit clairement des symptômes persistants de l’infection par le coronavirus.

Passons donc en revue chacun de ces symptômes, et à chaque fois les mauvaises excuses qui lui sont associées.
Fatigue :
« j’en fais trop », « je n’ai pas pris de vacances cette année », « c’est normal je vieillis », « je ne fais plus assez de sport », « je dors mal » . Pourtant il faut être alerté, surtout si cette fatigue fait place de temps en temps à un regain de forme inattendu. Une situation de forme fluctuante ne pouvant être reliée à aucune cause identifiable, qui ne disparaît pas avec le repos doit toujours être prise au sérieux.
Troubles du rythme cardiaque :
« je suis trop nerveux », « le confinement me bouleverse », « je me suis coincé une vertèbre dans le dos », « ça finira par passer ». Dans tous les cas il faut voir un médecin. C’est peut-être grave. Mais dans le cas du covid long les examens médicaux (électrocardiogramme, échographie , test d’effort) ne montrent rien, hormis un banal mais bien pénible trouble du rythme.
Oppression thoracique, respiration difficile :
« je me suis démis une vertèbre », « je ne fais plus assez de sport » « la situation sanitaire m’angoisse » « le port du masque m’étouffe » « tous ces gens qui ont peur ça m’oppresse », « je dois être allergique à quelque chose ». Il faut consulter . Parfois un scanner thoracique permet de voir des lésions typiques du passage du coronavirus. Et parfois on ne voit rien sur le plan pulmonaire, le plus souvent la saturation en oxygène est bonne.
Douleurs, courbatures :
« Je ne fais pas assez d’étirements », « je suis tendu », « j’ai fait un faut mouvement », « il faut que je me remettre au sport », « je fais trop d’écarts alimentaires ». La lutte silencieuse et invisible contre le virus crée une inflammation chronique qui donne cette sensation d’être dans un corps intoxiqué et crispé.
Insomnie :
 » la situation sanitaire me trouble plus que je ne veux bien le reconnaître », « le monde va mal et ça me perturbe » , »j’ai changé mes habitudes de vie », « j’ai du soucis ». L’insomnie est souvent présente dans le covid long, en particulier en milieu et fin de nuit du fait de la congestion des organes dans la cage thoracique, des courbatures, des anomalies du rythme cardiaque.
Déprime :
« la situation sanitaire me déprime », « coté boulot rien ne va plus avec la crise sanitaire », « je vieillis, je suis au bout de ma vie , place aux jeunes ». Évidement il faut rester vigilant à ne pas passer à coté d’un vrai syndrome dépressif, mais un état de lassitude, de perte d’intérêt, de baisse de l’élan vital est un signe très caractéristique du covid long, et qui dans ce cas là n’est pas psychosomatique mais au contraire somatopsychique (c’est l’état du corps qui perturbe l’esprit).
Troubles digestifs, selles irrégulières :
 » depuis le confinement je mange moins bien », « j’ai modifié mes habitudes alimentaires » .
Accouphènes :
« j’en ai déjà eu , ça passera »
Sensations fébriles:
« je suis devenu frileux(se) », « 37°3 ce n’est pas de la fièvre »
Troubles cutanés :
« je dois être devenu allergique à quelque chose ». « c’est sûrement psychosomatique »
Maux de tête, vertiges, troubles de la concentration:
« les soucis, la crise sanitaire me prennent la tête », « j’ai besoin de vacances », « je fais un burn-out »

Bien souvent les personnes qui consultent chez moi ont déjà eu un parcours médical au-delà d’une visite chez un généraliste incluant au moins une visite chez un cardiologue et un pneumologue, mais aussi chez un dermatologue, un gastro-entérologue, un psychiatre … Sans résultat.
L’argument massue pour nier le covid long est alors le suivant : « tous mes examens médicaux sont bons, et surtout je n’ai jamais eu de test covid positif, ou alors il y a longtemps et ma sérologie est négative« .
D’un certains coté c’est une excellente nouvelle, il vaut mieux cela que de découvrir une pathologie lourde. Mais des examens biologiques rassurant ne doivent pas faire ignorer les signes cliniques pour autant.
Avoir une sérologie négative est très courant dans le covid long, et fait précisément partie du problème, car sans anticorps spécifiques du coronavirus le corps lutte difficilement et une forme chronique est probable.
De plus l’infection chronique ne perturbe généralement pas assez la formule sanguine pour être détectée dans une prise de sang.

Ainsi donc pris séparément, ces signes et symptômes peuvent trouver des raisons, toutes plus mauvaises les unes que les autres, en particulier d’obscures raisons psychosomatiques.
Mais mis bout à bout, cela forme un tableau clinique très évocateur du covid long.

J’espère que la diffusion de cette information contribuera au dépistage de cette maladie sournoise et encore mal diagnostiquée.
Pour en savoir plus des association, dont l’association Covid Long France « après J20 » lancent un cri d’alarme et apportent information aux soignants et soutien aux malades.
Au Royaume-Uni une étude montre que plus d’un million de personnes en sont affectées, des mois après avoir été touchées par la maladie de façon silencieuse ou symptomatique.
En France la situation est certainement très semblable. Certaines personnes vivent un véritable enfer depuis un an et savent que c’est la suite du covid. Mais d’autres ignorent pourquoi elles se sentent fatiguées, courbatues, oppressées, déprimée.
Avant de tout mettre systématiquement sur le compte de l’ambiance pénible de crise sanitaire ou sur des écarts dans notre mode de vie, pensons à l’éventualité du covid long.
Savoir de quoi l’on souffre c’est déjà aller mieux, et c’est pouvoir commencer à se soigner.

Ma vie avant l’heure d’été

Photo de Pixabay sur Pexels.com

Encore raté !
En raison de la crise sanitaire, l’Europe a reporté d’au moins un an l’abrogation du changement d’heure.
Alors en attendant, j’ai eu envie de vous parler « d’un temps que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître ».
La vie que nous aurions du retrouver ce printemps 2021.
La vie avant l’heure d’été…

Nous allons donc devoir subir une nouvelle fois les conséquences du passage à l’heure d’été.
En voici un petit aperçu :
Les enfants qui ne trouvent plus le sommeil le soir, et n’arrivent plus à se lever le matin.
Les professeurs qui donnent leur première heure de cours devant des zombies.
Les parents énervés par tout ce gâchis.
Les personnes âgées en institution qui n’ont faim que lorsque que l’on leur retire leur plateau repas.
Les patient des hôpitaux qu’on réveille au moment ou ils trouvaient un peu de repos sur le matin.
Les travailleurs de nuit épuisés d’avoir perdus leur repères de sommeil.
Les agriculteurs devant changer l’heure des humains en restant à l’heure des animaux.
Les techniciens bataillant contre les bugs de changement d’heure.
Les embouteillages une heure plus tôt, avec le soleil encore haut dans le ciel ce qui accroît l’usage de la climatisation des véhicules et la production de pollution azotée.
La recrudescence des accidents de piétons du fait de la mauvaise visibilité le matin (phénomène pire encore le soir au changement d’heure d’automne)
Et plus simplement le sommeil cassé de tout les actifs qui avaient enfin trouvé leur rythme.

Et tout ça pour rien.
Le tourisme n’en n’a rien à faire. Ses horaires sont déjà ceux des clients. On décale les horloges d’une heure, alors on ouvre une heure plus tard.
L’agriculture et le bâtiment ne suivent pas les horaires de bureau, mais des horaires saisonniers.
Les retraités et les vacanciers choisissent leurs horaires pour leurs activités, ils ne sont pas concerné non plus.
Le seul intérêt de l’heure d’été, c’est le mot été.
Qui fait rêver. ..
Au point que lors d’une consultation sur internet, à la question « aimeriez vous rester en heure d’hiver ou en heure d’été ? », une majorité a répondu contre toute logique « heure d’été ».
Mais la question n’était pas « aimeriez vous rester en hiver ou en été toute l’année » !
Le questionnaire, très mal fait, n’informait en rien de ce que je suis en train de vous dire. Pourtant il suffit de se projeter dans un hiver ou vous vous lèveriez en plein cœur de la nuit, le soleil ne se lèverait que dans la matinée pour être de toute manière couché le soir au retour du travail pour comprendre que l’heure d’été en plein hiver ne serait pas seulement un non sens, ce serait un enfer…

Le changement d’heure, je le subis depuis 1976.
1976, c’est l’année ou le président Valéry Giscard-d’ Estaing veut montrer qu’il ne reste pas inactif face au second choc pétrolier. Curieusement il ne cherche pas à faire baisser la consommation de carburant dans les transports ou le chauffage des habitations, mais à faire des économies, littéralement de bout de chandelle, sur l’éclairage pourtant alimenté par la toute nouvelle énergie nucléaire. Je l’entends encore prononcer, avec son élocution tellement particulière et sa voix à la fois rocailleuse et haut perchée , « nous allons à la chasse au gaspi« .
On dirait dans le langage d’aujourd’hui que ce président qui à inventé la télé-réalité (accompagné d’une équipe de tournage, il arrivait soit disant à l’improviste dans une famille soi-disant tirée au hasard pour partager le souper « en toute simplicité ») a voulu faire « un coup de com ».

Je m’en souviens bien.
Ce fut très difficile d’entendre sonner le réveil en plein milieu d’un cycle de sommeil et de devoir se lever dans l’obscurité comme en janvier. Et le soir, ne pas arriver à s’endormir alors qu’il y avait une grosse journée de collège prévue le lendemain.
Mes parents ont râlé, puis ont fait contre mauvaise fortune bon cœur, puisque c’était pour économiser l’énergie et que la facture de fioul avait déjà triplé. On s’est habitué.
Quelle joie à l’automne de « récupérer une heure » et de revenir à quelque chose de plus normal, même si ça faisait bizarre de voir la nuit tomber plus tôt et qu’il fallait de nouveau s’habituer. Mais ça, vous connaissez très bien, c’est l’alternance des changements d’heure, inutile de retourner le couteau dans la plaie.

1997 : la preuve étant faite que ces économies sur le report de l’éclairage du soir sur le matin sont dérisoires en regard des effets catastrophiques sur la santé d’une bonne partie de la population, le Sénat propose l’abrogation pure et simple de cette mesure stupide, ce que refuse mollement l’Assemblée dans un aveuglement coupable. Car d’autres pays suivent progressivement la France dans le changement d’heure afin de résoudre les problèmes de concordances d’horaires aux frontières de ce qui devient l’espace Schengen. (Pendant ce temps de très nombreux pays hors Europe ont abrogés le changement d’heure ou sont en passe de le faire).
Et il faut une trentaine d’année de travail des associations de tous les pays pour obtenir, de l’Europe cette fois, qu’on rouvre le débat, et que l’on conclut à la nécessité de revenir à l’heure normale.

Le temps qu’il fait et le temps qui passe.
J’en viens au cœur de mon propos, qui est plus orienté vers la santé et l’énergétique.
Avant l’heure d’été, tout se passait jusqu’au mois de mars comme aujourd’hui. Le soleil se levait chaque jour un peu plus tôt, la lumière du matin filtrant à travers les volets rendait le réveil plus facile. En avril une sorte de joie printanière montait en moi sur le chemin de l’école, au milieu des champs d’oiseaux et des parfums d’arbres en fleurs. En mai, j’y allais dans le soleil. En juin, il m’arrivait de me lever plus tôt pour jouer dans ma chambre doucement illuminée par le soleil levant, ou même rejoindre mon père qui passait tôt au jardin pour arroser ou découvrir les cultures avant de se rendre au travail.
Les soirées plus longues nous permettaient de jouer dehors après l’école. Alors que s’approchaient les grandes vacances, ce temps se prolongeait jusqu’à ce que le soleil passe derrière la montagne exactement à l’heure ou ma mère nous appelait pour le repas. Mon père une fois encore travaillait son jardin dans la douceur du couchant.

Le soir, j’allais facilement au lit. Parfois mes grands frères restaient devant un épisode de la célèbre série « Les envahisseurs », et je tendais l’oreille pour capter son angoissant générique avant de sombrer dans le sommeil. Mais à cette époque les programmes de soirée des deux seules chaînes de télévision commençaient tôt. A vingt heure c’était l’émission des plus petits, de Nounours et du Marchand de sable, « Bonne nuit les petits ».
Je garde de ces années d’enfance le souvenir d’une profonde connexion aux rythmes de la nature, par la sensation, jour après jour, de faire corps avec l’évolution de la longueur de la journée et de la hauteur du soleil.

Tout en douceur.
Pendant les vacances d’été le temps semblait s’arrêter. A la mi-août cependant tout le monde faisait la remarque que « ce n’était plus l’été ». Le soir venait plus vite, nous ne pouvions plus nous attarder autant, ce qui annonçait avec douceur la prochaine rentrée des classes, le retour vers l’intérieur et le sérieux des études. En septembre il faisait encore bon se rendre à l’école dans une belle lumière. Les mois suivants elle devenait de plus en plus magique. Les couleurs de l’automne magnifiées par des reflets dorés restent gravées dans ma mémoire. Le soir tombant plus vite, il m’était plus facile de lâcher les copains sur le chemin du retour et de rentrer à la maison. A la Toussaint l’hiver pointait son nez, parfois avec les premiers flocons. C’était une joie de sentir les jours plus courts nous accompagner vers la chaleur et la douceur des maisons. Le jardin s’endormait, nous n’y allions plus.
L’année se passait ainsi, comme une grande vague sensorielle, un flux et un reflux lent et harmonieux de lumière, de parfums, de sons en synergie avec une énergies physique accordée à la saison.

Je n’ai aucun scrupule à l’affirmer : c’était mieux avant l’heure d’été.

Et si vous doutez encore, il ne vous reste qu’à attendre que nous soyons revenus à ce que j’appelle sans complexe l’heure « normale » toute l’année.
Vous verrez si j’ai raison !
En attendant, vous pouvez toujours vous préparer à vivre ces beaux matins et les couchers plus faciles en vous inspirant de la pratique du « Miracle Morning » venue des Etats-Unis : se coucher tôt et se lever tôt pour bénéficier le matin d’un temps rien qu’à soi pour faire du sport , méditer ou s’amuser avant d’aller au travail. Ce sera naturellement bien plus aisé à mettre en place lorsque l’on ne changera plus d’heure.

Reste une précision à apporter.
J’ai déjà dit que je trouve indéfendable de prétendre conserver l’heure d’été au cœur de l’hiver.
Mais je sais également que certains militent pour revenir purement et simplement à l’heure solaire. Et je peux comprendre que certaines, mal informées, soutiennent cette opinion.
Pour information, juste après guerre, il existait un changement d’heure hérité de l’occupation allemande, mais l’heure d’été était notre heure d’hiver « GMT +1 » et l’heure d’hiver était l’heure solaire « GMT », voulue pour éviter aux travailleurs de se lever inutilement tôt.
Mais très rapidement le bon sens avait imposé de rester toute l’année à la même heure.
Car au même moment une idée très simple (également hérité du temps ou le 3eme Reich avait unifié l’heure sur les territoires occupés) s’était imposée dans cette Europe à reconstruire : tous les pays auraient avantage à se caler sur le même fuseau horaire « GMT+1 » (celui de l’Italie, de la Suisse, de l’Allemagne …) afin d’éviter les soucis dans les transports et les communications.
C’est ainsi que la France a acceptée de se décaler d’une heure par rapport au soleil.
La journée typique de 6h00 à 18h00 s’est réorganisée sur 7h00 – 19h00 (c’était d’ailleurs les horaires auxquels mon père partait et revenait du travail dans ma jeunesse).
Vous en aurez la preuve si vous avez un clocher près de chez vous : l’angélus qui scande le début et la fin de journée retentit à 7 heures et à 19 heures (hormis en Alsace, située plus à l’est).
De fait tous nos horaires depuis l’après-guerre tiennent compte de ce décalage et respectent (à la notable exception de l’angélus de midi qui est resté à … midi) l’accord entre nos activités et le rythme du soleil. Revenir à l’heure solaire serait à la fois se priver de la possibilité d’une heure européenne unique et se confronter à des horaires incohérents, cette fois dans l’autre sens que celui de cette heure d’été dont nous voulons nous débarrasser.

Je vous souhaite donc bon courage pour ce nouveau changement d’heure.
Tout devrait revenir à la normale à l’automne, lors d’un ultime changement, si l’Europe fait son travail.
Ce n’est pas son seul chantier en cours, mais ce serait une belle avancée vers ce « monde d’après » plus cohérent, plus juste, plus respectueux de la nature et des hommes que nous sommes aujourd’hui si nombreux, en plein crise sanitaire, à appeler de nos vœux.

Covid long : en sortir avec le Reishi ?

Fatigue intense, troubles cardio-respiratoires, insomnie, perte de moral, entrecoupés de courts moments de répit, font partie des signes de l’infection persistante au coronavirus. Cette situation invalidante peut durer des mois.
Le Reishi, un champignon adaptogène de la pharmacopée chinoise et japonaise pourrait changer la donne.
Nous montrons ici deux exemples de son utilisation.

Reconnaître le covid long.
Lorsqu’il fait suite a un épisode de covid aiguë diagnostiqué à travers des tests positifs et des signes cliniques évidents (perte d’odorat par exemple), le covid long est avéré et fait l’objet d’un suivi médical, assorti parfois d’une aide en psychothérapie et en kiné respiratoire sur plusieurs mois.
Le covid long est plus difficile à identifier lorsqu’il fait suite à une première infection quasi asymptomatique, non objectivée par des tests antigéniques ou PCR. Parfois même la sérologie est négative, montrant l’absence de réaction spécifique au covid 19 (des chercheurs font l’hypothèse d’une réaction croisée avec d’autres virus contre lesquels le patients seraient déjà immunisé). S’il n’y a pas de perte d’odorat, seul symptôme très explicite, le médecin doit alors se concentrer sur un ensemble de signes cliniques formant un syndrome atypique mais somme toute cohérent.
Les symptômes les plus invalidants sont :
intense fatigue, courbatures (allant de la raideur générale jusqu’à des douleurs articulaires invalidantes), sensation de respiration difficile (comme s’il fallait « tirer » sur la respiration), troubles du rythme cardiaque (palpitations ou extrasystoles) et désadaptation à l’effort, douleurs thoraciques (faisant penser à un problème cardiaque), insomnie (en particulier en fin de nuit), perte d’enthousiasme et irritabilité (sensation d’avoir pris « un coup de vieux », démotivation générale, idées noires), troubles de la concentration ou de la mémoire.
Ils sont accompagnés de tout ou partie des symptômes suivants : maux de tête récurrents, gorge prise (voix rauque, toux , glaires), sensation de gène à l’estomac, bourdonnements d’oreilles, selles molles ou diarrhées, légère fièvre et instabilité thermique, perte de goût et d’odorat, sécheresse des yeux…

Attention : ces symptômes peuvent induire une confusion avec d’autres pathologies, ou masquer d’autres pathologies. Il est indispensable de voir un médecin qui fera un bilan et établira un diagnostic. (1)
Il existe une particularité qui renforce la présomption de covid long : certains jours on se réveille en forme, la plupart des signes ayants disparus comme par miracle. Mais cela ne dure pas plus de deux ou trois jours et l’enfer recommence.


Quel est ce champignon qui pourrait agir sur le covid long ?

Le Reishi (ganoderma lucidum) est l’un des « trois trésors de longévité » de la Médecine Traditionnelle Chinoise avec le ginseng et le cordyceps. On en trouve déjà mention sous son nom chinois de Ling Shi dans le Shen Nong Bencao Jing ( le « Classique de la matière médicale du Laboureur Céleste ») considéré comme le plus ancien ouvrage de pharmacopée chinoise, attribué à l’empereur mythique Shen Nong qui l’aurait rédigé 2800 ans avant notre ère.
Très précieux parce que poussant lentement à l’état sauvage sur certains arbres et dans des conditions particulières , il a commencé à être cultivé dans les années soixante-dix et est devenu depuis tout à fait abordable.
Il est habituellement commercialisé comme complément alimentaire adaptogène pour lutter contre la fatigue chronique. Il est remarquablement dénué d’effets secondaires, de la même manière que le Shiitaké (aux propriétés proches) qui est encore plus populaire car utilisé couramment en cuisine.
Le Reishi est réputé pour son action contre différentes infections chroniques, que ce soit pour venir à bout du HPV (papillomavirus), réduire la récurrence des poussées d’herpès, réduire la charge virale dans les cas d’hépatites, lutter contre la maladie de Lyme (Borréliose)…
Son action semble être liée à ses propriétés anti-oxydantes et antivirales, mais surtout à sa capacité à rééquilibrer le système immunitaire dans ses fonctions non spécifiques (cellules NK, destruction des virus circulants ) et dans le sens d’une meilleure immunité « cellulaire ». Ce nom renvoie à la capacité de détruire les réservoirs de virus que forment les cellules infectées par les lymphocytes Tcd8+. Elle vient compléter l’action de l’immunité « humorale », c’est à dire basée sur la production d’anticorps spécifiques, celle qui est directement ciblée par le processus de la vaccination et que l’on évalue par une sérologie.
C’est l’action de ces deux réponses immunitaires, issues de deux lignées distinctes de lymphocytes Tcd4+, les Th1 et les Th2, qui permettrait l’éradication du virus.
Une mauvaise réponse de cette immunité serait à l’origine du covid long dans la tranche d’âge des 40/50 ans, et des formes retardées sévères chez les plus âgés. (2)
Dès le début de la pandémie des chercheurs se posaient la question de l’utilisation du Reishi (3), nous allons voir que l’expérience clinique leurs donne raison.

Exemples cliniques :

Une infirmière de cinquante ans a été malade du coronavirus en octobre 2020. Mais sa période de convalescence s’est prolongée, jusqu’à ce qu’elle soit déclarée en covid long. C’est une situation qui la force régulièrement à des arrêts de travail. Début janvier elle commence à prendre du Reishi matin et soir. Au bout de vingt-quatre heures elle voit ressurgir les symptômes typiques du début de sa maladie – glaires et toux- et s’aggraver les courbatures, les maux de tête, les douleurs et gènes thoracique… Puis au bout d’une semaine elle ressent une amélioration progressive et durable, elle dors bien, n’a plus de courbatures, respire normalement. Au bout de quinze jours elle reprend une vie normale. Cette amélioration s’est confirmée dans les semaines suivantes.

Cet autre cas est un peu plus complexe :
Un homme de 57 ans dors mal depuis plusieurs semaines, il se sent harassé de courbatures, déprimé, et soupçonne un problème cardiaque du fait de sa respiration difficile, de douleurs thoraciques, de palpitations. Mais des examens cardiaques ne montrent rien d’anormal. On le renvoie alors à une problématique de mal de dos éventuellement psychosomatique.
Cependant il est intrigué par le fait que certains jours seulement, de façon totalement aléatoire, il se sent en forme et sans aucun symptômes. D’autres manifestations sont curieuses : troubles du transit, acouphènes, engelures… Il se souvient avoir vécu deux mois auparavant deux jours de fatigue avec un léger mal de gorge qui pourraient bien correspondre à un premier contact avec le coronavirus. Une consultation en médecine générale conclut à la possibilité d’un covid long mais le résultat de la sérologie est négatif. Sans certitude il commence à prendre du Reishi. Dès le lendemain tous les symptômes sont aggravés et s’y ajoutent des ganglions au cou, un enrouement avec des glaires, un état fébrile avec des maux de tête, une lombalgie, des maux d’estomac.
Après cinq jours éprouvants, la fatigue et les douleurs thoraciques cèdent, puis la respiration redevient aisée, le rythme cardiaque et la fonction digestive se normalisent. Au bout de deux semaines il a repris une vie normale.
Il lui reste une légère gène à la gorge, ce qui indique que le combat n’est pas terminé et le motive a continuer la prise de Reishi.


Se procurer et utiliser le Reishi :

c’est aujourd’hui un produit courant en magasin diététique ou en pharmacie, disponible principalement sous forme de gélules de poudre de champignon déshydratée. De nombreux sites de vente en ligne en proposent, directement chez des producteurs ou via un revendeur, de toutes les qualités et de toutes les provenances, et surtout à tous les prix.
Il est de simple bon sens de privilégier une production française ou européenne, certifiée bio, à un prix comparable à celui d’autres compléments alimentaires d’usage courant.
Il n’existe pas de recommandations précises sur le dosage, mais on peut retenir qu’une bonne efficacité est remarquée avec environ 500mg (soit entre une et deux gélules) matin et soir pour un adulte.

Il existe quelques mises en garde : il serait déconseillé aux enfants, aux femmes enceintes ou allaitantes, aux personnes suivant un traitement anticoagulant, et aux personnes allant subir une intervention chirurgicale.

On aurait relevé de rares et passagers effets secondaires : des démangeaisons, des saignements de nez, des diarrhées et une sécheresse au niveau de la bouche, de la gorge et du nez.
Dans tous les cas il est bon de dialoguer avec son médecin lorsque l’on utilise des compléments alimentaires pour d’éventuelles contre-indications.

En conclusion, le Reishi semble bien agir en relançant la fonction immunitaire des personnes restées bloquées dans une situation d’infection chronique au coronavirus.

S’il est indispensable de se faire suivre par un médecin afin de bénéficier d’un diagnostique et d’un suivi sérieux, l’efficacité du Reishi observée chez plusieurs personnes, son usage simple et son prix modique en font un traitement de choix.
Il est synonyme d’espoir pour toutes les personne formellement déclarée en covid long ou simplement suspectée de cette problématique (4).

(1) Fiche covid long de la Haute Autorité de Santé : https://www.has-sante.fr/jcms/p_3237458/fr/covid-19-diagnostiquer-et-prendre-en-charge-les-adultes-presentant-des-symptomes-prolonges

(2) Etude moderbacher 2020 immunité et covid 19 :
https://www.cell.com/cell/pdf/S0092-8674(20)31235-6.pdf?_returnURL=https%3A%2F%2Flinkinghub.elsevier.com%2Fretrieve%2Fpii%2FS0092867420312356%3Fshowall%3Dtrue

(3) Une page très documentée à propos des propriétés du Reishi :
https://selfhacked.com/blog/can-reishi-fight-coronavirus-covid-19/#comment-129750

(4) Pour connaître les symptômes et la prise en charge classique : https://www.santemagazine.fr/videos/sante/poumons/covid-long-je-souffre-dune-forme-longue-de-covid-19-le-temoignage-de-gregory-sequelles-prise-en-chage-876227

Un an de coronavirus

Qu’avons-nous appris ?

Il y a un an , nous apprenions par les médias, ou plus directement par des proches concernés, que la situation dans les hôpitaux était devenue critique : un flux continu de malades en détresse respiratoire saturait les urgences et les services de soin intensifs. Le 16 mars 2020, la France déclarait le confinement. Que savons nous aujourd’hui que nous ignorions à cette époque ?

Nous avons appris que :
l’histoire d’un virus qui déferle sur la planète n’est pas juste un bon scénario de film catastrophe.
Une même maladie bénigne ou invisible pour certains peux entraîner des semaines de réanimation pour d’autres, et cela pas toujours corrélé à l’âge.
Qu’un masque, même cousu main dans un reste de tissu, peu nous protéger des postillons que nous nous envoyons à la figure.
Que papa et maman avaient quelque part raison lorsqu’ils nous disaient d’aller nous laver les mains avant de passer à table.
Que ces deux mesures de protection, en plus de ne plus se faire la bise, sont capables de faire disparaître la grippe, la gastro-entérite, la plupart des angines, la redoutable bronchiolite, et ainsi de suite… et aussi d’éviter que 67 millions de français ne tombent malades en quelques mois, sachant que cela aurait provoqué au moins un million de demande d’hospitalisations dans le même temps !
Que notre système de santé repose avant tout sur des hommes et des femmes, qui ont été chaleureusement applaudis chaque soir à 20 heures, mais que leur hiérarchie semble avoir encore du mal à le comprendre.
Qu’il faut être bien jeune et se prendre un peu trop au sérieux pour comparer 2020 à l’entrée en guerre de 1940. Les anciens, eux, se rappellent…
Que les français sont encore plus râleurs qu’on ne le pensait, criant à la dictature, à l’incompétence, et s’offusquant que le gouvernement prenne les mesures qu’ils ont eux-même souhaités.
Que la vraie dictature et la vraie incompétence existent chez certains voisins .
Que dans ces pays, si vous découvrez un nouveau virus, vous vous faites assassiner ou mettre en prison, au risque de laisser contaminer la planète.
Que des malades peuvent ne pas être comptabilisés afin de sauver la face d’un régime politique. Qu’un dirigeant peu déclarer qu’une pandémie n’existe pas parce que ça l’arrange personnellement.
En bref que la démocratie et l’état de droit qui prévaut dans notre République ont des cotés rassurants.
Que l’on aime se faire peur avec des histoires de complots, de Nouvel Ordre mondial, de guerre bactériologique, de vaccins trafiqués, mais qu’au fond on est bien content qu’existe un solide système d’évaluation scientifique de toutes les nouveautés qui apparaissent.
Que l’Europe, toujours accusée d’en faire à la fois trop et pas assez, pouvait en réalité nous éviter une ruineuse guerre d’approvisionnement en vaccins entre pays voisins, et le recours à des produits russes ou chinoises dont on ne savait rien.
Qu’il est possible de trouver de l’argent pour sauver l’économie réelle là ou l’économie spéculative nous dicte des politiques d’austérité insoutenables.
Qu’un système de vaccin à Arn particulièrement simple et efficace jusque là réservé à la médecine vétérinaire peut rendre service à l’humanité, pour peu que l’on se soit donné les moyens de le développer.
Que dîner entre amis, aller au cinéma, faire de la musique, se rendre à un spectacle, un concert, un festival est à la longue aussi vital que de manger, boire et de respirer.
Qu’Internet permet vraiment de dire tout et n’importe quoi et de faire le lit de tout les extrémismes.
Que ce même Internet permet de s’informer, d’organiser la solidarité, de sauver des situations , de malgré tout garder le lien, de travailler et d’apprendre en attendant mieux.
Que les professeurs, lorsqu’ils donnent cours en visioconférence, ne sont pas disponibles pour aller cueillir les fraises, et que leur présence en face à face avec leurs élèves a beaucoup de valeur.

Que tout les sacrifices que nous les avons consentis, sinon souhaités, c’était pour que les plus fragiles d’entre nous ne restent pas sans soin dans un couloir d’hôpital.
Que c’est ce qui fait de nous des civilisés.
Que cette solidarité, c’est notre plus grande fierté.