Un an de vaccination Covid : mon constat

Photo de Karolina Grabowska sur Pexels.com

Au moment ou se produit une septième vague de covid et que l’on parle d’une dose de rappel pour les personnes à risque on me pose des questions sur cette maladie et la vaccination.
Comme je ne suis pas médecin, je peux simplement répondre à ces questions sur la base de ce que j’ai constaté au sein de mon cabinet d’Energétique Traditionnelle Chinoise. En tant que praticien d’une « médecine alternative et complémentaire », j’ai eu à soigner des gens vaccinés, non vaccinés, incapables d’être infectés par le covid ou au contraire malades plusieurs fois de suite, peu symptomatiques ou au contraire très atteints avec des covid longs ou des séquelles durables. Certaines personnes ont témoigné de ce qui était arrivé à leurs parents, conjoints, enfants et c’est donc aussi sur cette base que j’ai pu me représenter les choses, tant sur le plan de la maladie que de la vaccination.
Voici donc les réponses aux questions les plus fréquemment posées.

« Ce vaccin, est-ce qu’il sert à quelque chose ?

Dès le début de la crise sanitaire, des membres de ma famille, des amis, des voisins ont perdu des proches du covid. Dès ma reprise du travail à la fin du confinement, j’ai vu des malades nombreux, parfois au diagnostique médical incertain car il n’y avait pas de tests disponibles. Certains présentaient des séquelles graves et durables. Mes soins en énergétiques étaient bien peu efficaces.
Fin 2020 j’ai eu contact avec les premiers cas avérés de covid long. Il y a eu aussi un cas de PIMS (syndrome inflammatoire persistant chez l’enfant) .
La vaccination a commencé en février 2021 (un ami pompier a été l’un des tous premiers), puis chez des personnes âgés au printemps, puis s’est généralisée en été. Les décès et admissions en réanimation ont baissés progressivement pendant l’été 2021, sans qu’il soit possible de préciser quel rôle avait joué le vaccin car les contaminations allaient par vague.
Au cours de la cinquième puis sixième vague, fin 2021 et début 2022 j’ai encore vu quelques cas de covid grave et de covid long. Mais cette fois les choses étaient tout à fait claires : sans exception, ces personnes étaient non vaccinées.
Cela rejoint le témoignage de soignants (des gens épuisés que j’ai aidé à passer le cap) qui ne voyaient quasiment plus que des non vaccinés en hospitalisation et en réanimation.
La réponse est donc simple : oui, cette vaccination a bien été efficace contre les formes graves et les covid longs.

Ce vaccin a-t-il des effets secondaires graves ?

Lorsqu’il y a suspicion d’effet secondaires graves d’une vaccination, on se tourne volontiers vers les « médecine alternative et complémentaire ». Il en est de même lorsqu’il y a des effets avérés mais que la réponse de la médecine classique est jugée insuffisante.
Aussi lorsqu’il a été question d’une vaccination de masse, je m’attendais à un flot de demandes de consultation à ce sujet.
Par exemple lors de la vaccination de masse contre la grippe en 2009, pourtant rapidement abandonnée, deux personnes ont eu des réactions allergiques durables difficiles à soigner, et un voisin a été hospitalisé pendant trois semaine pour une encéphalite vaccinale (c’est le terme exact utilisé par le médecin) apparue dans les heures suivant la vaccination.
De même il est connu que la vaccination contre l’hépatite B peut provoquer (dans de rares cas heureusement) un état d’extrême fatigue durant plusieurs semaines. Il est bon de rappeler qu’il s’agit d’une contre-indication stricte à la poursuite de cette vaccination. Ceux de mes patients qui ont été atteints par des état inflammatoires ou d’auto-immunité persistant ont en général reçu la deuxième dose alors que la première avait clairement démontré leur intolérance.

Pour revenir à la vaccination covid (essentiellement Pfizer et Moderna, des vaccins d’un genre nouveau et mis en urgence sur le marché) je pouvais donc craindre le pire mais les choses se sont passées différemment.
J’ai recueilli le témoignage de plus d’une centaine de personnes vaccinées, qui m’ont parlé de ce qu’elle avaient vécu, et elles ont toutes témoignées de sensations désagréables dans les deux à quatre jours après la vaccination, faisant parti de cette liste : douleur au point d’injection, fièvre, courbatures, fatigue allant parfois jusqu’au vertige.
Il s’agit somme toute des symptômes classiques d’une réaction du système immunitaire à un agent pathogène, mais limités dans le temps.
Je n’ai pas constaté de syndrome de fatigue chronique ni de décompensation inflammatoire grave, chez aucun patient. C’est tout à fait remarquable.
Donc je constate que les vaccins à ARN provoquent des réactions très prévisibles, signe de la réaction normale et voulue de l’organisme, et je n’ai pas vu de réaction grave et durable dans le temps.

Des réactions allergiques ?

C’est un fait connu que les vaccins classique sont des produits à la composition complexe et de ce fait susceptibles de provoquer de fortes réactions allergiques. Ce risque diminue avec les technologies les plus récentes.
Mais ce que j’ai constaté c’est le nombre incroyablement faible de témoignage de réaction allergique, ou alors seulement de faible intensité. Je n’ai eu qu’un témoignage d’œdème de Quincke qui a nécessité une prise en charge médicale.
Un patient allergique m’a même confié avoir eu une réaction modérée lors de la première injection, et aucune lors de la seconde (qui se passait alors sous haute surveillance). C’est peu commun.
Comment expliquer cela ? selon certains il semble que la composition très simple des vaccins à ARN soit à l’origine de cette très bonne tolérance.
Donc oui, il existe des réaction allergiques dont il faut se méfier, mais elles sont remarquablement rares et le plus souvent modérées.

Qu’en est-il des effets sur le cycle menstruel ?

Plusieurs personnes m’ont parlé d’histoires de cycle menstruel perturbé après la vaccination. Je ne peux naturellement me prononcer que sur le cas de patientes que j’ai reçues en consultation avec lesquelles j’ai pu vraiment étudier la question.
Ce qui en ressort c’est qu’il y a un mélange de deux choses.
Premièrement il est clair que le covid provoque fréquemment un épaississement du sang, c’est même à l’origine de nombreuses complications et séquelles comme j’ai pu le constater en consultation. Il n’est donc pas surprenant que la vaccination, qui provoque un mini covid temporaire puisse provoquer un effet visible sur ce point au moment des règles.
Deuxièmement il y a la question du rythme hormonal, qui est naturellement perturbé comme tout les autres biorythmes par une infection, pourquoi ne le serait-il pas par la vaccination ?
Mais le plus important est que chez les patientes qui montraient une grosse anomalie de leur cycle dans les semaines suivant la vaccination nous avons à chaque fois trouvé une autre cause (traumatisme physique, choc émotionnel) bien plus patente, et à laquelle nous avons pu nous attaquer pour résoudre le problème.
Parfois même nous avons trouvé que le trouble existait déjà avant la vaccination.
Donc pour répondre à la question, je dirais que si vous avez un gros trouble du cycle menstruel, ne vous contentez pas d’incriminer le vaccin et de rester sans rien faire, d’expérience je dirais qu’il y a de bonnes chances que la cause soit ailleurs et qu’il y ait quelque chose à faire.
S’il s’agit d’un simple épaississement du sang, c’est devenu très commun depuis l’épidémie de covid qui en est la première cause, bien avant la vaccination. C’est à prendre au sérieux (en parler au médecin) mais ça peut aussi se traiter avec des plantes en attendant que ça passe.

Quelles sont les contre-indications ?

Les contre-indications sont écrites sur la notice, connues des médecins, et donc il s’agit naturellement d’en tenir compte en évaluant la proportion bénéfice/risque. C’est donc un problème médical et de consentement du malade.
De mon coté j’ai recueilli des témoignages qui montrent qu’il ne faut pas prendre ces choses à la légères, dans un sens comme dans l’autre d’ailleurs, et en voici quelques exemples :

Une jeune femme non loin d’ici a été vaccinée sans précaution alors qu’elle ne se sentait pas en pleine forme, avec des symptômes qui faisaient penser à un début de rhume, d’angine ou de grippe. La suite a été assez catastrophique avec hospitalisation prolongée. Personne ne sait vraiment comment son organisme a fait le mélange des deux signaux immunitaires, mais tout porte à croire qu’ils n’ont pas fait bon ménage. Le covid est connu (tout comme la grippe) pour inhiber certaines capacités immunitaire afin de s’introduire dans l’organisme. Il est bien possible que la vaccination ait eu un effet dans le même sens.
On ne le répétera jamais assez, on ne vaccine pas une personnes en cours de maladie infectieuse.

Une personne de la région, en dialyse et dans un état de santé extrêmement fragile a succombé rapidement après l’injection. La question se posait : le covid étant pour elle un danger absolu (tout comme la grippe ou d’autres maladies saisonnières), devant l’arrivée de variants extrêmement contagieux il semblait raisonnable de tenter la vaccination, mais était elle capable de la supporter ?
Il semble que personne n’avait la réponse à cette question avant le drame.
Il me semble que si un tel dilemme de présentait à nouveau, il faudrait se souvenir du principe « d’abord ne pas nuire ». Quoiqu’il en soit bien malin qui pourrait dire ce qu’il ferait face à cette situation. Evaluer une contre-indication selon le bénéfice et le risque n’est pas facile.

Dans le même ordre d’idée, un des mes patients à perdu un proche, septuagénaire mais en bonne forme d’un infarctus, trois jours après la vaccination. Trois semaines après il aurait été abusif de faire un lien, mais trois jours après ça interroge. Le covid en général épaissit le sang, provoque des thromboses, c’est même là l’origine de nombreuse complications parfois mortelles. Il est possible que la vaccination ait eu un effet du même genre, naturellement plus modéré mais capable de faire aboutir un processus d’obstruction déjà en cours.
On peut se demander si quelqu’un ne supporte pas la vaccination, qu’en serait-il face à la maladie elle-même ? Et d’un autre coté combien de temps aurait pu vivre encore avant de croiser ce virus ?
Difficile à savoir.

Une de mes patientes, porteuse d’une hernie cervicale a connu une grosse récidive d’une névralgie cervico-brachiale après la vaccination. Le vaccin lui a été inoculé du coté concerné par les antécédents de névralgie « pour changer de coté, madame », et a redéclenché l’inflammation…
Vraiment pas malin, mais heureusement facile à soigner cette fois-ci.

Situation inverse, dans le sens d’un excès de précaution : une personne se connaissant un terrain allergique lui ayant causé de très gros soucis lors d’une précédente vaccination (rappel DTP) n’a donc pas reçu de vaccin anti-covid du fait de cette contre-indication.
Lorsqu’elle a attrapé le covid, elle a été extrêmement malade et finalement hospitalisée. Elle a eu très peur de mourir et il lui a fallu de longues semaines pour s’en remettre. En en discutant avec elle, il est devenu clair que personne ne pouvait dire si c’était la bonne attitude avant que ces évènements se produisent.
Avec ce que l’on sait aujourd’hui du faible potentiel allergisant des vaccins ARN, ce genre de contre-indication pourrait cependant être discutée.

Doit-on craindre des effets à très long terme ?

J’ai comme tout le monde entendu dire que ce vaccin était expérimental, que l’on manquait de recul, que personne ne pouvait affirmer qu’il n’y aurait pas une vague de cancer ou autre maladie des années après cette campagne de vaccination.
A première vue c’est logique de se poser la question, et cela doit être pris au sérieux.
Notons toutefois que les vaccins ARN existent depuis plus de 10 ans et qu’ils ont été autorisés dans le cadre vétérinaire et en cancérologie, ce qui donne un certain recul.

Pour en revenir à ce que je vois dans mon cabinet, au bout d’un an, presque un an et demi pour certains, il n’y apparemment pas d’effet à long termes faisant leur apparition, ce qui est rassurant.
Mais si je me rapporte à mon expérience passée, lorsqu’il y a eu de façon avérée des effets indésirables d’un vaccin, ça a toujours commencé tout de suite, pas à retardement.
Comme je l’ai dit plus haut, il peut s’agir d’un état inflammatoire ou d’auto-immunité qui s’enclenche et ne passe plus. Il peut s’agir d’une réaction allergique qui se prolonge (c’est le cas d’un ami qui s’est gratté pendant des années après la grosse crise d’urticaire déclenchée par un vaccin contre la grippe).
D’après ce que j’ai lu il en est de même pour le syndrome de Guillain-Barré, dont de cas rares ont été relevé avec les vaccin Astra-Zeneca et Jansen mais pas les vaccins à ARN Pfizer ou Moderna.
Également pour la myofasciites à macrophages (vu seulement une fois en cabinet il y a des années) liée à la présente d’adjuvant toxiques, ce qui n’a pas été relevé avec les vaccins à ARN.

J’ai également pu constaté qu’au point d’injection l’inflammation diminuait rapidement, persistait tout au plus quelques semaines, et je n’ai jamais senti la persistance d’une quelconque gène ou trace toxique des mois après.

Tout semble donc aller dans le sens d’une élimination rapide de la dose, et d’un rétablissement complet de l’organisme. Ce n’est pas le cas de l’infection sévère ou chronique par le covid, dont je vois des traces à long termes évidentes chez certains patients, et qui pourra certainement causer des dégâts à retardement.

Naturellement rien n’empêche de croire aux rumeurs de nanopuces activées par la 5G, mais ça ne va ni dans le sens de ce que je perçois ni dans le sens de la logique (dans ma jeunesse j’ai poussé assez loin mes études en électronique, ça me donne des éléments de connaissance)
J’ai du montrer à un ami qui me contactait depuis l’étranger en visio qu’un proche qui venait de se faire vacciner le jour même n’était pas devenu magnétique, j’avoue que sur le moment je trouvais ça un peu stupide, mais finalement c’était un vrai moment de science expérimentale !

Pour en finir sur ce sujet, les choses qui peuvent produire des dégâts à retardement sur l’organisme ce sont des virus ou bactéries (VIH, hépatite, papillomavirus, borréliose etc lorsqu’ils se sont pas soignés) et des toxiques (produits cancérogènes, neurotoxique ou perturbateurs endocriniens par exemple).
Tout porte à croire que les vaccins à ARN sont plus sûrs à ce sujet que les vaccins à virus vivant atténués ou inactivés (j’ai eu le cas récent d’un enfant ayant attrapé la rougeole à la suite de l’injection d’un ROR défectueux) , ou issus du génie génétiques et porteurs d’adjuvants toxiques.

En résumé, après avoir examiné de près des centaines de personnes vaccinées et non vaccinées, et comparé avec mon expérience antérieure, je pense que les vaccins à ARN sont sûrs sur le long terme, bien plus sûr que les technologies précédentes.

Peut-on booster son immunité, par l’alimentation ou en n’ayant pas peur de la maladie ?

J’ai eu des patients très actifs dans ces domaines, très attentifs à leur santé, à leur alimentation, et par conséquent leurs témoignages sont précieux.
Notons déjà que plusieurs d’entre-eux étaient jeunes, sportifs, en excellente santé, avec un mode vie irréprochable, et parfaitement sûrs de ne pas tomber malade, et ont vu leur existence démolie par le coronavirus, à cause de séquelles de longue durée ou l’installation d’un covid chronique.
Le covid chronique infectieux est un grave problème mais on a trouvé comment l’évacuer le plus souvent en quelques semaines par un remède la pharmacopée chinoise. C’est donc un moindre mal par rapport à l’état de covid long par séquelles parfois très handicapant et persistant.
Toutefois il est indéniable que l’état de bonne santé préalable leur a permis de récupérer un peu plus vite que des patients déjà épuisés ou en mauvaise santé.
J’ai eu des contre-exemples navrants de personnes à l’état de santé déjà fragile qui ont plongé complètement.
J’ai lu des études très intéressantes de chercheurs qui font le même constat que moi mais sur un échantillon de plusieurs milliers de personnes, et qui ont pu aller plus loin dans leurs recherches.
A la question « quels sont les facteurs qui favorisent un covid sévère ? » ils ont trouvé naturellement l’âge, les « comorbidités » (diabète, surpoids etc), très peu le mode de vie et l’alimentation, mais par contre un poids énorme de … la génétique !
Il y a des familles à covid bénin, des famille à covid grave, et des familles ou ça se répartit un peu comme la couleur ses yeux, venant du père ou de la mère.
Autrement dit si vous avez hérité du récepteur qui ouvre droit la porte d’entrée de vos cellules au virus, vous êtes à très gros risque.
Donc en résumé si vous avez déjà eu le covid et que vous l’avez bien supporté, vous faites probablement partie de la majorité des chanceux qui ne craignent pas grand-chose à moins d’être gravement fragilisé par ailleurs.
Si vous ne savez pas si c’est le cas, ne comptez pas trop sur votre excellent mental et votre excellent mode de vie pour vous mettre à l’abri, et tirez en les conséquences.

Peut-on compter sur un traitement alternatif lorsque l’on est malade ?

Ça rejoint la question précédente, mais sur le plan curatif cette fois.
Concernant des malades alités au domicile, de fait j’ai entendu des témoignages confirmant que l’ivermectine avait donné un bon coup de fouet pendant la maladie. D’ailleurs l’institut Pasteur a publié une étude qui montre que c’est un immunostimulant intéressant.
Je n’ai pas de retour sur l’hydroxychloroquine, hormis le cas d’un patient traité à long terme avec cette molécule et qui a néanmoins été bien malade.
J’aurais bien aimé croire que l’on pouvait soigner les cas graves avec ça, mais les témoignages vont plutôt dans le sens contraire, ce serait efficace surtout sur les cas modérés.
Donc là encore, si vous n’êtes pas à risque, tant mieux, sinon pas de traitement miracle.
Concernant les remèdes de la pharmacopée chinoise, les témoignages de confrères très impliqués (l’un d’entre eux a pratiqué au sein d’un unité covid en Chine) ont montré que là encore il n’y avait pas de miracle à attendre face aux formes graves.
Si vous ne savez pas trop, sachez rien de ce que j’ai vu dans mes consultations ne m’amène à penser qu’il serait facile de traiter un covid sévère et de se passer de l’hospitalisation ou de la réanimation grâce à des plantes ou des antibiotiques.

Perd-on vraiment son immunité après 6 mois ?

C’est la vraie question pour les personnes à risques qui rentrent dans la catégorie des candidats à la quatrième dose. Pour le savoir il faudra que plusieurs personnes me confirment avoir fait une récidive grave alors qu’elles n’ont pas été revaccinée, tandis qu’aucune des revaccinées n’aura été malade gravement.
Je verrais bientôt si cela rejoint ce qui commence à se passer à l’hôpital.
Ce que j’ai vu par contre c’est différentes catégories de patients. Ils m’ont dit des choses aussi variées que : « cette maladie est une horreur, plus jamais ça », « j’en souffre encore », j’ai perdu un proche » tout comme « je n’ai jamais réussi à l’attraper alors que tout le monde était malade autour de moi ».
En somme il y a ceux qui n’ont jamais réussi à tomber malades, ceux qui ont fait une seule fois le covid et puis plus jamais, ceux qui l’attrapent régulièrement, ceux qui ont fait une forme chronique, ceux qui ont fait une forme grave et qui remontent la pente lentement. Inutile de parler de ceux qui ne sont plus là pour témoigner.

Dans tous les cas il est clair qu’une bonne partie de mes patients retombe malade régulièrement, ce qui confirme que dans leur cas l’immunité n’est pas acquise pour toujours.
Les personnes à risques qui ont possiblement été protégées par l’immunité vaccinale doivent penser que leur immunité est possiblement en train de disparaître.
Je serais navré de devoir les soigner pour leurs séquelles ou leur covid long alors qu’il est simple (déplaisant mais simple) d’aller se faire réimmuniser, avec naturellement toutes les précautions dont j’ai parlé plus haut.

En conclusion.

Au moment ou nous vivons la septième vague de coronavirus avec un variant très contagieux, je fais le constat des effets d’un an de vaccination au sein de mon cabinet.
Il se résume à cela :
la vaccination a été très efficace contre les formes graves (hospitalisation et admission en soin intensifs) et chroniques (covid long), dont seuls des non vaccinés ont été victimes depuis l’automne derniers.
Avoir un mode vie sain n’a visiblement pas protégé d’une forme grave, et les traitements alternatifs ne sont pas assez efficaces en cas de formes graves.
Les formes chroniques infectieuses peuvent être réduites avec succès par un remède de la pharmacopée chinoise, mais les séquelles neurologiques, musculaires et vasculaires du covid sont très difficiles à soigner.
Concernant la tolérance à la vaccination, malgré le nombre considérables de personnes concernées je n’ai pas été témoin d’effets secondaire graves et persistants.
Je n’ai pas de raison de penser qu’il pourrait y avoir d’autres effets, à retardement.
J’ai vu très peu de réactions allergiques, et le plus souvent très modérées.
La prudence reste de mise dans les cas de contre-indication. Chaque situation devrait être discutée posément avec un médecin connaissant bien son patient.
Il semble bien que le coronavirus revient à intervalle régulier chez beaucoup de monde, donc il est exact de dire que l’immunité baisse avec le temps, ce dont les personnes à risques doivent tenir compte.


J’espère avoir répondu à la plupart des questions, et que mon témoignage vous aidera à vous faire une idée plus juste et plus précise de la conduite à tenir dans l’intérêt de votre santé.

Le covid long, ce serait « dans la tête » ?

On vous dit ou est la grossière erreur qui s’est glissée dans l’étude qui abouti à cette conclusion totalement à l’encontre de qui est observé au quotidien.

Photo de Ksenia Chernaya sur Pexels.com

Il s’agit au départ d’une enquête menée auprès de 27 000 adultes suivis pendant des mois par les autorités françaises de santé publique pour évaluer de multiples effets du Covid, et publiée au mois de novembre 2021.

On pouvait lire sur le site de France Info « L’étude suggère que, pour un patient, le fait de penser avoir contracté le Covid-19 est plus fortement associé à des symptômes prolongés plusieurs mois après avoir été exposé à la maladie, que le fait d’avoir eu un résultat positif à un test sérologique.

Autrement dit la majorité des malades interrogés associeraient à tort leurs symptômes actuels au fait d’avoir eu le covid. Seule une minorité aurait réellement un covid long, les autres lui attribueraient leur malaise, voir le renforcerait, par la croyance d’avoir été atteint du covid.

L’annonce des résultats de cette étude a eu l’effet d’une bombe sur ceux qui luttent chaque jour contre cette affection de longue durée et leurs soignants, au moment même ou le parlement s’apprête a voter une loi en facilitant la prise en charge.
L’association française de patients atteints de Covid long (AprèsJ20) a immédiatement réagit dans un tweet dénonçant des conclusions « stigmatisantes, dangereuses et nuisibles pour les Covid(s) long(s), d’autant qu’elles sont contestées et non reconnues par l’ensemble de la communauté scientifique et associative internationale ».

Jérôme Larché, médecin interniste, réanimateur et infectiologue a réagit sur France Info en dénonçant une « psychologisation dommageable au patient et à la dynamique que certains soignants tentent de mettre en place pour une meilleure prise en charge » du Covid long. « Les symptômes ont été confondus avec les croyances. Le terme « croyance » a été cité 44 fois dans l’étude, et quand on mentionne avec une telle récurrence ce terme dans un article, c’est qu’il existe un biais de confirmation, ce qui est assez dérangeant dans une étude médicale et scientifique. »

Cédric Lemogne, le psychiatre coordinateur de l’étude s’est immédiatement défendu en arguant que « nos résultats ne disent en aucun cas que les troubles rapportés par les patients sont imaginaires ou psychosomatiques. L’étude avait pour ambition de prévenir les soignants : ils reçoivent des patients qui pensent avoir eu le Covid mais qui ont en fait connu un autre épisode viral. Ces symptômes peuvent être liés à une autre maladie, et il faut être prudent avant de l’attribuer à un Covid long, car ce sont des symptômes très généraux ».

Il faisait remarquer que la perte de l’odorat était le seul symptôme durable qui serait associé à une infection réelle, prouvée par un test sérologique positif.

Au cours d’un débat sur France Culture le lundi 21 novembre ou il lui était reproché de s’appuyer sur des tests sérologique pour tirer ses conclusions, Cédric Lemogne a admit que « la sérologie est un moyen très imparfait de détecter si les personnes ont eu le virus, mais la probabilité d’avoir été en réalité exposé est de seulement de 0,5 % en cas de sérologie négative, et 60 % dans le cas d’une sérologie positive. Défendant une méthodologie qu’il juge irréprochable, il a montré que les données relevées aboutissent par un simple calcul à ce que les malades attribuant leurs symptômes au covid long étaient très peu nombreux à avoir été réellement infectés.

Et c’est là qu’est l’erreur ! D’où vient ce chiffre de 0,5 % ?

La professeur Dominique Salmon-Ceron qui lui faisait face avance au contraire qu’au moins 25 % des patients en covid long sont dans cette situation parce qu’ils ont produit peu ou pas d’anticorps ou que ceux-ci ont disparus rapidement, et donc ont une sérologie négative. Pour le dire autrement, le fait d’avoir une sérologie négative n’exclue en rien le fait d’être en covid long (de même que le fait de n’avoir jamais eu de test PCR ou antigénique positif). C’en serait même une cause possible, les malades se rétablissant correctement d’un covid aiguë ayant en effet plus d’une fois sur deux de nombreux anticorps.

Il est également faux de dire que les symptômes des patients sont « très généraux » ou peuvent être facilement attribués à une autre maladie virale. Mis ensemble ils forment le plus souvent un syndrome tout à fait original, jamais vu auparavant, et tout à fait typique.
Par exemple une personne qui dit souffrir depuis des mois de palpitations, respiration difficile, troubles digestifs, douleurs musculaires, bourdonnements d’oreille , insomnie, dépression, et d’une fatigue tenace disparaissant certains jours comme par miracle, fait très certainement un covid long, ce qui est généralement confirmé par le fait que les examens, cardiaques, pulmonaires et de biologie sanguine ne montrent par ailleurs rien d’anormal.

De ma propre expérience je conclue que le covid long est avant tout repérable par un ensemble de signes cliniques évocateurs qu’il faut savoir identifier. Les examens biologiques sont a eux seuls totalement insuffisants.

Dès le début nous savions que les tests PCR donnaient parfois des faux négatifs. Il en était de même pour les sérologies. Et les patients que je recevais avec ce genre de tableau clinique étrange étaient si nombreux que je me posais de nombreuses questions, jusqu’à ce que la notion de covid long soit mise à jour à l’automne 2020.
Au printemps 2021 une étude britannique annonçait déjà des dizaines de milliers de victimes de cette affection, 8 % d’entre eux au moins présentant une sérologie négative.
Cela était malheureusement bien en dessous de la réalité que l’on observe aujourd’hui.(potentiellement 700 000 personnes concernées en France)

Exemple : une de mes patiente a été malade, a eu une PCR positive puis est devenue négative, et maintenant sa sérologie est négative. Pourtant les symptômes typique du covid persistent, elle est donc en covid long malgré une sérologie négative.

Deuxième chose : certains symptômes sont liés à la persistance de l’infection à bas bruit, et d’autres sont des séquelles après guérison. Il faut savoir les différencier.

En médecine chinoise nous soignons le covid long avec le Reishi (ganoderma lucidum).
Les résultats sont excellents sur l’état infectieux, qui peut disparaître totalement en quelques semaines (arrêt des douleurs, de l’arythmie, de la respiration difficile, de l’insomnie, de l’épuisement, de la diarrhée …) mais ce que l’on observe également c’est qu’il n’y a naturellement aucun effet sur les séquelles telles que l’anosmie, les atteintes musculaires, neurologiques etc.
Ainsi il est facile de constater après coup ce qui relevait de l’infection chronique, ou au contraire de séquelles, voir même d’une autre pathologie à traiter séparément.

Cette étude pour le moins controversée à tout de même le mérite de mettre en relief la mauvaise connaissance de la dynamique de l’infection à coronavirus qui peut devenir durable chez plus de 15 % des personnes infectées, bien souvent de façon très discrète au début, et ceci même chez les enfants.

Faire connaître la possibilité de traitement par le Reishi (ou par d’autres champignons immunostimulants) serait également très bénéfique pour les milliers de personnes concernées.

Covid long et Reishi : la poignante demande des patients.

« Mais pourquoi ne m’a-t-on pas dit que je pouvais soigner mon covid long avec le Reishi ? Qui va faire savoir aux malades que c’est la chose à essayer ? »

Les personnes qui ont utilisé le Reishi avec succès ne se contentent pas du plaisir de se sentir mieux, elle souhaitent partager cette expérience avec générosité. Mais comment faire sortir cette information du bruit de fond médiatique ?

Elles ont accepté de répondre de façon détaillée à mes questions pour que j’écrive mes articles, mais aujourd’hui elles me disent qu’il faut aller plus loin, afin que plus aucune victime de covid long ne soit renvoyées chez elle sans avoir été informée de cette possibilité.
Je vous livre ici un témoignage tout à fait éloquent datant de septembre 2021. Il s’agit d’une personne âgée de 49 ans, sans antécédents notables pour expliquer son covid long hormis qu’elle fait partie de la tranche d’âge à risque.

« je vous remercie, grâce à vos conseils je vois enfin le bout du tunnel ».

« Lundi 13 septembre, après que je vous ai parlé de mon covid long, vous m’avez conseillé de prendre du Reishi. Je m’en suis procuré le jour même dans un magasin bio, et j’en ai pris une première gélule le soir même, et ensuite une le matin, une le soir. Les jours suivants je me suis sentie fiévreuse, avec des courbatures supplémentaires mais le mercredi il y a eu comme un changement, difficile à décrire. Le jeudi je me suis sentie mieux, moins fatiguée, sans la nausée. Le vendredi le mal de tête a cédé. Le week-end je me suis sentie capable de prendre la voiture et de rouler plusieurs heures. Ça ne m’était plus arrivé depuis le mois de juillet. Depuis je vais de mieux en mieux, je revis »

« Je suis tombée malade le 30 juillet. Au lieu de faire un covid d’une semaine comme je l’ai vu chez certains amis, j’ai été malade avec des symptômes qui s’accumulaient avec le temps : d’abord fièvre, courbatures, toux, puis ensuite problèmes digestifs, nausées, maux de tête, insomnie, douleurs articulaires, épuisement, vertiges, et j’en oublie. J’ai été mal tout le mois d’août, je suis retourné voir ma généraliste qui m’a dit de patienter avec du Doliprane, mais rien n’a changé et j’ai commencé à déprimer sérieusement.
Je suis encore retournée la voir fin août pour faire un bilan plus complet. J’ai croisé dans les couloir un autre médecin que je connaissais et qui m’a demandé comment j’allais. Je lui ai décrit ma situation et il m’a dit que c’était sûrement un covid long. Ma généraliste m’a commenté mon bilan biologique en me disant que sur le papier tout était normal, hormis la vitamine D un peu basse et le fer un peu trop haut. Elle m’a donné des suppléments en vitamine D et m’a conseillé encore une fois du Doliprane contre les maux de tête, bien que je lui ai dit que ça n’avait aucun effet.

Comme j’avais entendu dire que ça pouvait être important j’ai également pris du zinc, des oligo-élements Cuivre Or Argent, de la vitamine C. J’y ai vraiment cru mais ça n’a strictement rien changé.

Et je me suis encore entendu dire qu’il fallait que je sois patiente, que ce genre de chose durait des mois. J’ai compris que si nécessaire on me proposerait de la kiné et de la psychothérapie. »

« Je m’estime chanceuse d’avoir croisé ce médecin qui m’a permis de comprendre que j’avais un covid long, mais je ne comprend pas qu’on m’ait juste dit qu’il n’y avait rien à faire à part me reposer, prendre du Doliprane et peut-être faire de la kiné respiratoire et voir un psychologue. Comment se fait-il que personne avant vous ne m’ait dit d’essayer de prendre du Reishi ? Pourquoi les médecins ne connaissent pas ça ? Vous vous rendez-compte ? J’étais en train de devenir dingue avec ces nausées, ce mal de tête, cette fatigue insupportable, et sans savoir ce que j’allais devenir. Et les autres malades comme moi, comment vont-ils savoir que ça existe et que ça peut marcher ? Qui va leur dire ? Pouvez-vous en parler à des médecins ? »

Une demande qui m’a vraiment fait ressentir le poids de la responsabilité.

Je partage totalement ce sentiment de devoir faire connaître cette possibilité de soin et c’est pourquoi j’écris ces articles. Pour rappel c’est en janvier 2021 que j’ai découvert un peu par hasard que les vertus immunostimulantes du Reishi, utiles dans le cas de certaines maladies chroniques, s’étendaient au cas du covid long.

J’en ai conseillé à plusieurs personnes, ce qui m’a fourni quelques cas bien documentés. Depuis j’ai publié sur mon blog quatre articles, et un article spécifique dans la revue de la Fédération Nationale de Médecine Traditionnelle Chinoise dans un but d’information. Ce nouveau témoignage arrive pour dire qu’il est temps de faire savoir à tous que le Reishi doit être essayé.

J’ai commencé à en parler à des médecins de mon entourage. Après tout ils sont parfaitement habilités à conseiller des compléments alimentaires, et sont les plus à même à en contrôler les effets. Ils m’ont confirmé que faire remonter ce genre d’information n’avait rien de facile, mais que je pouvais compter sur leur soutien.

A quand un interne rédigeant sa thèse de fin d’étude sur ce sujet ? Ce serait formidable. Et si cela ça pouvait tomber dans l’oreille des chercheurs ?

Vous qui lisez ceci, peut-être pourrez vous relayer cet appel des personnes qui en ont fait l’expérience :
« Les médecins doivent le savoir, le Reishi ça marche, c’est à essayer en cas de covid long ».

Fatigué ? Feriez-vous un covid long ?

Sous-diagnostic et déni de l’infection chronique à coronavirus

Affiche covid long de l’Association AprèsJ20

On peut être atteint du covid long sans le savoir.
On peut aussi penser être guéri du covid sans l’être vraiment.
Il existe toutes sortes de mauvaises raisons pour justifier cet état de fatigue et passer à coté du diagnostic , pourtant essentiel pour entrevoir la guérison.

Que vous ayez eu le covid ou non, si vous vous sentez fatigué(e), oppressé(e), déprimé(e), vous devriez lire ces lignes. Si vous avez l’impression que ça vous parle, prenez contact avec votre médecin qui pourra vous prendre en charge. Il se pourrait bien qu’il vous confirme l’état de covid long.

C’est une véritable épidémie d’état de fatigue chronique qui est apparue depuis un an.
Exactement en même temps que la pandémie du coronavirus.
Il a fallu plusieurs mois pour que la communauté médicale fasse le lien entre les deux.
Le recueil de nombreux témoignages et la mise en route des programmes de recherche a abouti en septembre 2020 à la définition du syndrome d’infection chronique à coronavirus appelé covid long : un ensemble de symptômes, bien plus complexe que de la simple fatigue, qui pris séparément peuvent trouver toutes sortes d’explication, mais qui présents simultanément forment une entité clinique cohérente.

Le problème est qu’il y a toutes sortes de mauvaises raisons amenant à nier être victime du covid long.
Chaque semaine je reçois en consultation au moins une personnes qui pense que son état de fatigue ou de déprime est psychosomatique alors même qu’il s’agit clairement des symptômes persistants de l’infection par le coronavirus.

Passons donc en revue chacun de ces symptômes, et à chaque fois les mauvaises excuses qui lui sont associées.
Fatigue :
« j’en fais trop », « je n’ai pas pris de vacances cette année », « c’est normal je vieillis », « je ne fais plus assez de sport », « je dors mal » . Pourtant il faut être alerté, surtout si cette fatigue fait place de temps en temps à un regain de forme inattendu. Une situation de forme fluctuante ne pouvant être reliée à aucune cause identifiable, qui ne disparaît pas avec le repos doit toujours être prise au sérieux.
Troubles du rythme cardiaque :
« je suis trop nerveux », « le confinement me bouleverse », « je me suis coincé une vertèbre dans le dos », « ça finira par passer ». Dans tous les cas il faut voir un médecin. C’est peut-être grave. Mais dans le cas du covid long les examens médicaux (électrocardiogramme, échographie , test d’effort) ne montrent rien, hormis un banal mais bien pénible trouble du rythme.
Oppression thoracique, respiration difficile :
« je me suis démis une vertèbre », « je ne fais plus assez de sport » « la situation sanitaire m’angoisse » « le port du masque m’étouffe » « tous ces gens qui ont peur ça m’oppresse », « je dois être allergique à quelque chose ». Il faut consulter . Parfois un scanner thoracique permet de voir des lésions typiques du passage du coronavirus. Et parfois on ne voit rien sur le plan pulmonaire, le plus souvent la saturation en oxygène est bonne.
Douleurs, courbatures :
« Je ne fais pas assez d’étirements », « je suis tendu », « j’ai fait un faut mouvement », « il faut que je me remettre au sport », « je fais trop d’écarts alimentaires ». La lutte silencieuse et invisible contre le virus crée une inflammation chronique qui donne cette sensation d’être dans un corps intoxiqué et crispé.
Insomnie :
 » la situation sanitaire me trouble plus que je ne veux bien le reconnaître », « le monde va mal et ça me perturbe » , »j’ai changé mes habitudes de vie », « j’ai du soucis ». L’insomnie est souvent présente dans le covid long, en particulier en milieu et fin de nuit du fait de la congestion des organes dans la cage thoracique, des courbatures, des anomalies du rythme cardiaque.
Déprime :
« la situation sanitaire me déprime », « coté boulot rien ne va plus avec la crise sanitaire », « je vieillis, je suis au bout de ma vie , place aux jeunes ». Évidement il faut rester vigilant à ne pas passer à coté d’un vrai syndrome dépressif, mais un état de lassitude, de perte d’intérêt, de baisse de l’élan vital est un signe très caractéristique du covid long, et qui dans ce cas là n’est pas psychosomatique mais au contraire somatopsychique (c’est l’état du corps qui perturbe l’esprit).
Troubles digestifs, selles irrégulières :
 » depuis le confinement je mange moins bien », « j’ai modifié mes habitudes alimentaires » .
Accouphènes :
« j’en ai déjà eu , ça passera »
Sensations fébriles:
« je suis devenu frileux(se) », « 37°3 ce n’est pas de la fièvre »
Troubles cutanés :
« je dois être devenu allergique à quelque chose ». « c’est sûrement psychosomatique »
Maux de tête, vertiges, troubles de la concentration:
« les soucis, la crise sanitaire me prennent la tête », « j’ai besoin de vacances », « je fais un burn-out »

Bien souvent les personnes qui consultent chez moi ont déjà eu un parcours médical au-delà d’une visite chez un généraliste incluant au moins une visite chez un cardiologue et un pneumologue, mais aussi chez un dermatologue, un gastro-entérologue, un psychiatre … Sans résultat.
L’argument massue pour nier le covid long est alors le suivant : « tous mes examens médicaux sont bons, et surtout je n’ai jamais eu de test covid positif, ou alors il y a longtemps et ma sérologie est négative« .
D’un certains coté c’est une excellente nouvelle, il vaut mieux cela que de découvrir une pathologie lourde. Mais des examens biologiques rassurant ne doivent pas faire ignorer les signes cliniques pour autant.
Avoir une sérologie négative est très courant dans le covid long, et fait précisément partie du problème, car sans anticorps spécifiques du coronavirus le corps lutte difficilement et une forme chronique est probable.
De plus l’infection chronique ne perturbe généralement pas assez la formule sanguine pour être détectée dans une prise de sang.

Ainsi donc pris séparément, ces signes et symptômes peuvent trouver des raisons, toutes plus mauvaises les unes que les autres, en particulier d’obscures raisons psychosomatiques.
Mais mis bout à bout, cela forme un tableau clinique très évocateur du covid long.

J’espère que la diffusion de cette information contribuera au dépistage de cette maladie sournoise et encore mal diagnostiquée.
Pour en savoir plus des association, dont l’association Covid Long France « après J20 » lancent un cri d’alarme et apportent information aux soignants et soutien aux malades.
Au Royaume-Uni une étude montre que plus d’un million de personnes en sont affectées, des mois après avoir été touchées par la maladie de façon silencieuse ou symptomatique.
En France la situation est certainement très semblable. Certaines personnes vivent un véritable enfer depuis un an et savent que c’est la suite du covid. Mais d’autres ignorent pourquoi elles se sentent fatiguées, courbatues, oppressées, déprimée.
Avant de tout mettre systématiquement sur le compte de l’ambiance pénible de crise sanitaire ou sur des écarts dans notre mode de vie, pensons à l’éventualité du covid long.
Savoir de quoi l’on souffre c’est déjà aller mieux, et c’est pouvoir commencer à se soigner.

Ma vie avant l’heure d’été

Photo de Pixabay sur Pexels.com

Encore raté !
En raison de la crise sanitaire, l’Europe a reporté d’au moins un an l’abrogation du changement d’heure.
Alors en attendant, j’ai eu envie de vous parler « d’un temps que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître ».
La vie que nous aurions du retrouver ce printemps 2021.
La vie avant l’heure d’été…

Nous allons donc devoir subir une nouvelle fois les conséquences du passage à l’heure d’été.
En voici un petit aperçu :
Les enfants qui ne trouvent plus le sommeil le soir, et n’arrivent plus à se lever le matin.
Les professeurs qui donnent leur première heure de cours devant des zombies.
Les parents énervés par tout ce gâchis.
Les personnes âgées en institution qui n’ont faim que lorsque que l’on leur retire leur plateau repas.
Les patient des hôpitaux qu’on réveille au moment ou ils trouvaient un peu de repos sur le matin.
Les travailleurs de nuit épuisés d’avoir perdus leur repères de sommeil.
Les agriculteurs devant changer l’heure des humains en restant à l’heure des animaux.
Les techniciens bataillant contre les bugs de changement d’heure.
Les embouteillages une heure plus tôt, avec le soleil encore haut dans le ciel ce qui accroît l’usage de la climatisation des véhicules et la production de pollution azotée.
La recrudescence des accidents de piétons du fait de la mauvaise visibilité le matin (phénomène pire encore le soir au changement d’heure d’automne)
Et plus simplement le sommeil cassé de tout les actifs qui avaient enfin trouvé leur rythme.

Et tout ça pour rien.
Le tourisme n’en n’a rien à faire. Ses horaires sont déjà ceux des clients. On décale les horloges d’une heure, alors on ouvre une heure plus tard.
L’agriculture et le bâtiment ne suivent pas les horaires de bureau, mais des horaires saisonniers.
Les retraités et les vacanciers choisissent leurs horaires pour leurs activités, ils ne sont pas concerné non plus.
Le seul intérêt de l’heure d’été, c’est le mot été.
Qui fait rêver. ..
Au point que lors d’une consultation sur internet, à la question « aimeriez vous rester en heure d’hiver ou en heure d’été ? », une majorité a répondu contre toute logique « heure d’été ».
Mais la question n’était pas « aimeriez vous rester en hiver ou en été toute l’année » !
Le questionnaire, très mal fait, n’informait en rien de ce que je suis en train de vous dire. Pourtant il suffit de se projeter dans un hiver ou vous vous lèveriez en plein cœur de la nuit, le soleil ne se lèverait que dans la matinée pour être de toute manière couché le soir au retour du travail pour comprendre que l’heure d’été en plein hiver ne serait pas seulement un non sens, ce serait un enfer…

Le changement d’heure, je le subis depuis 1976.
1976, c’est l’année ou le président Valéry Giscard-d’ Estaing veut montrer qu’il ne reste pas inactif face au second choc pétrolier. Curieusement il ne cherche pas à faire baisser la consommation de carburant dans les transports ou le chauffage des habitations, mais à faire des économies, littéralement de bout de chandelle, sur l’éclairage pourtant alimenté par la toute nouvelle énergie nucléaire. Je l’entends encore prononcer, avec son élocution tellement particulière et sa voix à la fois rocailleuse et haut perchée , « nous allons à la chasse au gaspi« .
On dirait dans le langage d’aujourd’hui que ce président qui à inventé la télé-réalité (accompagné d’une équipe de tournage, il arrivait soit disant à l’improviste dans une famille soi-disant tirée au hasard pour partager le souper « en toute simplicité ») a voulu faire « un coup de com ».

Je m’en souviens bien.
Ce fut très difficile d’entendre sonner le réveil en plein milieu d’un cycle de sommeil et de devoir se lever dans l’obscurité comme en janvier. Et le soir, ne pas arriver à s’endormir alors qu’il y avait une grosse journée de collège prévue le lendemain.
Mes parents ont râlé, puis ont fait contre mauvaise fortune bon cœur, puisque c’était pour économiser l’énergie et que la facture de fioul avait déjà triplé. On s’est habitué.
Quelle joie à l’automne de « récupérer une heure » et de revenir à quelque chose de plus normal, même si ça faisait bizarre de voir la nuit tomber plus tôt et qu’il fallait de nouveau s’habituer. Mais ça, vous connaissez très bien, c’est l’alternance des changements d’heure, inutile de retourner le couteau dans la plaie.

1997 : la preuve étant faite que ces économies sur le report de l’éclairage du soir sur le matin sont dérisoires en regard des effets catastrophiques sur la santé d’une bonne partie de la population, le Sénat propose l’abrogation pure et simple de cette mesure stupide, ce que refuse mollement l’Assemblée dans un aveuglement coupable. Car d’autres pays suivent progressivement la France dans le changement d’heure afin de résoudre les problèmes de concordances d’horaires aux frontières de ce qui devient l’espace Schengen. (Pendant ce temps de très nombreux pays hors Europe ont abrogés le changement d’heure ou sont en passe de le faire).
Et il faut une trentaine d’année de travail des associations de tous les pays pour obtenir, de l’Europe cette fois, qu’on rouvre le débat, et que l’on conclut à la nécessité de revenir à l’heure normale.

Le temps qu’il fait et le temps qui passe.
J’en viens au cœur de mon propos, qui est plus orienté vers la santé et l’énergétique.
Avant l’heure d’été, tout se passait jusqu’au mois de mars comme aujourd’hui. Le soleil se levait chaque jour un peu plus tôt, la lumière du matin filtrant à travers les volets rendait le réveil plus facile. En avril une sorte de joie printanière montait en moi sur le chemin de l’école, au milieu des champs d’oiseaux et des parfums d’arbres en fleurs. En mai, j’y allais dans le soleil. En juin, il m’arrivait de me lever plus tôt pour jouer dans ma chambre doucement illuminée par le soleil levant, ou même rejoindre mon père qui passait tôt au jardin pour arroser ou découvrir les cultures avant de se rendre au travail.
Les soirées plus longues nous permettaient de jouer dehors après l’école. Alors que s’approchaient les grandes vacances, ce temps se prolongeait jusqu’à ce que le soleil passe derrière la montagne exactement à l’heure ou ma mère nous appelait pour le repas. Mon père une fois encore travaillait son jardin dans la douceur du couchant.

Le soir, j’allais facilement au lit. Parfois mes grands frères restaient devant un épisode de la célèbre série « Les envahisseurs », et je tendais l’oreille pour capter son angoissant générique avant de sombrer dans le sommeil. Mais à cette époque les programmes de soirée des deux seules chaînes de télévision commençaient tôt. A vingt heure c’était l’émission des plus petits, de Nounours et du Marchand de sable, « Bonne nuit les petits ».
Je garde de ces années d’enfance le souvenir d’une profonde connexion aux rythmes de la nature, par la sensation, jour après jour, de faire corps avec l’évolution de la longueur de la journée et de la hauteur du soleil.

Tout en douceur.
Pendant les vacances d’été le temps semblait s’arrêter. A la mi-août cependant tout le monde faisait la remarque que « ce n’était plus l’été ». Le soir venait plus vite, nous ne pouvions plus nous attarder autant, ce qui annonçait avec douceur la prochaine rentrée des classes, le retour vers l’intérieur et le sérieux des études. En septembre il faisait encore bon se rendre à l’école dans une belle lumière. Les mois suivants elle devenait de plus en plus magique. Les couleurs de l’automne magnifiées par des reflets dorés restent gravées dans ma mémoire. Le soir tombant plus vite, il m’était plus facile de lâcher les copains sur le chemin du retour et de rentrer à la maison. A la Toussaint l’hiver pointait son nez, parfois avec les premiers flocons. C’était une joie de sentir les jours plus courts nous accompagner vers la chaleur et la douceur des maisons. Le jardin s’endormait, nous n’y allions plus.
L’année se passait ainsi, comme une grande vague sensorielle, un flux et un reflux lent et harmonieux de lumière, de parfums, de sons en synergie avec une énergies physique accordée à la saison.

Je n’ai aucun scrupule à l’affirmer : c’était mieux avant l’heure d’été.

Et si vous doutez encore, il ne vous reste qu’à attendre que nous soyons revenus à ce que j’appelle sans complexe l’heure « normale » toute l’année.
Vous verrez si j’ai raison !
En attendant, vous pouvez toujours vous préparer à vivre ces beaux matins et les couchers plus faciles en vous inspirant de la pratique du « Miracle Morning » venue des Etats-Unis : se coucher tôt et se lever tôt pour bénéficier le matin d’un temps rien qu’à soi pour faire du sport , méditer ou s’amuser avant d’aller au travail. Ce sera naturellement bien plus aisé à mettre en place lorsque l’on ne changera plus d’heure.

Reste une précision à apporter.
J’ai déjà dit que je trouve indéfendable de prétendre conserver l’heure d’été au cœur de l’hiver.
Mais je sais également que certains militent pour revenir purement et simplement à l’heure solaire. Et je peux comprendre que certaines, mal informées, soutiennent cette opinion.
Pour information, juste après guerre, il existait un changement d’heure hérité de l’occupation allemande, mais l’heure d’été était notre heure d’hiver « GMT +1 » et l’heure d’hiver était l’heure solaire « GMT », voulue pour éviter aux travailleurs de se lever inutilement tôt.
Mais très rapidement le bon sens avait imposé de rester toute l’année à la même heure.
Car au même moment une idée très simple (également hérité du temps ou le 3eme Reich avait unifié l’heure sur les territoires occupés) s’était imposée dans cette Europe à reconstruire : tous les pays auraient avantage à se caler sur le même fuseau horaire « GMT+1 » (celui de l’Italie, de la Suisse, de l’Allemagne …) afin d’éviter les soucis dans les transports et les communications.
C’est ainsi que la France a acceptée de se décaler d’une heure par rapport au soleil.
La journée typique de 6h00 à 18h00 s’est réorganisée sur 7h00 – 19h00 (c’était d’ailleurs les horaires auxquels mon père partait et revenait du travail dans ma jeunesse).
Vous en aurez la preuve si vous avez un clocher près de chez vous : l’angélus qui scande le début et la fin de journée retentit à 7 heures et à 19 heures (hormis en Alsace, située plus à l’est).
De fait tous nos horaires depuis l’après-guerre tiennent compte de ce décalage et respectent (à la notable exception de l’angélus de midi qui est resté à … midi) l’accord entre nos activités et le rythme du soleil. Revenir à l’heure solaire serait à la fois se priver de la possibilité d’une heure européenne unique et se confronter à des horaires incohérents, cette fois dans l’autre sens que celui de cette heure d’été dont nous voulons nous débarrasser.

Je vous souhaite donc bon courage pour ce nouveau changement d’heure.
Tout devrait revenir à la normale à l’automne, lors d’un ultime changement, si l’Europe fait son travail.
Ce n’est pas son seul chantier en cours, mais ce serait une belle avancée vers ce « monde d’après » plus cohérent, plus juste, plus respectueux de la nature et des hommes que nous sommes aujourd’hui si nombreux, en plein crise sanitaire, à appeler de nos vœux.