Ehlers Danlos, un syndrome tragiquement méconnu

Tout comme par le passé la fibromyalgie ou l’endométriose, cette pathologie du tissu conjonctif est encore largement ignorée, ce qui entraîne souffrances inutiles et errance médicale. Comment reconnaître et accompagner ce syndrome aux formes multiples ?

Sous le terme de Syndrome d’Ehlers Danlos sont regroupées les pathologies systémiques héréditaires du tissu conjonctif.

C’est un parcours de soin avec une de mes patientes qui m’a fait sortir de l’ignorance vis à vis de cette maladie. Lorsqu’elle m’a révélé le nom finalement posé sur sa pathologie, j’ai pu comprendre pourquoi je ne parvenais pas à la soigner durablement. Et surtout elle m’a donné l’occasion de mettre sur la bonne piste d’autres personnes qui souffraient plus ou moins des mêmes maux.

Le syndrome
La définition officielle est « pathologies systémiques héréditaire du tissu conjonctif ».
Il y a plus d’un siècle, lorsque les docteurs Ehlers et Danlos ont décrit ce syndrome il ne s’agissait que d’une seule maladie. Celle-ci était caractérisée par une hyperlaxité articulaire, une peau hyper-étirable, associés à de la fatigue chronique, des douleurs, des troubles digestifs etc.
Aujourd’hui on continue de parler « du syndrome » au singulier alors qu’il existe 13 formes différentes de SED auxquelles s’ajoutent 4 formes de HDS (acronyme anglais de « spectre des troubles de l’hypermobilité »)
Les terme génériques de SED et de HSD désignent l’ensemble des tableaux cliniques découlant de diverses altérations de la qualité du collagène.

Les symptômes d’un SED sont multiformes mais le plus souvent le sujet cumule au moins la moitié de ces désordres :
Fatigue, troubles du sommeil, douleurs multiples rebelles.
Troubles proprioceptifs, désordres neurovégétatifs , fragilité cutanée.
Manifestations hémorragiques – respiratoires – digestives importantes – bucco-dentaires – obstétricales – dyspareunie.
Dystonie, troubles cognitifs…

Le collagène
Le collagène est cette sorte de « colle  » qui est présente dans le tissu conjonctif et qui donne résistance et élasticité à tous nos organes.
Le terme collagène renvoie en réalité à quatre sous-types de protéines aux propriétés complémentaires qui jouent toutes un rôle de liant essentiel de nos cellules.
Dès lors qu’au moins une sorte de collagène est de mauvaise qualité ou absent, potentiellement toutes nos fonctions peuvent être altérées. C’est pourquoi l’on voit apparaître un syndrome (ensemble de signes et symptômes) et que l’on parle de maladie systémique (c’est un « système », le tissu conjonctif , qui est atteint)

Commençons par le plus visible : la peau.
Le terme de collagène revient sans cesse dans la publicité pour les cosmétiques faisant l’apologie de soin anti-âge censés préserver, voir restaurer, l’état du derme et de l’épiderme qui avec l’âge se ride et se fragilise.
En effet le collagène est responsable de la résistance et de l’élasticité de la peau. Son altération conduit soit à une peau très étirable (SED classique), ou au contraire sans élasticité (SED hypermobile), ou encore à une peau fine qui se déchire facilement (SED vasculaire), et souvent à une cicatrisation difficile …

Certaines formes de SED sont visible à travers les traits tombants du visage de la personne, désigné par le terme de « visage de Madone ». Les oreilles peuvent avoir une forme inhabituelle, par exemple sans lobe. La peau peut être veloutée, d’un blanc laiteux, ou au contraire si fine qu’elle laisse apparaître le système veineux.
Dans certains cas les mains et le visage sont ridées précocement comme celle d’une personne âgée.

Les tendons
Du fait d’une altération du collagène, les tendons peuvent être trop souples. Lorsque la personne peut faire toucher son pouce sur son avant bras, passer ses jambes derrière sa tête on parle d’hyper-laxité. (SED classique)
On parle d’hyper-mobilité lorsque les articulations se déboîtent, se luxent facilement, perdent leur alignement, tout cela occasionnant des douleurs et des handicaps. (SED hypermobile, HSD)
A l’opposé des rétractions tendineuses peuvent se produire avec le temps. Parfois les personnes étaient extrêmement souples dans leur enfance, capables de faire le grand écart facial. Puis à l’âge adulte elles ne parviennent même plus à toucher leurs orteils en se penchant en avant (SED hypermobile, SED classique, SED vasculaire)

Les nerfs
Du coté du système nerveux, les récepteurs tactiles et à la douleur mal gainés par le collagène peuvent devenir hyper réactifs, avec une véritable hypersensibilité au contact.
Il en découle une sensation d’être « mal dans sa peau » assez indéfinissable, empêchant de trouver une position pour dormir et altérant la qualité de vie en journée.

Les muscles
Les récepteurs qui nous informent en permanence de l’état de tension ou de détente de nos muscles sont situés dans les tendons. Leur perturbation provoque des crampes, des spasmes , et une impossibilité à trouver un sommeil réparateur.
Cette perte de qualité somesthésique, c’est à dire du ressenti corporel, induisent souvent une certaine maladresse avec chocs et casse d’objets.

Le tube digestif
Toutes les muqueuses peuvent dysfonctionner du fait d’une perte de collagène, mais la muqueuse intestinale est celle qui pose le plus de problèmes : colon trop long, transit ralenti, douleurs abdominales inexpliquées, intestin grêle hyper sensible, intolérances alimentaires multiples et changeantes (aucun aliment ne peut être utiliser longtemps sans qu’une intolérance ne survienne), perméabilité intestinale, malabsorption provoquant des carences en minéraux essentiels, en vitamines…

Les vaisseaux sanguins
Toute comme la peau, les vaisseaux tirent leur élasticité et leur résistance de la qualité du collagène.
Il peut y avoir des troubles de la tension artérielle. La fragilité des vaisseaux favorisant des ecchymoses et des hématomes au moindre choc est fréquente.
Lorsque les vaisseaux profonds sont atteints on parle de SED vasculaire. Parmi toutes les formes de SED, le SED vasculaire est le seul à présenter un danger vital et et donc à nécessiter un suivi très sérieux et un traitement médical préventif.

Les poumons
L’élasticité des poumons et des bronches, lorsqu’elle est compromise, crée des risques de maladies pulmonaires chroniques : bronchopneumopathie chronique obstructive (BCPO), emphysème chez des personnes pourtant jeunes et sans autres facteurs de risque…

Les organes internes
Il serait très long de décrire tous les désagréments possibles dans le cœur, le foie, les reins etc du fait de certaines altérations du collagène.

Ce qui est certain, c’est qu’un mauvais fonctionnement de ces organes provoque généralement une fatigue chronique.
Chez les sujets jeunes, il peut juste s’agir d’une fatigabilité, c’est à dire une difficulté à prolonger un effort avec un temps de récupération anormalement long.
Des facteurs psychosomatiques, voir un état dépressif sont souvent invoqués alors qu’il s’agit bel et bien de troubles organiques.

Le syndrome d’activation des mastocytes (SAMA)

Un terrain allergique généralisé difficile à soigner doit interroger, il peut parfois s’agir d’un SAMA, très souvent associé au SED hypermobile.

Les os
Même nos os doivent une part de leur résistance à la présence de collagène.
Il peux y avoir des douleurs diffuses. En outre les personne victimes de SED sont fréquemment de taille inférieure aux autres membres de la famille (rapport envergure/taille supérieur à 1,05) et peuvent présenter des anomalies articulaires (spondylose…)

La dysautonomie.
Parmi les symptômes de SED, vous trouverez cité le terme trompeur de dysautonomie. Non, cette notion ne décrit pas une perte d’autonomie du sujet, mais un dysfonctionnement du système nerveux autonome ! En voici les symptômes :

Fatigue chronique et somnolence. Intolérance à l’exercice.

Pré-syncope ou syncope, notamment lors des changements brusques de position ou le piétinement, ou encore lors de la digestion.

Hypotension artérielle habituelle, variable et surtout instable avec possibilité de poussées de tension. Tachycardie inexpliquée, accès de palpitations.

Désordres de la thermorégulation : intolérance au froid, frilosité ; intolérance aux grandes chaleurs humides. Variations thermiques importantes en dehors de toute infection.
Sueurs diurnes ou nocturnes.

Troubles vasomoteurs : les extrémités sont froides, évoquant un syndrome de Raynaud, mais peuvent subir un accès de vasodilatation avec augmentation de la température locale.

Paresthésies périphériques avec sensations cutanées transitoires ou chroniques de picotements, de piqûres, de chatouillis, ou de sensations de quelque chose qui traîne sur la peau.

Difficultés à respirer ou avaler. Soif excessive.

Digestion lente provoquant une distension de l’abdomen, des nausées, une perte d’appétit, des ballonnements, une diarrhée ou une constipation. Gastroparésie associée à des nausées, un reflux gastrique et des vomissements.

Troubles urinaires du type difficulté à uriner, incontinence ou vidange incomplète de la vessie.

Origine du SED
Les progrès de la biologie ont permis de trouver dans la majorité des cas l’altération génétique à l’origine des différentes anomalies du collagène propre à chaque forme de Syndrôme d’Ehlers Danlos.
L’altération génétique peut être le fait d’un individu isolé (le terme médical est « de novo »).
Ensuite le risque est de 50 % de le transmettre à la descendance, c’est pourquoi on recherche s’il s’est déjà manifestée chez d’autres membres de la famille.
La médecine n’est pas capable de prédire comment au sein d’une même famille des individus portant la mutation génétique vont connaître des signes de gravités très variables. Il y a là certainement une variabilité épigénétique, c’est à dire une modulation de l’expression des gènes selon le vécu de chacun.
Il est important de savoir que la forme la plus courante (SEDh pour « hypermobile ») l’anomalie génétique n’a pas encore été formellement identifiée. Un test génétique négatif ne signifie donc pas forcement absence de SED.

L’errance médicale
On a vu plus haut que les symptômes d’un SED sont extrêmement variés.
Il peuvent facilement induire un faux diagnostic d’autres maladies : fibromyalgie, polyarthrite, endométriose, syndrome du colon irritable, voir même troubles psychiatriques.
La plupart des patients sont d’abord soignés pendant des années pour des maladies qu’ils n’ont pas.
Ces échecs thérapeutiques les poussent à chercher le médecin qui enfin les comprendra, et bien souvent à se tourner vers les médecines alternatives et complémentaires.
Même dans les formes les plus graves et donc relativement faciles à repérer, l’errance médicale est quasi systématique. C’est pourquoi ces dernières années des associations de chercheurs et de malades se sont constituées.
La patiente qui m’a éveillé à la réalité du SED à mis 30 ans à découvrir l’origine de ses symptômes, principalement du fait de leur aggravation.
Et cela uniquement grâce à son acharnement à lire des articles sur Internet. Il a fallu encore deux ans pour trouver un médecin qui la prenne au sérieux, fasse des examens plus poussés et qu’enfin la maladie soit confirmée dans un service hospitalier spécialisé.

Le SED a longtemps été considéré comme une maladie orpheline, de très faible occurrence, mais ce n’est plus le cas. La recherche a beaucoup fait progresser les connaissances, et beaucoup d’idées reçues doivent être balayées. Au cours de ses études, un médecin n’a vu en général qu’un nombre limité de formes de cette maladie, avec des critère diagnostiques qui ne sont plus de mise. J’ai même pu constater que de nombreux sites d’information médicales ne sont pas à jour.
Il est donc normal qu’il ne pense pas en premier lieu à ce genre de problème face à une fatigue chronique, des troubles digestifs récurrents, de l’insomnie, des douleurs rebelles.
Aujourd’hui bon nombres de médecins peuvent encore affirmer avec conviction « votre peau n’est pas étirable, ce n’est pas un SED ». Pourtant ce signe n’est pas toujours présent.
« Vous n’êtes pas hyperlaxe, ce n’est pas un SED  » alors que certaines formes sont caractérisées par de la raideur.

Comment est posé le diagnostic de SED ou de HSD
Le diagnostic peut être envisagé par un médecin généraliste, mais il est obligatoirement posé par un médecin spécialiste dans un centre de référence régional ou national.
Il s’effectue en « cochant des cases » sur une liste de critères ce qui donne un « score » permettant de qualifier ou d’exclure les différentes formes de la maladie.
Il repose sur trois constats cliniques.
Premièrement fatigue chronique, douleurs récidivantes, troubles digestifs ou respiratoires, insomnie, ecchymoses, fragilité psychique forment un groupe de troubles chroniques inexpliqués persistant ou s’aggravant sur le long terme qui évoquent une maladie globale ou systémique.
Deuxièmement des signes indicateurs dit « nécessaires » qui évoquent une maladie du collagène au niveau de la qualité de la peau et le degré de flexion des articulations (« score de Beighton »)
Troisièmement des signes dit « obligatoires » ou au contraire « d’exclusion » propres à chaque forme spécifique de SED ou de HDS.

Les différentes formes de SED et les scores à atteindre pour les qualifier sont encore en débat au sein de la communauté des chercheurs, ce qui ne facilite pas l’établissement du diagnostic.
On a de plus en plus recours à des tests génétiques et a des recherches d’antécédents familiaux, mais il faut se rappeler que certaines formes de SED n’ont pas de marqueurs génétiques identifiés.

Le professeur Claude Hamonet, spécialiste du SED, nous met en garde :
« la tendance que nous observons est de faire de l’hyper-mobilité un critère indispensable pour poser le diagnostic. Cette attitude n’est pas réaliste.

En effet, dans de nombreux cas on retrouve une hyper-mobilité dans l’enfance, avec la possibilité de faire un grand écart facial, de mettre un pied derrière la tête, ou bien, à plat ventre, de toucher l’occiput avec les talons, alors que, 20 ou 30 ans plus tard, il n’est plus possible de toucher le sol, même avec le bout des doigts ! »
Alors si l’on vous dit « ce n’est pas un SED, votre peau n’est pas élastique » ou « ce n’est pas un SED, vous n’êtes pas hyperlaxe », n’hésitez à solliciter un autre avis.

Pour nous, non spécialistes, comment reconnaître un SED ?

En tapant « SED » sur un moteur de recherche, on trouve facilement de nombreuses pages d’information portant une vision très partielle du sujets, des généralisations abusives, voir des publications obsolètes. En fin d’article vous trouverez des liens recommandés par mes patients.
Mais si l’on en revient à notre pratique en cabinet, il faut admettre que tout d’abord nous suspectons un SED face à de nombreux troubles inexpliqués que nous avons du mal à la soigner.
Aujourd’hui si sur ma fiche d’anamnèse il me faut une page complète pour tout noter, je commence à penser SED !
Voici la fréquence des principaux troubles :
Fatigue (95%), douleurs multiples rebelles (93%), troubles du sommeil (85%), troubles proprioceptifs (87%), désordres neurovégétatifs (76%), fragilité cutanée (69%).

Manifestations hémorragiques (83%) – respiratoires (79%) – digestives importantes (70%) – bucco-dentaires (70%) – obstétricales (66%) – dyspareunie (61%).

Dystonie (66%), troubles cognitifs (68%).

Les signes indicateurs des formes les plus courantes à connaître absolument 

Cas des troubles du spectre de l’hypermobilité (HSD) :
– Pouvoir retourner son 5ème doigt au-delà de 90°
– Pouvoir toucher son avant bras avec son pouce en apposition passive
– Pouvoir se pencher en avant et toucher facilement le sol

mais … on ne retrouve pas autant de troubles systémiques que dans le SED proprement dit.


Cas du syndrome d’Ehlers-Danlos de type « classique » (SEDc) :

-La peau est très élastique et claque quand on la relâche après l’avoir distendue.


-La peau est douce et veloutée au toucher, fragile, se fend rapidement et cicatrise mal.
-Les vaisseaux superficiels sont fragiles et font au moindre choc des ecchymoses
mais … les luxations articulaires ne sont pas toujours flagrantes.

Le syndrome d’Ehlers-Danlos de type hypermobile (SEDh, très courant) :

– comme dans les troubles HDS, il y a des hyperlaxités, mais souvent aussi des raideurs musculaires (difficulté à se pencher en avant s’aggravant avec l’âge)
– il y a beaucoup de troubles systémiques, des troubles de la proprioception.
mais … la peau n’est pas hyper-extensible.

Le syndrome d’Ehlers-Danlos de type vasculaire (SEDv) 
– La peau est fine, translucide, se lésant facilement, comme une peau de personne âgée.
– On constate une fragilité des vaisseaux sanguins, des intestins et de l’utérus…
– La personne a souvent déjà connu de graves problèmes de santé (hémorragies)
mais … il y a des raideurs (impossibilité à se pencher en avant pour toucher le sol) alors que dans l’enfance il y avait hyperlaxité. Attention, sans prise en charge médicale, cette forme, si elle est sévère, peut présenter un risque vital.

La prise en charge
Si la guérison de ce syndrome d’origine génétique est pour l’instant du domaine de la recherche, il existe de déjà nombreux moyens pour améliorer la vie avec un SED.
En particulier les vêtements de contention sont très intéressants dans les formes les plus courantes marquées par l’hyper-mobilité articulaire et les troubles de la proprioception.
D’autres traitements spécialisés sont possibles (Oxygénothérapie, massages spécifiques, électrostimulation…) mais ne sont dispensés que lorsque le diagnostic a été posé dans un centre de référence. Le SAMA et la fragilité vasculaire sont traités de façon spécifique.
Les quelques centres spécialisés et les nombreuses associations de malades peuvent apporter l’information et le soutien indispensable.

Un traitement à essayer : l’hydrolysat de collagène marin.
L’origine du SED se trouve dans une mauvaise production de différentes protéines de collagène par les cellules du tissu interstitiel. Il est donc tentant d’essayer une supplémentation alimentaire.
On trouve du collagène marin qui, pour être plus assimilable, est hydrolysé c’est à dire fractionné en petites molécules. Il est alors capables de traverser la paroi intestinale et de circuler dans le sang jusqu’à destination. Habituellement il est admis que cette supplémentation est sans effet.
Toutefois une de mes patientes s’est vue conseiller un tel traitement par son naturopathe et son état s’est amélioré de façon spectaculaire. En particulier les dystonies, les blocages respiratoires, les raideurs se sont amélioré rapidement avec les prises de collagène marin hydrolysé. Et ce résultat semble se prolonger et se renforcer dans le temps. Il s’agit donc d’un traitement à essayer, d’une chance à tenter.

Du coté de la MTC
S’agissant d’une pathologie congénitale, nous savons que nos soins seront forcément symptomatiques, et leurs effets bien souvent peu durables.
Toutefois de nombreux témoignages montrent que c’est souvent auprès des thérapeutes des médecines alternatives et complémentaires que les patients ont reçu le plus d’écoute et de soutien dans leur long chemin vers le diagnostic.
Parce que nous sommes attentifs à la constitution de chaque patient, parce que nous proposons une prise en charge personnalisée, nous comprenons assez vite que non seulement la personne de simule pas ou n’exagère pas ses symptômes, mais qu’elle souffre vraiment de quelque chose de très particulier.
Lorsque je parle de ma frustration de ne pouvoir vraiment les soigner à mes patients « sediste » (c’est ainsi qu’ils se désignent eux-même), ils ne m’en font pas grief. Au contraire ils témoignent de l’importance d’avoir été entendu, d’avoir senti la présence d’un thérapeute qui s’interrogeait, pour continuer à avancer et à chercher jusqu’au moment ou le bon diagnostic a été posé.

Pour aider dans les différentes manifestations du SED, le diagnostic médical précis un élément précieux, il nous apprends que c’est le tissu conjonctif ou « interstitium », appartenant à l’élément Terre, qui est atteint dans sa structure même. Cela peux expliquer des échecs thérapeutiques et orienter nos soins. Il n’est évidement pas question ici de développer tellement les manifestations sont nombreuses et variables, mais notons que :
– nous prenons en compte l’hypersensibilité cutanée en évitant tout traitement agressif pour la peau. Nous acceptons que l’acupuncture soit probablement contre-indiquée.
– Nous agissons avec grande douceur au niveau articulaire.
– Nous recherchons à favoriser le relâchement musculaire sans invoquer forcément des causes psychosomatiques.
– Nous admettons qu’un remède administré par voie orale puisse n’être toléré qu’un temps très court et qu’il faille en changer régulièrement. Qu’un régime alimentaire apporte une nette amélioration puis fait l’inverse au bout de quelques semaines.
-bNous évitons de psychologiser les manifestations d’intolérance au bruit, à la foule, aux aléas climatiques. Inversement nous prenons au sérieux les conséquences psychiques de cette extrême sensibilité.

On peut noter que les personnes ayant bénéficié d’un héritage familial constructif et porteur peuvent vivre longtemps en supportant tant bien que mal les inconvénients d’un SED.
C’est peut-être ce que l’on appelle « avoir hérité d’une bonne énergie de la Terre ».
Au contraire les enfances traumatiques majorent tout les troubles, ce qui a pu induire en erreur bien des thérapeutes (et j’en fais partie) en y voyant une problématique purement psychosomatique, alors qu’elle était essentiellement somato-psychique.

Conclusion
Jusqu’à 2 % de personnes peuvent souffrir d’un Syndrome d’Ehlers Danlos (SED) ou d’un trouble du spectre de l’hypermobilité (HSD) qui sont la manifestation d’un trouble héréditaire de la synthèse du collagène
Il existe un sous-diagnostique évident. Lorsque l’on constate les années d’errance médicale des patients portant des formes sévères, il est logique de penser que pour les formes les plus discrètes le diagnostic risque de ne jamais être établi, et les souffrances rester inexplicables, voir niées.
Notre vision de thérapeute portant un regard global et unique sur chaque sujet peut être mise à profit.
Pour ma part dès qu’une patiente que j’avais du mal à soigner m’a fait part de son diagnostic, j’ai pu faire le lien avec le cas de plusieurs autres personnes pour lesquelles j’avais quasiment perdu espoir de trouver une voie thérapeutique, et qui sont maintenant en cours de prise en charge médicale.
A cette occasion j’ai appris que devant des cas complexes, des troubles mystérieux, une errance médicale, nous devrions toujours avoir dans un coin de notre tête l’idée qu’il pourrait être question d’une maladie orpheline ou tout au moins trop peu connue pour avoir été détectée.
De la même façon que la fibromyalgie ou l’endométriose étaient négligées ou niées il y a encore quelques décennies, les différentes formes de SED sont aujourd’hui trop peu prises en charge. Elle doivent être connues et reconnues. Tous comme les chercheurs et les associations de patients qui travaillent depuis quelques années à faire reconnaître les SED et HSD, nous avons pour cela un rôle à jouer.

Pour aller plus loin
Crée en 2018, l’association SED’in FRANCE travaille à la sensibilisation et la reconnaissance des Syndromes d’Ehlers-Danlos et des Troubles du Spectre de l’Hypermobilité, ainsi qu’au soutien des patients atteints de ces pathologies.
https://sedinfrance.org/

Regroupement de professionnels créé en 2015, le Groupe d’Etude et de Recherche du Syndrome d’Ehlers-Danlos (GERSED) prend soin de mettre à jour la connaissance de cette maladie

Les symptômes de « dysautonomie »

Collagène marin hydrolysé
https://www.labo-lestum.fr/essentiel/hydrolysat-de-collagene-31.html

Le livre « Nini et SED » raconte la vie quotidienne avec une forme sévère de SED
https://www.gesed.com/le-sed/temoignages/184-ninis-et-sed.html

A propos des rétractions tendineuses dans certaines formes de SED
http://claude.hamonet.free.fr/fr/sed_retractions.htm

Comment poser vraiment un diagnostic de SED hypermobile (le plus fréquent)
https://www.louvainmedical.be/fr/article/syndrome-dehlers-danlos-de-type-hypermobile-mise-au-point-des-signes-symptomes-et

Un an de vaccination Covid : mon constat

Photo de Karolina Grabowska sur Pexels.com

Au moment ou se produit une septième vague de covid et que l’on parle d’une dose de rappel pour les personnes à risque on me pose des questions sur cette maladie et la vaccination.
Comme je ne suis pas médecin, je peux simplement répondre à ces questions sur la base de ce que j’ai constaté au sein de mon cabinet d’Energétique Traditionnelle Chinoise. En tant que praticien d’une « médecine alternative et complémentaire », j’ai eu à soigner des gens vaccinés, non vaccinés, incapables d’être infectés par le covid ou au contraire malades plusieurs fois de suite, peu symptomatiques ou au contraire très atteints avec des covid longs ou des séquelles durables. Certaines personnes ont témoigné de ce qui était arrivé à leurs parents, conjoints, enfants et c’est donc aussi sur cette base que j’ai pu me représenter les choses, tant sur le plan de la maladie que de la vaccination.
Voici donc les réponses aux questions les plus fréquemment posées.

« Ce vaccin, est-ce qu’il sert à quelque chose ?

Dès le début de la crise sanitaire, des membres de ma famille, des amis, des voisins ont perdu des proches du covid. Dès ma reprise du travail à la fin du confinement, j’ai vu des malades nombreux, parfois au diagnostique médical incertain car il n’y avait pas de tests disponibles. Certains présentaient des séquelles graves et durables. Mes soins en énergétiques étaient bien peu efficaces.
Fin 2020 j’ai eu contact avec les premiers cas avérés de covid long. Il y a eu aussi un cas de PIMS (syndrome inflammatoire persistant chez l’enfant) .
La vaccination a commencé en février 2021 (un ami pompier a été l’un des tous premiers), puis chez des personnes âgés au printemps, puis s’est généralisée en été. Les décès et admissions en réanimation ont baissés progressivement pendant l’été 2021, sans qu’il soit possible de préciser quel rôle avait joué le vaccin car les contaminations allaient par vague.
Au cours de la cinquième puis sixième vague, fin 2021 et début 2022 j’ai encore vu quelques cas de covid grave et de covid long. Mais cette fois les choses étaient tout à fait claires : sans exception, ces personnes étaient non vaccinées.
Cela rejoint le témoignage de soignants (des gens épuisés que j’ai aidé à passer le cap) qui ne voyaient quasiment plus que des non vaccinés en hospitalisation et en réanimation.
La réponse est donc simple : oui, cette vaccination a bien été efficace contre les formes graves et les covid longs.

Ce vaccin a-t-il des effets secondaires graves ?

Lorsqu’il y a suspicion d’effet secondaires graves d’une vaccination, on se tourne volontiers vers les « médecine alternative et complémentaire ». Il en est de même lorsqu’il y a des effets avérés mais que la réponse de la médecine classique est jugée insuffisante.
Aussi lorsqu’il a été question d’une vaccination de masse, je m’attendais à un flot de demandes de consultation à ce sujet.
Par exemple lors de la vaccination de masse contre la grippe en 2009, pourtant rapidement abandonnée, deux personnes ont eu des réactions allergiques durables difficiles à soigner, et un voisin a été hospitalisé pendant trois semaine pour une encéphalite vaccinale (c’est le terme exact utilisé par le médecin) apparue dans les heures suivant la vaccination.
De même il est connu que la vaccination contre l’hépatite B peut provoquer (dans de rares cas heureusement) un état d’extrême fatigue durant plusieurs semaines. Il est bon de rappeler qu’il s’agit d’une contre-indication stricte à la poursuite de cette vaccination. Ceux de mes patients qui ont été atteints par des état inflammatoires ou d’auto-immunité persistant ont en général reçu la deuxième dose alors que la première avait clairement démontré leur intolérance.

Pour revenir à la vaccination covid (essentiellement Pfizer et Moderna, des vaccins d’un genre nouveau et mis en urgence sur le marché) je pouvais donc craindre le pire mais les choses se sont passées différemment.
J’ai recueilli le témoignage de plus d’une centaine de personnes vaccinées, qui m’ont parlé de ce qu’elle avaient vécu, et elles ont toutes témoignées de sensations désagréables dans les deux à quatre jours après la vaccination, faisant parti de cette liste : douleur au point d’injection, fièvre, courbatures, fatigue allant parfois jusqu’au vertige.
Il s’agit somme toute des symptômes classiques d’une réaction du système immunitaire à un agent pathogène, mais limités dans le temps.
Je n’ai pas constaté de syndrome de fatigue chronique ni de décompensation inflammatoire grave, chez aucun patient. C’est tout à fait remarquable.
Donc je constate que les vaccins à ARN provoquent des réactions très prévisibles, signe de la réaction normale et voulue de l’organisme, et je n’ai pas vu de réaction grave et durable dans le temps.

Des réactions allergiques ?

C’est un fait connu que les vaccins classique sont des produits à la composition complexe et de ce fait susceptibles de provoquer de fortes réactions allergiques. Ce risque diminue avec les technologies les plus récentes.
Mais ce que j’ai constaté c’est le nombre incroyablement faible de témoignage de réaction allergique, ou alors seulement de faible intensité. Je n’ai eu qu’un témoignage d’œdème de Quincke qui a nécessité une prise en charge médicale.
Un patient allergique m’a même confié avoir eu une réaction modérée lors de la première injection, et aucune lors de la seconde (qui se passait alors sous haute surveillance). C’est peu commun.
Comment expliquer cela ? selon certains il semble que la composition très simple des vaccins à ARN soit à l’origine de cette très bonne tolérance.
Donc oui, il existe des réaction allergiques dont il faut se méfier, mais elles sont remarquablement rares et le plus souvent modérées.

Qu’en est-il des effets sur le cycle menstruel ?

Plusieurs personnes m’ont parlé d’histoires de cycle menstruel perturbé après la vaccination. Je ne peux naturellement me prononcer que sur le cas de patientes que j’ai reçues en consultation avec lesquelles j’ai pu vraiment étudier la question.
Ce qui en ressort c’est qu’il y a un mélange de deux choses.
Premièrement il est clair que le covid provoque fréquemment un épaississement du sang, c’est même à l’origine de nombreuses complications et séquelles comme j’ai pu le constater en consultation. Il n’est donc pas surprenant que la vaccination, qui provoque un mini covid temporaire puisse provoquer un effet visible sur ce point au moment des règles.
Deuxièmement il y a la question du rythme hormonal, qui est naturellement perturbé comme tout les autres biorythmes par une infection, pourquoi ne le serait-il pas par la vaccination ?
Mais le plus important est que chez les patientes qui montraient une grosse anomalie de leur cycle dans les semaines suivant la vaccination nous avons à chaque fois trouvé une autre cause (traumatisme physique, choc émotionnel) bien plus patente, et à laquelle nous avons pu nous attaquer pour résoudre le problème.
Parfois même nous avons trouvé que le trouble existait déjà avant la vaccination.
Donc pour répondre à la question, je dirais que si vous avez un gros trouble du cycle menstruel, ne vous contentez pas d’incriminer le vaccin et de rester sans rien faire, d’expérience je dirais qu’il y a de bonnes chances que la cause soit ailleurs et qu’il y ait quelque chose à faire.
S’il s’agit d’un simple épaississement du sang, c’est devenu très commun depuis l’épidémie de covid qui en est la première cause, bien avant la vaccination. C’est à prendre au sérieux (en parler au médecin) mais ça peut aussi se traiter avec des plantes en attendant que ça passe.

Quelles sont les contre-indications ?

Les contre-indications sont écrites sur la notice, connues des médecins, et donc il s’agit naturellement d’en tenir compte en évaluant la proportion bénéfice/risque. C’est donc un problème médical et de consentement du malade.
De mon coté j’ai recueilli des témoignages qui montrent qu’il ne faut pas prendre ces choses à la légères, dans un sens comme dans l’autre d’ailleurs, et en voici quelques exemples :

Une jeune femme non loin d’ici a été vaccinée sans précaution alors qu’elle ne se sentait pas en pleine forme, avec des symptômes qui faisaient penser à un début de rhume, d’angine ou de grippe. La suite a été assez catastrophique avec hospitalisation prolongée. Personne ne sait vraiment comment son organisme a fait le mélange des deux signaux immunitaires, mais tout porte à croire qu’ils n’ont pas fait bon ménage. Le covid est connu (tout comme la grippe) pour inhiber certaines capacités immunitaire afin de s’introduire dans l’organisme. Il est bien possible que la vaccination ait eu un effet dans le même sens.
On ne le répétera jamais assez, on ne vaccine pas une personnes en cours de maladie infectieuse.

Une personne de la région, en dialyse et dans un état de santé extrêmement fragile a succombé rapidement après l’injection. La question se posait : le covid étant pour elle un danger absolu (tout comme la grippe ou d’autres maladies saisonnières), devant l’arrivée de variants extrêmement contagieux il semblait raisonnable de tenter la vaccination, mais était elle capable de la supporter ?
Il semble que personne n’avait la réponse à cette question avant le drame.
Il me semble que si un tel dilemme de présentait à nouveau, il faudrait se souvenir du principe « d’abord ne pas nuire ». Quoiqu’il en soit bien malin qui pourrait dire ce qu’il ferait face à cette situation. Evaluer une contre-indication selon le bénéfice et le risque n’est pas facile.

Dans le même ordre d’idée, un des mes patients à perdu un proche, septuagénaire mais en bonne forme d’un infarctus, trois jours après la vaccination. Trois semaines après il aurait été abusif de faire un lien, mais trois jours après ça interroge. Le covid en général épaissit le sang, provoque des thromboses, c’est même là l’origine de nombreuse complications parfois mortelles. Il est possible que la vaccination ait eu un effet du même genre, naturellement plus modéré mais capable de faire aboutir un processus d’obstruction déjà en cours.
On peut se demander si quelqu’un ne supporte pas la vaccination, qu’en serait-il face à la maladie elle-même ? Et d’un autre coté combien de temps aurait pu vivre encore avant de croiser ce virus ?
Difficile à savoir.

Une de mes patientes, porteuse d’une hernie cervicale a connu une grosse récidive d’une névralgie cervico-brachiale après la vaccination. Le vaccin lui a été inoculé du coté concerné par les antécédents de névralgie « pour changer de coté, madame », et a redéclenché l’inflammation…
Vraiment pas malin, mais heureusement facile à soigner cette fois-ci.

Situation inverse, dans le sens d’un excès de précaution : une personne se connaissant un terrain allergique lui ayant causé de très gros soucis lors d’une précédente vaccination (rappel DTP) n’a donc pas reçu de vaccin anti-covid du fait de cette contre-indication.
Lorsqu’elle a attrapé le covid, elle a été extrêmement malade et finalement hospitalisée. Elle a eu très peur de mourir et il lui a fallu de longues semaines pour s’en remettre. En en discutant avec elle, il est devenu clair que personne ne pouvait dire si c’était la bonne attitude avant que ces évènements se produisent.
Avec ce que l’on sait aujourd’hui du faible potentiel allergisant des vaccins ARN, ce genre de contre-indication pourrait cependant être discutée.

Doit-on craindre des effets à très long terme ?

J’ai comme tout le monde entendu dire que ce vaccin était expérimental, que l’on manquait de recul, que personne ne pouvait affirmer qu’il n’y aurait pas une vague de cancer ou autre maladie des années après cette campagne de vaccination.
A première vue c’est logique de se poser la question, et cela doit être pris au sérieux.
Notons toutefois que les vaccins ARN existent depuis plus de 10 ans et qu’ils ont été autorisés dans le cadre vétérinaire et en cancérologie, ce qui donne un certain recul.

Pour en revenir à ce que je vois dans mon cabinet, au bout d’un an, presque un an et demi pour certains, il n’y apparemment pas d’effet à long termes faisant leur apparition, ce qui est rassurant.
Mais si je me rapporte à mon expérience passée, lorsqu’il y a eu de façon avérée des effets indésirables d’un vaccin, ça a toujours commencé tout de suite, pas à retardement.
Comme je l’ai dit plus haut, il peut s’agir d’un état inflammatoire ou d’auto-immunité qui s’enclenche et ne passe plus. Il peut s’agir d’une réaction allergique qui se prolonge (c’est le cas d’un ami qui s’est gratté pendant des années après la grosse crise d’urticaire déclenchée par un vaccin contre la grippe).
D’après ce que j’ai lu il en est de même pour le syndrome de Guillain-Barré, dont de cas rares ont été relevé avec les vaccin Astra-Zeneca et Jansen mais pas les vaccins à ARN Pfizer ou Moderna.
Également pour la myofasciites à macrophages (vu seulement une fois en cabinet il y a des années) liée à la présente d’adjuvant toxiques, ce qui n’a pas été relevé avec les vaccins à ARN.

J’ai également pu constaté qu’au point d’injection l’inflammation diminuait rapidement, persistait tout au plus quelques semaines, et je n’ai jamais senti la persistance d’une quelconque gène ou trace toxique des mois après.

Tout semble donc aller dans le sens d’une élimination rapide de la dose, et d’un rétablissement complet de l’organisme. Ce n’est pas le cas de l’infection sévère ou chronique par le covid, dont je vois des traces à long termes évidentes chez certains patients, et qui pourra certainement causer des dégâts à retardement.

Naturellement rien n’empêche de croire aux rumeurs de nanopuces activées par la 5G, mais ça ne va ni dans le sens de ce que je perçois ni dans le sens de la logique (dans ma jeunesse j’ai poussé assez loin mes études en électronique, ça me donne des éléments de connaissance)
J’ai du montrer à un ami qui me contactait depuis l’étranger en visio qu’un proche qui venait de se faire vacciner le jour même n’était pas devenu magnétique, j’avoue que sur le moment je trouvais ça un peu stupide, mais finalement c’était un vrai moment de science expérimentale !

Pour en finir sur ce sujet, les choses qui peuvent produire des dégâts à retardement sur l’organisme ce sont des virus ou bactéries (VIH, hépatite, papillomavirus, borréliose etc lorsqu’ils se sont pas soignés) et des toxiques (produits cancérogènes, neurotoxique ou perturbateurs endocriniens par exemple).
Tout porte à croire que les vaccins à ARN sont plus sûrs à ce sujet que les vaccins à virus vivant atténués ou inactivés (j’ai eu le cas récent d’un enfant ayant attrapé la rougeole à la suite de l’injection d’un ROR défectueux) , ou issus du génie génétiques et porteurs d’adjuvants toxiques.

En résumé, après avoir examiné de près des centaines de personnes vaccinées et non vaccinées, et comparé avec mon expérience antérieure, je pense que les vaccins à ARN sont sûrs sur le long terme, bien plus sûr que les technologies précédentes.

Peut-on booster son immunité, par l’alimentation ou en n’ayant pas peur de la maladie ?

J’ai eu des patients très actifs dans ces domaines, très attentifs à leur santé, à leur alimentation, et par conséquent leurs témoignages sont précieux.
Notons déjà que plusieurs d’entre-eux étaient jeunes, sportifs, en excellente santé, avec un mode vie irréprochable, et parfaitement sûrs de ne pas tomber malade, et ont vu leur existence démolie par le coronavirus, à cause de séquelles de longue durée ou l’installation d’un covid chronique.
Le covid chronique infectieux est un grave problème mais on a trouvé comment l’évacuer le plus souvent en quelques semaines par un remède la pharmacopée chinoise. C’est donc un moindre mal par rapport à l’état de covid long par séquelles parfois très handicapant et persistant.
Toutefois il est indéniable que l’état de bonne santé préalable leur a permis de récupérer un peu plus vite que des patients déjà épuisés ou en mauvaise santé.
J’ai eu des contre-exemples navrants de personnes à l’état de santé déjà fragile qui ont plongé complètement.
J’ai lu des études très intéressantes de chercheurs qui font le même constat que moi mais sur un échantillon de plusieurs milliers de personnes, et qui ont pu aller plus loin dans leurs recherches.
A la question « quels sont les facteurs qui favorisent un covid sévère ? » ils ont trouvé naturellement l’âge, les « comorbidités » (diabète, surpoids etc), très peu le mode de vie et l’alimentation, mais par contre un poids énorme de … la génétique !
Il y a des familles à covid bénin, des famille à covid grave, et des familles ou ça se répartit un peu comme la couleur ses yeux, venant du père ou de la mère.
Autrement dit si vous avez hérité du récepteur qui ouvre droit la porte d’entrée de vos cellules au virus, vous êtes à très gros risque.
Donc en résumé si vous avez déjà eu le covid et que vous l’avez bien supporté, vous faites probablement partie de la majorité des chanceux qui ne craignent pas grand-chose à moins d’être gravement fragilisé par ailleurs.
Si vous ne savez pas si c’est le cas, ne comptez pas trop sur votre excellent mental et votre excellent mode de vie pour vous mettre à l’abri, et tirez en les conséquences.

Peut-on compter sur un traitement alternatif lorsque l’on est malade ?

Ça rejoint la question précédente, mais sur le plan curatif cette fois.
Concernant des malades alités au domicile, de fait j’ai entendu des témoignages confirmant que l’ivermectine avait donné un bon coup de fouet pendant la maladie. D’ailleurs l’institut Pasteur a publié une étude qui montre que c’est un immunostimulant intéressant.
Je n’ai pas de retour sur l’hydroxychloroquine, hormis le cas d’un patient traité à long terme avec cette molécule et qui a néanmoins été bien malade.
J’aurais bien aimé croire que l’on pouvait soigner les cas graves avec ça, mais les témoignages vont plutôt dans le sens contraire, ce serait efficace surtout sur les cas modérés.
Donc là encore, si vous n’êtes pas à risque, tant mieux, sinon pas de traitement miracle.
Concernant les remèdes de la pharmacopée chinoise, les témoignages de confrères très impliqués (l’un d’entre eux a pratiqué au sein d’un unité covid en Chine) ont montré que là encore il n’y avait pas de miracle à attendre face aux formes graves.
Si vous ne savez pas trop, sachez rien de ce que j’ai vu dans mes consultations ne m’amène à penser qu’il serait facile de traiter un covid sévère et de se passer de l’hospitalisation ou de la réanimation grâce à des plantes ou des antibiotiques.

Perd-on vraiment son immunité après 6 mois ?

C’est la vraie question pour les personnes à risques qui rentrent dans la catégorie des candidats à la quatrième dose. Pour le savoir il faudra que plusieurs personnes me confirment avoir fait une récidive grave alors qu’elles n’ont pas été revaccinée, tandis qu’aucune des revaccinées n’aura été malade gravement.
Je verrais bientôt si cela rejoint ce qui commence à se passer à l’hôpital.
Ce que j’ai vu par contre c’est différentes catégories de patients. Ils m’ont dit des choses aussi variées que : « cette maladie est une horreur, plus jamais ça », « j’en souffre encore », j’ai perdu un proche » tout comme « je n’ai jamais réussi à l’attraper alors que tout le monde était malade autour de moi ».
En somme il y a ceux qui n’ont jamais réussi à tomber malades, ceux qui ont fait une seule fois le covid et puis plus jamais, ceux qui l’attrapent régulièrement, ceux qui ont fait une forme chronique, ceux qui ont fait une forme grave et qui remontent la pente lentement. Inutile de parler de ceux qui ne sont plus là pour témoigner.

Dans tous les cas il est clair qu’une bonne partie de mes patients retombe malade régulièrement, ce qui confirme que dans leur cas l’immunité n’est pas acquise pour toujours.
Les personnes à risques qui ont possiblement été protégées par l’immunité vaccinale doivent penser que leur immunité est possiblement en train de disparaître.
Je serais navré de devoir les soigner pour leurs séquelles ou leur covid long alors qu’il est simple (déplaisant mais simple) d’aller se faire réimmuniser, avec naturellement toutes les précautions dont j’ai parlé plus haut.

En conclusion.

Au moment ou nous vivons la septième vague de coronavirus avec un variant très contagieux, je fais le constat des effets d’un an de vaccination au sein de mon cabinet.
Il se résume à cela :
la vaccination a été très efficace contre les formes graves (hospitalisation et admission en soin intensifs) et chroniques (covid long), dont seuls des non vaccinés ont été victimes depuis l’automne derniers.
Avoir un mode vie sain n’a visiblement pas protégé d’une forme grave, et les traitements alternatifs ne sont pas assez efficaces en cas de formes graves.
Les formes chroniques infectieuses peuvent être réduites avec succès par un remède de la pharmacopée chinoise, mais les séquelles neurologiques, musculaires et vasculaires du covid sont très difficiles à soigner.
Concernant la tolérance à la vaccination, malgré le nombre considérables de personnes concernées je n’ai pas été témoin d’effets secondaire graves et persistants.
Je n’ai pas de raison de penser qu’il pourrait y avoir d’autres effets, à retardement.
J’ai vu très peu de réactions allergiques, et le plus souvent très modérées.
La prudence reste de mise dans les cas de contre-indication. Chaque situation devrait être discutée posément avec un médecin connaissant bien son patient.
Il semble bien que le coronavirus revient à intervalle régulier chez beaucoup de monde, donc il est exact de dire que l’immunité baisse avec le temps, ce dont les personnes à risques doivent tenir compte.


J’espère avoir répondu à la plupart des questions, et que mon témoignage vous aidera à vous faire une idée plus juste et plus précise de la conduite à tenir dans l’intérêt de votre santé.

Le covid long, ce serait « dans la tête » ?

On vous dit ou est la grossière erreur qui s’est glissée dans l’étude qui abouti à cette conclusion totalement à l’encontre de qui est observé au quotidien.

Photo de Ksenia Chernaya sur Pexels.com

Il s’agit au départ d’une enquête menée auprès de 27 000 adultes suivis pendant des mois par les autorités françaises de santé publique pour évaluer de multiples effets du Covid, et publiée au mois de novembre 2021.

On pouvait lire sur le site de France Info « L’étude suggère que, pour un patient, le fait de penser avoir contracté le Covid-19 est plus fortement associé à des symptômes prolongés plusieurs mois après avoir été exposé à la maladie, que le fait d’avoir eu un résultat positif à un test sérologique.

Autrement dit la majorité des malades interrogés associeraient à tort leurs symptômes actuels au fait d’avoir eu le covid. Seule une minorité aurait réellement un covid long, les autres lui attribueraient leur malaise, voir le renforcerait, par la croyance d’avoir été atteint du covid.

L’annonce des résultats de cette étude a eu l’effet d’une bombe sur ceux qui luttent chaque jour contre cette affection de longue durée et leurs soignants, au moment même ou le parlement s’apprête a voter une loi en facilitant la prise en charge.
L’association française de patients atteints de Covid long (AprèsJ20) a immédiatement réagit dans un tweet dénonçant des conclusions « stigmatisantes, dangereuses et nuisibles pour les Covid(s) long(s), d’autant qu’elles sont contestées et non reconnues par l’ensemble de la communauté scientifique et associative internationale ».

Jérôme Larché, médecin interniste, réanimateur et infectiologue a réagit sur France Info en dénonçant une « psychologisation dommageable au patient et à la dynamique que certains soignants tentent de mettre en place pour une meilleure prise en charge » du Covid long. « Les symptômes ont été confondus avec les croyances. Le terme « croyance » a été cité 44 fois dans l’étude, et quand on mentionne avec une telle récurrence ce terme dans un article, c’est qu’il existe un biais de confirmation, ce qui est assez dérangeant dans une étude médicale et scientifique. »

Cédric Lemogne, le psychiatre coordinateur de l’étude s’est immédiatement défendu en arguant que « nos résultats ne disent en aucun cas que les troubles rapportés par les patients sont imaginaires ou psychosomatiques. L’étude avait pour ambition de prévenir les soignants : ils reçoivent des patients qui pensent avoir eu le Covid mais qui ont en fait connu un autre épisode viral. Ces symptômes peuvent être liés à une autre maladie, et il faut être prudent avant de l’attribuer à un Covid long, car ce sont des symptômes très généraux ».

Il faisait remarquer que la perte de l’odorat était le seul symptôme durable qui serait associé à une infection réelle, prouvée par un test sérologique positif.

Au cours d’un débat sur France Culture le lundi 21 novembre ou il lui était reproché de s’appuyer sur des tests sérologique pour tirer ses conclusions, Cédric Lemogne a admit que « la sérologie est un moyen très imparfait de détecter si les personnes ont eu le virus, mais la probabilité d’avoir été en réalité exposé est de seulement de 0,5 % en cas de sérologie négative, et 60 % dans le cas d’une sérologie positive. Défendant une méthodologie qu’il juge irréprochable, il a montré que les données relevées aboutissent par un simple calcul à ce que les malades attribuant leurs symptômes au covid long étaient très peu nombreux à avoir été réellement infectés.

Et c’est là qu’est l’erreur ! D’où vient ce chiffre de 0,5 % ?

La professeur Dominique Salmon-Ceron qui lui faisait face avance au contraire qu’au moins 25 % des patients en covid long sont dans cette situation parce qu’ils ont produit peu ou pas d’anticorps ou que ceux-ci ont disparus rapidement, et donc ont une sérologie négative. Pour le dire autrement, le fait d’avoir une sérologie négative n’exclue en rien le fait d’être en covid long (de même que le fait de n’avoir jamais eu de test PCR ou antigénique positif). C’en serait même une cause possible, les malades se rétablissant correctement d’un covid aiguë ayant en effet plus d’une fois sur deux de nombreux anticorps.

Il est également faux de dire que les symptômes des patients sont « très généraux » ou peuvent être facilement attribués à une autre maladie virale. Mis ensemble ils forment le plus souvent un syndrome tout à fait original, jamais vu auparavant, et tout à fait typique.
Par exemple une personne qui dit souffrir depuis des mois de palpitations, respiration difficile, troubles digestifs, douleurs musculaires, bourdonnements d’oreille , insomnie, dépression, et d’une fatigue tenace disparaissant certains jours comme par miracle, fait très certainement un covid long, ce qui est généralement confirmé par le fait que les examens, cardiaques, pulmonaires et de biologie sanguine ne montrent par ailleurs rien d’anormal.

De ma propre expérience je conclue que le covid long est avant tout repérable par un ensemble de signes cliniques évocateurs qu’il faut savoir identifier. Les examens biologiques sont a eux seuls totalement insuffisants.

Dès le début nous savions que les tests PCR donnaient parfois des faux négatifs. Il en était de même pour les sérologies. Et les patients que je recevais avec ce genre de tableau clinique étrange étaient si nombreux que je me posais de nombreuses questions, jusqu’à ce que la notion de covid long soit mise à jour à l’automne 2020.
Au printemps 2021 une étude britannique annonçait déjà des dizaines de milliers de victimes de cette affection, 8 % d’entre eux au moins présentant une sérologie négative.
Cela était malheureusement bien en dessous de la réalité que l’on observe aujourd’hui.(potentiellement 700 000 personnes concernées en France)

Exemple : une de mes patiente a été malade, a eu une PCR positive puis est devenue négative, et maintenant sa sérologie est négative. Pourtant les symptômes typique du covid persistent, elle est donc en covid long malgré une sérologie négative.

Deuxième chose : certains symptômes sont liés à la persistance de l’infection à bas bruit, et d’autres sont des séquelles après guérison. Il faut savoir les différencier.

En médecine chinoise nous soignons le covid long avec le Reishi (ganoderma lucidum).
Les résultats sont excellents sur l’état infectieux, qui peut disparaître totalement en quelques semaines (arrêt des douleurs, de l’arythmie, de la respiration difficile, de l’insomnie, de l’épuisement, de la diarrhée …) mais ce que l’on observe également c’est qu’il n’y a naturellement aucun effet sur les séquelles telles que l’anosmie, les atteintes musculaires, neurologiques etc.
Ainsi il est facile de constater après coup ce qui relevait de l’infection chronique, ou au contraire de séquelles, voir même d’une autre pathologie à traiter séparément.

Cette étude pour le moins controversée à tout de même le mérite de mettre en relief la mauvaise connaissance de la dynamique de l’infection à coronavirus qui peut devenir durable chez plus de 15 % des personnes infectées, bien souvent de façon très discrète au début, et ceci même chez les enfants.

Faire connaître la possibilité de traitement par le Reishi (ou par d’autres champignons immunostimulants) serait également très bénéfique pour les milliers de personnes concernées.

Covid long et Reishi : la poignante demande des patients.

« Mais pourquoi ne m’a-t-on pas dit que je pouvais soigner mon covid long avec le Reishi ? Qui va faire savoir aux malades que c’est la chose à essayer ? »

Les personnes qui ont utilisé le Reishi avec succès ne se contentent pas du plaisir de se sentir mieux, elle souhaitent partager cette expérience avec générosité. Mais comment faire sortir cette information du bruit de fond médiatique ?

Elles ont accepté de répondre de façon détaillée à mes questions pour que j’écrive mes articles, mais aujourd’hui elles me disent qu’il faut aller plus loin, afin que plus aucune victime de covid long ne soit renvoyées chez elle sans avoir été informée de cette possibilité.
Je vous livre ici un témoignage tout à fait éloquent datant de septembre 2021. Il s’agit d’une personne âgée de 49 ans, sans antécédents notables pour expliquer son covid long hormis qu’elle fait partie de la tranche d’âge à risque.

« je vous remercie, grâce à vos conseils je vois enfin le bout du tunnel ».

« Lundi 13 septembre, après que je vous ai parlé de mon covid long, vous m’avez conseillé de prendre du Reishi. Je m’en suis procuré le jour même dans un magasin bio, et j’en ai pris une première gélule le soir même, et ensuite une le matin, une le soir. Les jours suivants je me suis sentie fiévreuse, avec des courbatures supplémentaires mais le mercredi il y a eu comme un changement, difficile à décrire. Le jeudi je me suis sentie mieux, moins fatiguée, sans la nausée. Le vendredi le mal de tête a cédé. Le week-end je me suis sentie capable de prendre la voiture et de rouler plusieurs heures. Ça ne m’était plus arrivé depuis le mois de juillet. Depuis je vais de mieux en mieux, je revis »

« Je suis tombée malade le 30 juillet. Au lieu de faire un covid d’une semaine comme je l’ai vu chez certains amis, j’ai été malade avec des symptômes qui s’accumulaient avec le temps : d’abord fièvre, courbatures, toux, puis ensuite problèmes digestifs, nausées, maux de tête, insomnie, douleurs articulaires, épuisement, vertiges, et j’en oublie. J’ai été mal tout le mois d’août, je suis retourné voir ma généraliste qui m’a dit de patienter avec du Doliprane, mais rien n’a changé et j’ai commencé à déprimer sérieusement.
Je suis encore retournée la voir fin août pour faire un bilan plus complet. J’ai croisé dans les couloir un autre médecin que je connaissais et qui m’a demandé comment j’allais. Je lui ai décrit ma situation et il m’a dit que c’était sûrement un covid long. Ma généraliste m’a commenté mon bilan biologique en me disant que sur le papier tout était normal, hormis la vitamine D un peu basse et le fer un peu trop haut. Elle m’a donné des suppléments en vitamine D et m’a conseillé encore une fois du Doliprane contre les maux de tête, bien que je lui ai dit que ça n’avait aucun effet.

Comme j’avais entendu dire que ça pouvait être important j’ai également pris du zinc, des oligo-élements Cuivre Or Argent, de la vitamine C. J’y ai vraiment cru mais ça n’a strictement rien changé.

Et je me suis encore entendu dire qu’il fallait que je sois patiente, que ce genre de chose durait des mois. J’ai compris que si nécessaire on me proposerait de la kiné et de la psychothérapie. »

« Je m’estime chanceuse d’avoir croisé ce médecin qui m’a permis de comprendre que j’avais un covid long, mais je ne comprend pas qu’on m’ait juste dit qu’il n’y avait rien à faire à part me reposer, prendre du Doliprane et peut-être faire de la kiné respiratoire et voir un psychologue. Comment se fait-il que personne avant vous ne m’ait dit d’essayer de prendre du Reishi ? Pourquoi les médecins ne connaissent pas ça ? Vous vous rendez-compte ? J’étais en train de devenir dingue avec ces nausées, ce mal de tête, cette fatigue insupportable, et sans savoir ce que j’allais devenir. Et les autres malades comme moi, comment vont-ils savoir que ça existe et que ça peut marcher ? Qui va leur dire ? Pouvez-vous en parler à des médecins ? »

Une demande qui m’a vraiment fait ressentir le poids de la responsabilité.

Je partage totalement ce sentiment de devoir faire connaître cette possibilité de soin et c’est pourquoi j’écris ces articles. Pour rappel c’est en janvier 2021 que j’ai découvert un peu par hasard que les vertus immunostimulantes du Reishi, utiles dans le cas de certaines maladies chroniques, s’étendaient au cas du covid long.

J’en ai conseillé à plusieurs personnes, ce qui m’a fourni quelques cas bien documentés. Depuis j’ai publié sur mon blog quatre articles, et un article spécifique dans la revue de la Fédération Nationale de Médecine Traditionnelle Chinoise dans un but d’information. Ce nouveau témoignage arrive pour dire qu’il est temps de faire savoir à tous que le Reishi doit être essayé.

J’ai commencé à en parler à des médecins de mon entourage. Après tout ils sont parfaitement habilités à conseiller des compléments alimentaires, et sont les plus à même à en contrôler les effets. Ils m’ont confirmé que faire remonter ce genre d’information n’avait rien de facile, mais que je pouvais compter sur leur soutien.

A quand un interne rédigeant sa thèse de fin d’étude sur ce sujet ? Ce serait formidable. Et si cela ça pouvait tomber dans l’oreille des chercheurs ?

Vous qui lisez ceci, peut-être pourrez vous relayer cet appel des personnes qui en ont fait l’expérience :
« Les médecins doivent le savoir, le Reishi ça marche, c’est à essayer en cas de covid long ».

Covid long : activité virale ou séquelles ?

Photo de Andrea Piacquadio sur Pexels.com

Depuis que j’ai établi la bonne efficacité sur le covid long du champignon immunostimulant ganoderma lucidum (ou reishi), un certain nombre de personnes l’on essayé avec de bons résultats, mais parfois avec des résultats décevants. En cause, la confusion entre ce qui relève de la persistance de l’infection au coronavirus sensible à l’action du ganoderme, et ce qui relève des séquelles sur le long terme, sur lesquelles il est sans effet. Avec le recul, j’ai pu constater qu’il est souvent possible de discerner les deux , et donc de prévoir si le ganoderme sera efficace.

Les divers formes du covid long.

Le coronavirus peut atteindre de nombreuses cibles dans l’organisme.
Pas loin d’une centaine de signes et symptômes ont été décrits dans les formes persistantes de l’infection, provoquant une intense fatigue, un état dépressif, des troubles digestifs, cardio-respiratoires, musculaires, de nombreux autres signes atypiques, avec une évolution en dent de scie.
Concernant les séquelles post-covid, il en existe également des dizaines de formes selon les tissus atteints, principalement d’ordre neurologiques (typiquement la perte de goût et d’odorat) et musculaires, parfois aussi vasculaires, dont l’expression décroît généralement de façon linéaire dans le temps.

Evolution de la prévalence.

Sous sa forme classique, le covid long touche essentiellement les 40 et 50 ans.
Au moment ou j’écris ces lignes (août 2021) bon nombre de ces personnes sont protégées par leur immunité, acquise lors d’une première infection, ou par la vaccination. Il peut toutefois leur arriver d’être réinfectées par un variant ou du fait de la perte progressive de la mémoire immunitaire, mais dans ce cas la probabilité d’un covid long est très faible. On voit donc beaucoup moins de covid long dans ces tranches d’âge aujourd’hui.


Les plus jeunes n’ont eu accès à la vaccination que très récemment, ce qui explique qu’ils soient les plus atteints par la pandémie en ce moment. Selon les études statistiques, ils vivent l’infection à coronavirus différemment, le plus souvent de façon peu ou pas symptomatique.
Mais il existe un pourcentage de cas de formes graves, dont certaines peuvent se prolonger dans le temps. Il semble qu’il s’agisse le plus souvent de séquelles durables, bien moins souvent de la persistance d’un état infectieux.


Chez les adolescents on constate parfois une hyper-réactivité du système immunitaire, qui est l’origine du syndrome PIMS (syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique ). Cliniquement proche de la maladie de Kawasaki, cet état inflammatoire très invalidant persiste pendants des mois.


L’infection par le coronavirus est donc à l’origine de formes longues de la maladie, en rapport le plus souvent avec l’âge du sujet, et qui peuvent être toutes dénommées « covid long » alors qu’il s’agit de situations différentes qui méritent d’être prises en charge de façon distinct.


Voyons comment cela se traduit sur le plan clinique, tel que j’ai pu l’observer.

Cas d’un jeune de 16 ans, pratiquant le sport à haut niveau.

Grosse fièvre, test covid positif, puis douleurs musculaires et fatigue intense.
Testé négatif par la suite, les symptômes ont perduré, associées à des marqueurs biologiques inflammatoires très nets. Le diagnostique de PIMS à été posé.
En dehors d’une prise en charge médicale classique, il lui a été demandé de respecter un repos strict pendant plusieurs mois, et donc de cesser tout entraînement même léger, afin de ne pas aggraver la situation inflammatoire.
Conclusion : dans cette situation la prise de reishi est inutile, elle sera sans effet.

Cas d’une éducatrice sportive de 38 ans, en arrêt de travail pour covid.

Test redevenu négatif mais peine à reprendre le travail : essoufflée, jambes sans force, des douleurs aux yeux, une toux pénible et douloureuse (prise en charge médicalement).
Prend du reishi / ganoderme, mais aucune réaction immunitaire, aucun changement, à part un peu moins de fatigue. Le repos pendant une semaine de vacances n’accélère pas la guérison.
Ce n’est qu’au fil des semaines suivantes qu’elle constate fort heureusement que la faiblesse musculaire cède progressivement, que la sensation de fatigue s’estompe peu à peu.
Conclusion : il apparaît finalement qu’il ne s’agissait pas d’un covid long infectieux, mais bien de séquelles neurologiques et musculaires.

Cas d’un homme de 34 ans. Travail intense en extérieur.

Il a été en arrêt pour covid. Re-testé négatif il a pourtant été affecté par des symptômes persistants : troubles digestifs ( selles jaunes ), fatigue intense, aggravée par période, douleur musculaire et articulaires.
La prise de reishi n’a pas provoqué d’aggravation notable ni de fièvre, mais a eu rapidement un effet bénéfique sur la fonction digestive avec une reprise d’énergie et de poids.
Par contre il reste les douleurs musculaire et articulaires, et la fatigue.
L’amélioration de ces symptôme est lente.
Conclusion : il s’agissait d’une forme combinée. D’une part un covid long infectieux affectant le système digestif et d’autre part des séquelles musculaires.

A noter : séquelles musculaires et activité physique

J’ai pu remarquer que les séquelles musculaires étaient le plus souvent le fait de personnes sportives, à l’activité physique régulière. En particulier, les coureurs à pieds ont ressenti une forte perte de force dans les muscles des jambes et du bassin seulement. Il me semble que ces séquelles pourraient provenir d’une activité physique intense pendant la phase d’infection au coronavirus. Plusieurs spécialistes ont émis l’hypothèse que le coronavirus provoquerait un dysfonctionnement des mitochondries aboutissant à l’asphyxie des cellules. Un effort intense dans ces conditions pourrait donc conduire à des séquelles affectant spécifiquement les muscles les plus sollicités.
Si cette observation est fondée, alors il est important de penser à se reposer et d’éviter d’aller à l’entrainement s’il y a suspicion de covid en cours.

En résumé, le reishi est efficace sur le covid long infectieux mais ne l’est pas sur les séquelles neurologiques et musculaires ni sur le syndrome inflammatoire pédiatrique.

Il est difficile, face aux nombreuses formes que peuvent prendre les suites d’une infection au coronavirus, de discerner à quelle situation on a affaire. Cependant des indices permettent d’établir l’hypothèse la plus probable :

Situation inflammatoire chez l’enfant ou l’adolescent de type PIMS , objectivée par les marqueurs sanguins de l’inflammation : reishi sans effet.

Perte d’odorat, troubles visuels, brouillard mental, perte de mémoire et de concentration, fatigue musculaire, pas amélioré à l’activité modérée, sans effet de répit certains jours mais plutôt avec une amélioration lente et progressive de jour en jour. Prise de reishi sans effet.

Intense fatigue, état dépressif, troubles digestifs e/ou cardio-respiratoires et/ou musculaires, de nombreux autres signes atypiques, avec une évolution en dent de scie (notamment des journées de répit inexplicables).
Le reishi est efficace.

Comme nous l’avons vu dans un des cas cliniques, il existe des situations mixtes séquelles/ infection persistante. La partie infection persistante répond à la prise de reishi.

Compte tenu de la bonne tolérance généralement observée, dans le doute sur le type de covid long, la prise de reishi est tout de même à envisager.