Le covid long, ce serait « dans la tête » ?

On vous dit ou est la grossière erreur qui s’est glissée dans l’étude qui abouti à cette conclusion totalement à l’encontre de qui est observé au quotidien.

Photo de Ksenia Chernaya sur Pexels.com

Il s’agit au départ d’une enquête menée auprès de 27 000 adultes suivis pendant des mois par les autorités françaises de santé publique pour évaluer de multiples effets du Covid, et publiée au mois de novembre 2021.

On pouvait lire sur le site de France Info « L’étude suggère que, pour un patient, le fait de penser avoir contracté le Covid-19 est plus fortement associé à des symptômes prolongés plusieurs mois après avoir été exposé à la maladie, que le fait d’avoir eu un résultat positif à un test sérologique.

Autrement dit la majorité des malades interrogés associeraient à tort leurs symptômes actuels au fait d’avoir eu le covid. Seule une minorité aurait réellement un covid long, les autres lui attribueraient leur malaise, voir le renforcerait, par la croyance d’avoir été atteint du covid.

L’annonce des résultats de cette étude a eu l’effet d’une bombe sur ceux qui luttent chaque jour contre cette affection de longue durée et leurs soignants, au moment même ou le parlement s’apprête a voter une loi en facilitant la prise en charge.
L’association française de patients atteints de Covid long (AprèsJ20) a immédiatement réagit dans un tweet dénonçant des conclusions « stigmatisantes, dangereuses et nuisibles pour les Covid(s) long(s), d’autant qu’elles sont contestées et non reconnues par l’ensemble de la communauté scientifique et associative internationale ».

Jérôme Larché, médecin interniste, réanimateur et infectiologue a réagit sur France Info en dénonçant une « psychologisation dommageable au patient et à la dynamique que certains soignants tentent de mettre en place pour une meilleure prise en charge » du Covid long. « Les symptômes ont été confondus avec les croyances. Le terme « croyance » a été cité 44 fois dans l’étude, et quand on mentionne avec une telle récurrence ce terme dans un article, c’est qu’il existe un biais de confirmation, ce qui est assez dérangeant dans une étude médicale et scientifique. »

Cédric Lemogne, le psychiatre coordinateur de l’étude s’est immédiatement défendu en arguant que « nos résultats ne disent en aucun cas que les troubles rapportés par les patients sont imaginaires ou psychosomatiques. L’étude avait pour ambition de prévenir les soignants : ils reçoivent des patients qui pensent avoir eu le Covid mais qui ont en fait connu un autre épisode viral. Ces symptômes peuvent être liés à une autre maladie, et il faut être prudent avant de l’attribuer à un Covid long, car ce sont des symptômes très généraux ».

Il faisait remarquer que la perte de l’odorat était le seul symptôme durable qui serait associé à une infection réelle, prouvée par un test sérologique positif.

Au cours d’un débat sur France Culture le lundi 21 novembre ou il lui était reproché de s’appuyer sur des tests sérologique pour tirer ses conclusions, Cédric Lemogne a admit que « la sérologie est un moyen très imparfait de détecter si les personnes ont eu le virus, mais la probabilité d’avoir été en réalité exposé est de seulement de 0,5 % en cas de sérologie négative, et 60 % dans le cas d’une sérologie positive. Défendant une méthodologie qu’il juge irréprochable, il a montré que les données relevées aboutissent par un simple calcul à ce que les malades attribuant leurs symptômes au covid long étaient très peu nombreux à avoir été réellement infectés.

Et c’est là qu’est l’erreur ! D’où vient ce chiffre de 0,5 % ?

La professeur Dominique Salmon-Ceron qui lui faisait face avance au contraire qu’au moins 25 % des patients en covid long sont dans cette situation parce qu’ils ont produit peu ou pas d’anticorps ou que ceux-ci ont disparus rapidement, et donc ont une sérologie négative. Pour le dire autrement, le fait d’avoir une sérologie négative n’exclue en rien le fait d’être en covid long (de même que le fait de n’avoir jamais eu de test PCR ou antigénique positif). C’en serait même une cause possible, les malades se rétablissant correctement d’un covid aiguë ayant en effet plus d’une fois sur deux de nombreux anticorps.

Il est également faux de dire que les symptômes des patients sont « très généraux » ou peuvent être facilement attribués à une autre maladie virale. Mis ensemble ils forment le plus souvent un syndrome tout à fait original, jamais vu auparavant, et tout à fait typique.
Par exemple une personne qui dit souffrir depuis des mois de palpitations, respiration difficile, troubles digestifs, douleurs musculaires, bourdonnements d’oreille , insomnie, dépression, et d’une fatigue tenace disparaissant certains jours comme par miracle, fait très certainement un covid long, ce qui est généralement confirmé par le fait que les examens, cardiaques, pulmonaires et de biologie sanguine ne montrent par ailleurs rien d’anormal.

De ma propre expérience je conclue que le covid long est avant tout repérable par un ensemble de signes cliniques évocateurs qu’il faut savoir identifier. Les examens biologiques sont a eux seuls totalement insuffisants.

Dès le début nous savions que les tests PCR donnaient parfois des faux négatifs. Il en était de même pour les sérologies. Et les patients que je recevais avec ce genre de tableau clinique étrange étaient si nombreux que je me posais de nombreuses questions, jusqu’à ce que la notion de covid long soit mise à jour à l’automne 2020.
Au printemps 2021 une étude britannique annonçait déjà des dizaines de milliers de victimes de cette affection, 8 % d’entre eux au moins présentant une sérologie négative.
Cela était malheureusement bien en dessous de la réalité que l’on observe aujourd’hui.(potentiellement 700 000 personnes concernées en France)

Exemple : une de mes patiente a été malade, a eu une PCR positive puis est devenue négative, et maintenant sa sérologie est négative. Pourtant les symptômes typique du covid persistent, elle est donc en covid long malgré une sérologie négative.

Deuxième chose : certains symptômes sont liés à la persistance de l’infection à bas bruit, et d’autres sont des séquelles après guérison. Il faut savoir les différencier.

En médecine chinoise nous soignons le covid long avec le Reishi (ganoderma lucidum).
Les résultats sont excellents sur l’état infectieux, qui peut disparaître totalement en quelques semaines (arrêt des douleurs, de l’arythmie, de la respiration difficile, de l’insomnie, de l’épuisement, de la diarrhée …) mais ce que l’on observe également c’est qu’il n’y a naturellement aucun effet sur les séquelles telles que l’anosmie, les atteintes musculaires, neurologiques etc.
Ainsi il est facile de constater après coup ce qui relevait de l’infection chronique, ou au contraire de séquelles, voir même d’une autre pathologie à traiter séparément.

Cette étude pour le moins controversée à tout de même le mérite de mettre en relief la mauvaise connaissance de la dynamique de l’infection à coronavirus qui peut devenir durable chez plus de 15 % des personnes infectées, bien souvent de façon très discrète au début, et ceci même chez les enfants.

Faire connaître la possibilité de traitement par le Reishi (ou par d’autres champignons immunostimulants) serait également très bénéfique pour les milliers de personnes concernées.

Covid long et Reishi : la poignante demande des patients.

« Mais pourquoi ne m’a-t-on pas dit que je pouvais soigner mon covid long avec le Reishi ? Qui va faire savoir aux malades que c’est la chose à essayer ? »

Les personnes qui ont utilisé le Reishi avec succès ne se contentent pas du plaisir de se sentir mieux, elle souhaitent partager cette expérience avec générosité. Mais comment faire sortir cette information du bruit de fond médiatique ?

Elles ont accepté de répondre de façon détaillée à mes questions pour que j’écrive mes articles, mais aujourd’hui elles me disent qu’il faut aller plus loin, afin que plus aucune victime de covid long ne soit renvoyées chez elle sans avoir été informée de cette possibilité.
Je vous livre ici un témoignage tout à fait éloquent datant de septembre 2021. Il s’agit d’une personne âgée de 49 ans, sans antécédents notables pour expliquer son covid long hormis qu’elle fait partie de la tranche d’âge à risque.

« je vous remercie, grâce à vos conseils je vois enfin le bout du tunnel ».

« Lundi 13 septembre, après que je vous ai parlé de mon covid long, vous m’avez conseillé de prendre du Reishi. Je m’en suis procuré le jour même dans un magasin bio, et j’en ai pris une première gélule le soir même, et ensuite une le matin, une le soir. Les jours suivants je me suis sentie fiévreuse, avec des courbatures supplémentaires mais le mercredi il y a eu comme un changement, difficile à décrire. Le jeudi je me suis sentie mieux, moins fatiguée, sans la nausée. Le vendredi le mal de tête a cédé. Le week-end je me suis sentie capable de prendre la voiture et de rouler plusieurs heures. Ça ne m’était plus arrivé depuis le mois de juillet. Depuis je vais de mieux en mieux, je revis »

« Je suis tombée malade le 30 juillet. Au lieu de faire un covid d’une semaine comme je l’ai vu chez certains amis, j’ai été malade avec des symptômes qui s’accumulaient avec le temps : d’abord fièvre, courbatures, toux, puis ensuite problèmes digestifs, nausées, maux de tête, insomnie, douleurs articulaires, épuisement, vertiges, et j’en oublie. J’ai été mal tout le mois d’août, je suis retourné voir ma généraliste qui m’a dit de patienter avec du Doliprane, mais rien n’a changé et j’ai commencé à déprimer sérieusement.
Je suis encore retournée la voir fin août pour faire un bilan plus complet. J’ai croisé dans les couloir un autre médecin que je connaissais et qui m’a demandé comment j’allais. Je lui ai décrit ma situation et il m’a dit que c’était sûrement un covid long. Ma généraliste m’a commenté mon bilan biologique en me disant que sur le papier tout était normal, hormis la vitamine D un peu basse et le fer un peu trop haut. Elle m’a donné des suppléments en vitamine D et m’a conseillé encore une fois du Doliprane contre les maux de tête, bien que je lui ai dit que ça n’avait aucun effet.

Comme j’avais entendu dire que ça pouvait être important j’ai également pris du zinc, des oligo-élements Cuivre Or Argent, de la vitamine C. J’y ai vraiment cru mais ça n’a strictement rien changé.

Et je me suis encore entendu dire qu’il fallait que je sois patiente, que ce genre de chose durait des mois. J’ai compris que si nécessaire on me proposerait de la kiné et de la psychothérapie. »

« Je m’estime chanceuse d’avoir croisé ce médecin qui m’a permis de comprendre que j’avais un covid long, mais je ne comprend pas qu’on m’ait juste dit qu’il n’y avait rien à faire à part me reposer, prendre du Doliprane et peut-être faire de la kiné respiratoire et voir un psychologue. Comment se fait-il que personne avant vous ne m’ait dit d’essayer de prendre du Reishi ? Pourquoi les médecins ne connaissent pas ça ? Vous vous rendez-compte ? J’étais en train de devenir dingue avec ces nausées, ce mal de tête, cette fatigue insupportable, et sans savoir ce que j’allais devenir. Et les autres malades comme moi, comment vont-ils savoir que ça existe et que ça peut marcher ? Qui va leur dire ? Pouvez-vous en parler à des médecins ? »

Une demande qui m’a vraiment fait ressentir le poids de la responsabilité.

Je partage totalement ce sentiment de devoir faire connaître cette possibilité de soin et c’est pourquoi j’écris ces articles. Pour rappel c’est en janvier 2021 que j’ai découvert un peu par hasard que les vertus immunostimulantes du Reishi, utiles dans le cas de certaines maladies chroniques, s’étendaient au cas du covid long.

J’en ai conseillé à plusieurs personnes, ce qui m’a fourni quelques cas bien documentés. Depuis j’ai publié sur mon blog quatre articles, et un article spécifique dans la revue de la Fédération Nationale de Médecine Traditionnelle Chinoise dans un but d’information. Ce nouveau témoignage arrive pour dire qu’il est temps de faire savoir à tous que le Reishi doit être essayé.

J’ai commencé à en parler à des médecins de mon entourage. Après tout ils sont parfaitement habilités à conseiller des compléments alimentaires, et sont les plus à même à en contrôler les effets. Ils m’ont confirmé que faire remonter ce genre d’information n’avait rien de facile, mais que je pouvais compter sur leur soutien.

A quand un interne rédigeant sa thèse de fin d’étude sur ce sujet ? Ce serait formidable. Et si cela ça pouvait tomber dans l’oreille des chercheurs ?

Vous qui lisez ceci, peut-être pourrez vous relayer cet appel des personnes qui en ont fait l’expérience :
« Les médecins doivent le savoir, le Reishi ça marche, c’est à essayer en cas de covid long ».

Covid long : activité virale ou séquelles ?

Photo de Andrea Piacquadio sur Pexels.com

Depuis que j’ai établi la bonne efficacité sur le covid long du champignon immunostimulant ganoderma lucidum (ou reishi), un certain nombre de personnes l’on essayé avec de bons résultats, mais parfois avec des résultats décevants. En cause, la confusion entre ce qui relève de la persistance de l’infection au coronavirus sensible à l’action du ganoderme, et ce qui relève des séquelles sur le long terme, sur lesquelles il est sans effet. Avec le recul, j’ai pu constater qu’il est souvent possible de discerner les deux , et donc de prévoir si le ganoderme sera efficace.

Les divers formes du covid long.

Le coronavirus peut atteindre de nombreuses cibles dans l’organisme.
Pas loin d’une centaine de signes et symptômes ont été décrits dans les formes persistantes de l’infection, provoquant une intense fatigue, un état dépressif, des troubles digestifs, cardio-respiratoires, musculaires, de nombreux autres signes atypiques, avec une évolution en dent de scie.
Concernant les séquelles post-covid, il en existe également des dizaines de formes selon les tissus atteints, principalement d’ordre neurologiques (typiquement la perte de goût et d’odorat) et musculaires, parfois aussi vasculaires, dont l’expression décroît généralement de façon linéaire dans le temps.

Evolution de la prévalence.

Sous sa forme classique, le covid long touche essentiellement les 40 et 50 ans.
Au moment ou j’écris ces lignes (août 2021) bon nombre de ces personnes sont protégées par leur immunité, acquise lors d’une première infection, ou par la vaccination. Il peut toutefois leur arriver d’être réinfectées par un variant ou du fait de la perte progressive de la mémoire immunitaire, mais dans ce cas la probabilité d’un covid long est très faible. On voit donc beaucoup moins de covid long dans ces tranches d’âge aujourd’hui.


Les plus jeunes n’ont eu accès à la vaccination que très récemment, ce qui explique qu’ils soient les plus atteints par la pandémie en ce moment. Selon les études statistiques, ils vivent l’infection à coronavirus différemment, le plus souvent de façon peu ou pas symptomatique.
Mais il existe un pourcentage de cas de formes graves, dont certaines peuvent se prolonger dans le temps. Il semble qu’il s’agisse le plus souvent de séquelles durables, bien moins souvent de la persistance d’un état infectieux.


Chez les adolescents on constate parfois une hyper-réactivité du système immunitaire, qui est l’origine du syndrome PIMS (syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique ). Cliniquement proche de la maladie de Kawasaki, cet état inflammatoire très invalidant persiste pendants des mois.


L’infection par le coronavirus est donc à l’origine de formes longues de la maladie, en rapport le plus souvent avec l’âge du sujet, et qui peuvent être toutes dénommées « covid long » alors qu’il s’agit de situations différentes qui méritent d’être prises en charge de façon distinct.


Voyons comment cela se traduit sur le plan clinique, tel que j’ai pu l’observer.

Cas d’un jeune de 16 ans, pratiquant le sport à haut niveau.

Grosse fièvre, test covid positif, puis douleurs musculaires et fatigue intense.
Testé négatif par la suite, les symptômes ont perduré, associées à des marqueurs biologiques inflammatoires très nets. Le diagnostique de PIMS à été posé.
En dehors d’une prise en charge médicale classique, il lui a été demandé de respecter un repos strict pendant plusieurs mois, et donc de cesser tout entraînement même léger, afin de ne pas aggraver la situation inflammatoire.
Conclusion : dans cette situation la prise de reishi est inutile, elle sera sans effet.

Cas d’une éducatrice sportive de 38 ans, en arrêt de travail pour covid.

Test redevenu négatif mais peine à reprendre le travail : essoufflée, jambes sans force, des douleurs aux yeux, une toux pénible et douloureuse (prise en charge médicalement).
Prend du reishi / ganoderme, mais aucune réaction immunitaire, aucun changement, à part un peu moins de fatigue. Le repos pendant une semaine de vacances n’accélère pas la guérison.
Ce n’est qu’au fil des semaines suivantes qu’elle constate fort heureusement que la faiblesse musculaire cède progressivement, que la sensation de fatigue s’estompe peu à peu.
Conclusion : il apparaît finalement qu’il ne s’agissait pas d’un covid long infectieux, mais bien de séquelles neurologiques et musculaires.

Cas d’un homme de 34 ans. Travail intense en extérieur.

Il a été en arrêt pour covid. Re-testé négatif il a pourtant été affecté par des symptômes persistants : troubles digestifs ( selles jaunes ), fatigue intense, aggravée par période, douleur musculaire et articulaires.
La prise de reishi n’a pas provoqué d’aggravation notable ni de fièvre, mais a eu rapidement un effet bénéfique sur la fonction digestive avec une reprise d’énergie et de poids.
Par contre il reste les douleurs musculaire et articulaires, et la fatigue.
L’amélioration de ces symptôme est lente.
Conclusion : il s’agissait d’une forme combinée. D’une part un covid long infectieux affectant le système digestif et d’autre part des séquelles musculaires.

A noter : séquelles musculaires et activité physique

J’ai pu remarquer que les séquelles musculaires étaient le plus souvent le fait de personnes sportives, à l’activité physique régulière. En particulier, les coureurs à pieds ont ressenti une forte perte de force dans les muscles des jambes et du bassin seulement. Il me semble que ces séquelles pourraient provenir d’une activité physique intense pendant la phase d’infection au coronavirus. Plusieurs spécialistes ont émis l’hypothèse que le coronavirus provoquerait un dysfonctionnement des mitochondries aboutissant à l’asphyxie des cellules. Un effort intense dans ces conditions pourrait donc conduire à des séquelles affectant spécifiquement les muscles les plus sollicités.
Si cette observation est fondée, alors il est important de penser à se reposer et d’éviter d’aller à l’entrainement s’il y a suspicion de covid en cours.

En résumé, le reishi est efficace sur le covid long infectieux mais ne l’est pas sur les séquelles neurologiques et musculaires ni sur le syndrome inflammatoire pédiatrique.

Il est difficile, face aux nombreuses formes que peuvent prendre les suites d’une infection au coronavirus, de discerner à quelle situation on a affaire. Cependant des indices permettent d’établir l’hypothèse la plus probable :

Situation inflammatoire chez l’enfant ou l’adolescent de type PIMS , objectivée par les marqueurs sanguins de l’inflammation : reishi sans effet.

Perte d’odorat, troubles visuels, brouillard mental, perte de mémoire et de concentration, fatigue musculaire, pas amélioré à l’activité modérée, sans effet de répit certains jours mais plutôt avec une amélioration lente et progressive de jour en jour. Prise de reishi sans effet.

Intense fatigue, état dépressif, troubles digestifs e/ou cardio-respiratoires et/ou musculaires, de nombreux autres signes atypiques, avec une évolution en dent de scie (notamment des journées de répit inexplicables).
Le reishi est efficace.

Comme nous l’avons vu dans un des cas cliniques, il existe des situations mixtes séquelles/ infection persistante. La partie infection persistante répond à la prise de reishi.

Compte tenu de la bonne tolérance généralement observée, dans le doute sur le type de covid long, la prise de reishi est tout de même à envisager.

Covid Long et Ganoderme, étude clinique

Covid long et ganoderme : étude clinique.

Cette étude de cas porte sur 7 personnes âgées de 40 à 57 ans.
Ces personnes ont traité par le ganoderme une forme longue d’infection au coronavirus (SARS Cov2) , avérée par les examens biologiques ou déduite de critères cliniques .
Le champignon ganoderme (ganoderma lucidum), est aussi appelé Ling Zhi en Médecine Traditionnelle Chinoise, et Reishi au Japon.
Il est connu et très étudié pour ses multiples effets bénéfiques en particulier en cas d’infection virale et bactérienne chronique.
Ces personnes ont commencé à prendre du ganoderme entre fin décembre 2020 et avril 2021.
La posologie était de 400 à 500 mg de poudre de champignon le matin et le soir, sous forme de gélules ou de comprimés ( hormis une personne ayant utilisé 250 mg de poudre contenant 50% de mycélium matin et soir également)

Les prises ont duré un mois, plus longtemps si nécessaire. Aucun effets indésirables autres que ceux liées à l’action même du ganoderme n’ont été rapportés.

Sont décrits à chaque fois l’évolution de la maladie et le cas échéant les résultats de tests biologiques. Puis est décrite la réaction à la prise de ganoderme, suivie d’un commentaire relatif à la pertinence et à l’efficacité du ganoderme dans chaque cas.

Femme 47 ans. Covid long intense.

Infirmière, bonne forme et bon entraînement sportif avant le covid.
Contaminée par le coronavirus sur son lieu de travail, cette infirmière de 47 ans a été mise en arrêt maladie pour 3 semaines à la mi-octobre 2020.
Ses symptômes étaient essentiellement un état subfébrile avec fatigue et courbatures douloureuses, de l’insomnie, une perte de l’odorat et du goût, des maux de tête.
Le diagnostic de covid étant posé d’après les signes cliniques, il n’est pas jugé nécessaire de lui faire passer un test.
Elle se remet progressivement de sa maladie. Début novembre elle est testé négative et reprends le travail.
Rapidement elle ressent de nouveau une intense fatigue, accompagnée d’oppression et de douleurs thoraciques, d’une respiration difficile, de maux de tête.
Fin novembre, au bout de 3 semaines épuisantes elle doit à nouveau s’arrêter de travailler.
Les signes cardiorespiratoires sont inquiétants et elle consulte un cardiologue, mais un angio-scanner et un électrocardiogramme sont tous deux négatifs.
Par contre son test PCR est cette fois positif, démontrant que le coronavirus est actif . Le covid long est confirmé par une sérologie montrant à la fois des anticorps récents et anciens.
Pendant tout le mois de décembre son état de forme est en dent de scie : parfois pendant deux ou trois jours elle se sent guérie, pense à reprendre le travail, puis est à nouveau épuisée pour plus d’une semaine. Elle est finalement déclarée en situation de covid long. Elle est prévenue que cette situation a toute chance de durer des mois mais qu’elle peut bénéficier d’un suivi en psychothérapie et en kiné respiratoire. Son moral est au plus bas.
A Noël, décidée à tenter tout ce qui pourrait l’aider elle se tourne vers la Médecine Traditionnelle Chinoise. Elle commence à prendre du Ganoderme/Reishi , deux gélules de poudre de champignon par jour pour une cure de trois semaines.
La réaction de son organisme est quasi immédiate , tout d’abord dans le sens d’une aggravation. Tout ses symptômes sont majorés, elle passe la dernière semaine de décembre au lit.
Puis un matin elle sent mieux, et l’amélioration se confirme de jours en jours.
(voir le graphique en haut d’article)

Au point qu’à la mi-janvier, après un test négatif, elle reprend le travail.
Par précaution elle refait une cure de Reishi qui cette fois n’occasionne aucune réaction.
Elle passe les mois de février en mars en forme, sans rechute, reprend ses activités sportives, retrouve le moral. Elle déplore néanmoins un odorat qui tarde à se rétablir, ainsi que le sens du goût qui reste amoindri.

Commentaire :
Le covid aiguë et le covid long ont été confirmés par les test biologiques. Le pronostique était très sombre. Le ganoderme a provoqué les premiers jours une forte réaction immunitaire signifiée par la reprise des symptômes du covid aiguë, puis l’amélioration a été très rapide jusqu’à la guérison complète et la reprise du travail, sans rechute dans les mois suivants.

Homme 57 ans. Covid léger suivi d’un covid long modéré, puis récidive avec covid long sévère.

En forme correcte avant le covid, un suivi de routine en cardiologie.
En mars 2020, cet homme a eu une inflammation d’une parotide accompagnée d’une respiration difficile, une légère fièvre, et suivie par un état de moins bonne forme durable avec, de façon modérée mais persistante gène thoracique, arythmie, baisse d’élan vital, courbatures et maux de dos récurant durant toute l’année.
En février 2021, cet homme de 57 ans dors mal depuis plusieurs semaines, il se sent harassé de courbatures, déprimé, et soupçonne un problème cardiaque du fait de sa respiration difficile, de douleurs thoraciques, de palpitations. Mais des examens cardiaques ne montrent rien d’anormal. On le renvoie alors à une problématique de névralgie dorsale éventuellement psychosomatique.
Cependant il est intrigué par le fait que certains jours seulement, de façon totalement aléatoire, il se sent en forme et sans aucun symptômes. D’autres manifestations sont curieuses : troubles du transit, acouphènes, engelures… Il se souvient avoir vécu début janvier deux jours de fatigue avec un léger mal de gorge qui pourraient bien correspondre à une infection à coronavirus. Une consultation en médecine générale conclut à la possibilité d’un covid long mais le résultat de la sérologie est négatif.

Sans certitude il commence à prendre du Reishi le 20/02
Dès le lendemain tous les symptôme sont aggravés avec en plus un enrouement, des glaires, un état fébrile avec des maux de tête, une lombalgie, des maux d’estomac. Un symptôme est très parlant : une inflammation d’une parotide exactement identique à celle vécue en mars 2020.
Après cinq jours éprouvants, la fatigue et les douleurs thoraciques cèdent, puis la respiration redevient aisée, le rythme cardiaque et la fonction digestive se normalisent. Au bout de deux semaines il a repris une vie normale.
Il lui reste une légère gène à la gorge, ce qui indique que le combat n’est pas terminé et le motive a continuer la prise de Reishi.
La sérologie négative indique que la guérison pourrait être accélérée par une vaccination.
Au bout d’un mois il interrompt le reishi et reçoit le vaccin Astra-Zeneca, s’ensuit une classique journée de réaction avec courbatures et légère fièvre. Deux semaines plus tard son état n’est pas meilleur, plutôt légèrement moins bon. Il reprend du reishi : réapparaissent la fatigue, les courbatures, une respiration difficile pendant 4 jours signant la stimulation immunitaire puis son état général s’améliore de nouveau de façon très nette dans les semaines suivantes. Il continue le ganoderme avec une amélioration constante.

Commentaire :
on ne peut faire que des hypothèses sur la dynamique de l’infection. La sérologie négative à la protéine S peut s’expliquer de deux façon : la perte progressive de l’immunité acquise lors de la première infection, ou bien une immunité reposant sur des anticorps propres à un autre coronavirus n’incluant pas la protéine S. Il est probable que cette réaction immunitaire inappropriée soit à l’origine du covid long. La récidive plus violente peut provenir d’une réinfection par un variant, tout comme d’un déficit plus marqué d’anticorps.
Ce qui est certain, c’est que le ganoderme a mis fin en deux semaines à un an de covid long modéré et à un mois et demi de récidive de covid long intense et invalidant.

Femme 47 ans. Covid modéré suivi d’un covid long faible, puis récidive plus sérieuse.

En forme avant le covid, susceptible aux problèmes de peau, aux troubles digestifs et aux maux de tête.
Consulte le 9/03/2021. Depuis qu’elle a été malade en novembre 2020, elle est encombrée, tousse le matin. Diaphragme tendu, oppression thoracique , fatiguée, pas le moral. Une sorte d’eczéma bras et jambes très pénible qui ne passe qu’avec de la cortisone, par crises récurrentes, déclenchées par alimentation industrielle, gluten ou laitages et à chaque fois associé à de l’arythmie cardiaque, une pointe au cœur, une alternance de diarrhée/constipation. Envisage de faire un test allergique.
Se souvient avoir eu les mêmes symptômes en mars 2020 : grosse fatigue, des pointes au cœur et des troubles intestinaux, suivis de l’apparition d’un genre d’eczéma ventre dos et bas du dos, pieds… Cet état s’était amélioré très lentement.
Une radio des poumons ne montre rien de particulier.

Commence le reishi le 15/03.
Dès le jour 2 aggravation de la fatigue surtout vers 16h 17h , avec plus de troubles visuels, des crampes intestinales. Une sensation de faim étrange à l’estomac. Dors assez bien. Sans cortisone l’eczéma est supportable.
Au jour 3 la toux le matin semble commencer à diminuer.
Le 19/03 (jour 5) des maux de tête, fièvre, réveillée en sueur en pleine nuit avec les paumes chaudes. Tousse encore un peu le matin.
Le 24/03 (jour 10) ne tousse quasiment plus le matin, l’oppression thoracique est moins présente, les pointes au coeur ont disparues. Il n’y a plus de douleurs digestives, le transit s’améliore de jour en jour. Reste un essoufflement à l’effort.
Le 31/03 (jour 16) ne tousse plus, les mucosités sont devenu claires , la respiration est libre, respirer à fond ne fait plus tousser. Digestion normale. Les éruptions cutanées s’améliorent.
La fatigue avec brouillard mental persiste.
Fin avril soit plus d’un mois de prise se sent moins fatiguée, plus aucun signes respiratoires ou cardiaques, mais le brouillard mental persiste en tant que séquelle. Les éruptions cutanées qui persistent semblent ne pas relever du même champ clinique.

Commentaire :
La première occurrence du covid long n’avait pas été diagnostiquée mais avait connu une évolution spontanée relativement favorable hormis les troubles cutanés durablement installés. La récidive a été plus sérieuse, avec une aggravation des problèmes cutanés et de réelles séquelles neurologiques. Le ganoderme provoque d’abord des réactions pénibles sur un organisme déjà épuisé puis l’amélioration est rapide et se confirme.


Homme 43 ans. Covid long modéré suite à un covid aiguë avéré.

Éducateur sportif en bonne forme avant le covid.
En octobre 2020, il est pris d’une grosse fatigue, avec frissons, douleurs articulaires et essoufflement mais sans fièvre. Au bout de 4 jours tout semble rentrer dans l’ordre malgré la perte du goût et de l’odorat. La fatigue cède peu à peu.
Au mois de novembre il constate que le goût et l’odorat ne reviennent pas, et que persiste un souffle court et des douleurs articulaires inhabituelles.
Au cours des mois suivants son état général ne s’améliore pas. Le goût et l’odorat ne reviennent toujours pas. Il ressent des difficultés de concentration, puis apparaissent des palpitations cardiaques surtout le soir, et un état de forme en dent de scie avec des coups de fatigue intense qui durent quelques heures à quelques jours, psychiquement il manque d’entrain.
Ces symptômes ne pouvant pas seulement s’expliquer par l’arrêt de son activité sportive du fait de la crise sanitaire, il admet qu’il est probable qu’il s’agisse d’un covid long.

Il commence le reishi le samedi 17 avril.
Dès le lendemain (jour 23) il ressent une gène pour s’endormir, un état de tension et des courbatures mais ne note pas de fièvre. Du fait qu’il a repris un entraînement sportif il ne peut dire s’il ressent des courbatures anormales.
Au jour 5 il note un léger mieux au souffle. Le sens du goût s’améliore mais pas l’odorat. Il décide donc de se rééduquer avec des odeurs familières.

Commentaire :
Suite à un covid aiguë typique s’est installé un covid long. Puisqu’au bout de 6 mois les symptômes résiduels sont néanmoins peu invalidants, il est normal de supposer qu’une évolution favorable aurait pu se dessiner dans les mois suivants. Le ganoderme a servi ici d’accélérateur de la guérison. A noter une réaction rare mais déjà observée de stimulation allant jusqu’à l’insomnie au début de la prise.

Femme 56 ans. Covid long modéré.

Profession paramédicale, en bonne forme avant le covid.
Elle vient en consultation 23/03/2021.
Elle se sent en manque d’énergie depuis 2020, déprimée avec des idées noires, et déclare ne plus parvenir à lutter contre le stress. Elle en est venue à supposer que le confinement l’a fortement affectée. Elle a vécu également des évènement difficiles, et ne sait pas ce qui relève du psychosomatique. Sujette à des troubles du rythme, elle a consulté récemment un cardiologue qui n’a rien constaté d’alarmant mais a découvert une augmentation de la plaque d’athérome sur une carotide.
Mais on note un symptôme plus parlant : une respiration difficile depuis de longs mois. L’hypothèse d’un covid long, débuté au printemps 2020, est très probable.

Elle commence le reishi le 22 avril dans une période d’intense activité et de changement, avec un mauvais sommeil peuplé de cauchemars. Il lui est donc difficile d’en noter et d’en évaluer tout de suite les effets. Néanmoins elle constate au bout de quinze jours une nette diminution des douleurs musculaires et le retour d’un sommeil très profond.

Commentaire :
Avec le recul, l’effet du reishi est net, ce qui renforce l’idée que l’hypothèse du covid long était la bonne. Le covid est peut être également responsable d’une inflammation artérielle ayant favorisé les dépôts d’athérome, ce qui doit être traité séparément.
Distinguer les symptômes d’un covid long des signes de surmenage et d’autres troubles physiques ou psychosomatiques n’est pas facile, mais certains symptômes évocateurs (ici la respiration difficile) peuvent y aider.

Homme 57 ans. Covid aiguë se prolongeant.

Emploi administratif. Bonne forme et bon entraînement physique avant le covid.
Malade du covid depuis le 7 mars avec toux, fièvre, courbatures intenses, il est hospitalisé avec un bilan hépatique anormal et de fortes céphalées, puis ré-hospitalisé pour des complications infectieuses traitées par antibiotiques.
Au bout de trois semaines les principaux symptômes ont disparus, mais il est épuisé et se remet très difficilement, avec de fortes insomnies.
Vingt jours est le délais habituellement retenu pour commencer à parler de covid long. Il est testé négatif mais bien trop fatigué pour reprendre le travail. Covid long ou séquelles ?

Il entreprend de débuter le reishi dès le 1/04.
Le 3/04 (jour 3) il ressent une aggravation des symptômes, notamment des maux de tête, des coups de fatigue et de l’insomnie.
A partir du 8/04 (jour 8) il ne ressent plus que des aggravations de deux heures maximum.
Le 11/04 (jour 11) son arrêt maladie est prolongé d’une semaine. Puis encore d’une semaine.
La fatigue persiste au niveau musculaire essentiellement dans les membres inférieurs, ce coureur à pied de bon niveau est dans l’impossibilité de reprendre le sport.
Au mois de mai les séquelles musculaires sont très présentent et ne se résorbent que très lentement.

Commentaire :
Le reishi a été pris en prévention d’un covid long. Mais l’essentiel des symptômes persistants sont à mettre sur le compte des séquelles de cette forme grave du covid.
La réaction immunitaire montre qu’il a eu cependant une certaine action du ganoderme, il est donc possible qu’il ait eu une effet accélérateur de la guérison. Abordable et généralement dénué d’effets indésirables, son usage par précaution est à retenir.

Femme 40 ans. Covid long modéré semblant s’aggraver.

Profession de soin, en bonne forme avant le covid, sous traitement thyroïdien.
Au mois de mars 2021 elle cherche à comprendre l’origine de son état de fatigue en dent de scie.
Elle se sent oppressée, respire mal, avec des courbatures et des raideurs.
Elle ne sait pas dater exactement le début des troubles, car ils viennent se confondre avec des troubles thyroïdiens plus anciens aggravés sans raison apparente au mois d’octobre 2020.

Elle commence le reishi 13/04, dans un moment ou elle n’est pas trop fatiguée.
le 14/4 (jour 2) rien ne se passe.
Les jours suivants elle se sent agitée, fébrile, et même en très bonne forme comme si elle avait pris un stimulant. Puis elle sent quelque chose de diffus qui se passe, comme une grande lassitude un peu fébrile.
Le 20/04 (jour 7) la fatigue a diminué, la respiration est plus facile avec moins essoufflement, le goût revient un peu mais pas l’odorat.
Un mois plus tard le bénéfice est très net sur le plan général. Les troubles thyroïdiens et la perte d’odorat connaissent une amélioration lente.

Commentaire :
Il a fallu distinguer certains symptômes parmi d’autres troubles plus anciens, faire le tri entre ce qui relève du mode de vie, d’un déséquilibre endocrinien et ce qui pouvait appartenir au tableau du covid long pour en faire l’hypothèse. Le ganoderme a provoqué les premiers jours un état ressemblant à de la grande forme, puis la réaction immunitaire ne s’est enclenchée qu’un peu plus tard de façon discrète, pour aboutir à une amélioration en deux semaines. Les signes cliniques montrent une bonne efficacité, qui s’est prolongée dans le temps.

En conclusion

Ces 7 cas cliniques montrent une très bonne efficacité du Ganoderme sur le covid long.
Le ganoderme met entre entre 1 et 5 jours pour commencer à agir.
Ensuite il provoque une réactivation immunitaire marquée par le retour des symptômes de la primo-infection qui peut durer de 4 à 10 jours selon l’intensité du covid long.
Les symptômes typiques du covid long cèdent alors rapidement au niveau pulmonaire, cardiaque, digestif, musculaire et psychique.
Ce regain de forme est accompagné d’une fin de l’aggravation des troubles neurologiques (anosmie, brouillard mental…) qui peuvent commencer à se résorber lentement. Il en est de même pour certains problèmes de santé préexistants et aggravés par l’infection au coronavirus.
Il faut parfois continuer la prise plus d’un mois pour éviter une rechute et aboutir à la guérison.

L’efficacité du Ling Zhi /Reishi / Ganoderme est maximale dans les cas de covid long graves et invalidants, et peut représenter un espoir pour toutes les victimes de cette forme de la maladie.
Son emploi dans les cas plus légers en cours d’amélioration spontanée ou même par mesure de prévention d’un covid long possible, du fait qu’il est généralement très bien toléré, semble également indiqué.

Covid long : en sortir avec le Reishi ?

Fatigue intense, troubles cardio-respiratoires, insomnie, perte de moral, entrecoupés de courts moments de répit, font partie des signes de l’infection persistante au coronavirus. Cette situation invalidante peut durer des mois.
Le Reishi, un champignon adaptogène de la pharmacopée chinoise et japonaise pourrait changer la donne.
Nous montrons ici deux exemples de son utilisation.

Reconnaître le covid long.
Lorsqu’il fait suite a un épisode de covid aiguë diagnostiqué à travers des tests positifs et des signes cliniques évidents (perte d’odorat par exemple), le covid long est avéré et fait l’objet d’un suivi médical, assorti parfois d’une aide en psychothérapie et en kiné respiratoire sur plusieurs mois.
Le covid long est plus difficile à identifier lorsqu’il fait suite à une première infection quasi asymptomatique, non objectivée par des tests antigéniques ou PCR. Parfois même la sérologie est négative, montrant l’absence de réaction spécifique au covid 19 (des chercheurs font l’hypothèse d’une réaction croisée avec d’autres virus contre lesquels le patients seraient déjà immunisé). S’il n’y a pas de perte d’odorat, seul symptôme très explicite, le médecin doit alors se concentrer sur un ensemble de signes cliniques formant un syndrome atypique mais somme toute cohérent.
Les symptômes les plus invalidants sont :
intense fatigue, courbatures (allant de la raideur générale jusqu’à des douleurs articulaires invalidantes), sensation de respiration difficile (comme s’il fallait « tirer » sur la respiration), troubles du rythme cardiaque (palpitations ou extrasystoles) et désadaptation à l’effort, douleurs thoraciques (faisant penser à un problème cardiaque), insomnie (en particulier en fin de nuit), perte d’enthousiasme et irritabilité (sensation d’avoir pris « un coup de vieux », démotivation générale, idées noires), troubles de la concentration ou de la mémoire.
Ils sont accompagnés de tout ou partie des symptômes suivants : maux de tête récurrents, gorge prise (voix rauque, toux , glaires), sensation de gène à l’estomac, bourdonnements d’oreilles, selles molles ou diarrhées, légère fièvre et instabilité thermique, perte de goût et d’odorat, sécheresse des yeux…

Attention : ces symptômes peuvent induire une confusion avec d’autres pathologies, ou masquer d’autres pathologies. Il est indispensable de voir un médecin qui fera un bilan et établira un diagnostic. (1)
Il existe une particularité qui renforce la présomption de covid long : certains jours on se réveille en forme, la plupart des signes ayants disparus comme par miracle. Mais cela ne dure pas plus de deux ou trois jours et l’enfer recommence.


Quel est ce champignon qui pourrait agir sur le covid long ?

Le Reishi (ganoderma lucidum) est l’un des « trois trésors de longévité » de la Médecine Traditionnelle Chinoise avec le ginseng et le cordyceps. On en trouve déjà mention sous son nom chinois de Ling Shi dans le Shen Nong Bencao Jing ( le « Classique de la matière médicale du Laboureur Céleste ») considéré comme le plus ancien ouvrage de pharmacopée chinoise, attribué à l’empereur mythique Shen Nong qui l’aurait rédigé 2800 ans avant notre ère.
Très précieux parce que poussant lentement à l’état sauvage sur certains arbres et dans des conditions particulières , il a commencé à être cultivé dans les années soixante-dix et est devenu depuis tout à fait abordable.
Il est habituellement commercialisé comme complément alimentaire adaptogène pour lutter contre la fatigue chronique. Il est remarquablement dénué d’effets secondaires, de la même manière que le Shiitaké (aux propriétés proches) qui est encore plus populaire car utilisé couramment en cuisine.
Le Reishi est réputé pour son action contre différentes infections chroniques, que ce soit pour venir à bout du HPV (papillomavirus), réduire la récurrence des poussées d’herpès, réduire la charge virale dans les cas d’hépatites, lutter contre la maladie de Lyme (Borréliose)…
Son action semble être liée à ses propriétés anti-oxydantes et antivirales, mais surtout à sa capacité à rééquilibrer le système immunitaire dans ses fonctions non spécifiques (cellules NK, destruction des virus circulants ) et dans le sens d’une meilleure immunité « cellulaire ». Ce nom renvoie à la capacité de détruire les réservoirs de virus que forment les cellules infectées par les lymphocytes Tcd8+. Elle vient compléter l’action de l’immunité « humorale », c’est à dire basée sur la production d’anticorps spécifiques, celle qui est directement ciblée par le processus de la vaccination et que l’on évalue par une sérologie.
C’est l’action de ces deux réponses immunitaires, issues de deux lignées distinctes de lymphocytes Tcd4+, les Th1 et les Th2, qui permettrait l’éradication du virus.
Une mauvaise réponse de cette immunité serait à l’origine du covid long dans la tranche d’âge des 40/50 ans, et des formes retardées sévères chez les plus âgés. (2)
Dès le début de la pandémie des chercheurs se posaient la question de l’utilisation du Reishi (3), nous allons voir que l’expérience clinique leurs donne raison.

Exemples cliniques :

Une infirmière de cinquante ans a été malade du coronavirus en octobre 2020. Mais sa période de convalescence s’est prolongée, jusqu’à ce qu’elle soit déclarée en covid long. C’est une situation qui la force régulièrement à des arrêts de travail. Début janvier elle commence à prendre du Reishi matin et soir. Au bout de vingt-quatre heures elle voit ressurgir les symptômes typiques du début de sa maladie – glaires et toux- et s’aggraver les courbatures, les maux de tête, les douleurs et gènes thoracique… Puis au bout d’une semaine elle ressent une amélioration progressive et durable, elle dors bien, n’a plus de courbatures, respire normalement. Au bout de quinze jours elle reprend une vie normale. Cette amélioration s’est confirmée dans les semaines suivantes.

Cet autre cas est un peu plus complexe :
Un homme de 57 ans dors mal depuis plusieurs semaines, il se sent harassé de courbatures, déprimé, et soupçonne un problème cardiaque du fait de sa respiration difficile, de douleurs thoraciques, de palpitations. Mais des examens cardiaques ne montrent rien d’anormal. On le renvoie alors à une problématique de mal de dos éventuellement psychosomatique.
Cependant il est intrigué par le fait que certains jours seulement, de façon totalement aléatoire, il se sent en forme et sans aucun symptômes. D’autres manifestations sont curieuses : troubles du transit, acouphènes, engelures… Il se souvient avoir vécu deux mois auparavant deux jours de fatigue avec un léger mal de gorge qui pourraient bien correspondre à un premier contact avec le coronavirus. Une consultation en médecine générale conclut à la possibilité d’un covid long mais le résultat de la sérologie est négatif. Sans certitude il commence à prendre du Reishi. Dès le lendemain tous les symptômes sont aggravés et s’y ajoutent des ganglions au cou, un enrouement avec des glaires, un état fébrile avec des maux de tête, une lombalgie, des maux d’estomac.
Après cinq jours éprouvants, la fatigue et les douleurs thoraciques cèdent, puis la respiration redevient aisée, le rythme cardiaque et la fonction digestive se normalisent. Au bout de deux semaines il a repris une vie normale.
Il lui reste une légère gène à la gorge, ce qui indique que le combat n’est pas terminé et le motive a continuer la prise de Reishi.


Se procurer et utiliser le Reishi :

c’est aujourd’hui un produit courant en magasin diététique ou en pharmacie, disponible principalement sous forme de gélules de poudre de champignon déshydratée. De nombreux sites de vente en ligne en proposent, directement chez des producteurs ou via un revendeur, de toutes les qualités et de toutes les provenances, et surtout à tous les prix.
Il est de simple bon sens de privilégier une production française ou européenne, certifiée bio, à un prix comparable à celui d’autres compléments alimentaires d’usage courant.
Il n’existe pas de recommandations précises sur le dosage, mais on peut retenir qu’une bonne efficacité est remarquée avec environ 500mg (soit entre une et deux gélules) matin et soir pour un adulte.

Il existe quelques mises en garde : il serait déconseillé aux enfants, aux femmes enceintes ou allaitantes, aux personnes suivant un traitement anticoagulant, et aux personnes allant subir une intervention chirurgicale.

On aurait relevé de rares et passagers effets secondaires : des démangeaisons, des saignements de nez, des diarrhées et une sécheresse au niveau de la bouche, de la gorge et du nez.
Dans tous les cas il est bon de dialoguer avec son médecin lorsque l’on utilise des compléments alimentaires pour d’éventuelles contre-indications.

En conclusion, le Reishi semble bien agir en relançant la fonction immunitaire des personnes restées bloquées dans une situation d’infection chronique au coronavirus.

S’il est indispensable de se faire suivre par un médecin afin de bénéficier d’un diagnostique et d’un suivi sérieux, l’efficacité du Reishi observée chez plusieurs personnes, son usage simple et son prix modique en font un traitement de choix.
Il est synonyme d’espoir pour toutes les personne formellement déclarée en covid long ou simplement suspectée de cette problématique (4).

(1) Fiche covid long de la Haute Autorité de Santé : https://www.has-sante.fr/jcms/p_3237458/fr/covid-19-diagnostiquer-et-prendre-en-charge-les-adultes-presentant-des-symptomes-prolonges

(2) Etude moderbacher 2020 immunité et covid 19 :
https://www.cell.com/cell/pdf/S0092-8674(20)31235-6.pdf?_returnURL=https%3A%2F%2Flinkinghub.elsevier.com%2Fretrieve%2Fpii%2FS0092867420312356%3Fshowall%3Dtrue

(3) Une page très documentée à propos des propriétés du Reishi :
https://selfhacked.com/blog/can-reishi-fight-coronavirus-covid-19/#comment-129750

(4) Pour connaître les symptômes et la prise en charge classique : https://www.santemagazine.fr/videos/sante/poumons/covid-long-je-souffre-dune-forme-longue-de-covid-19-le-temoignage-de-gregory-sequelles-prise-en-chage-876227