Covid long : en sortir avec le Reishi ?

Fatigue intense, troubles cardio-respiratoires, insomnie, perte de moral, entrecoupés de courts moments de répit, font partie des signes de l’infection persistante au coronavirus. Cette situation invalidante peut durer des mois.
Le Reishi, un champignon adaptogène de la pharmacopée chinoise et japonaise pourrait changer la donne.
Nous montrons ici deux exemples de son utilisation.

Reconnaître le covid long.
Lorsqu’il fait suite a un épisode de covid aiguë diagnostiqué à travers des tests positifs et des signes cliniques évidents (perte d’odorat par exemple), le covid long est avéré et fait l’objet d’un suivi médical, assorti parfois d’une aide en psychothérapie et en kiné respiratoire sur plusieurs mois.
Le covid long est plus difficile à identifier lorsqu’il fait suite à une première infection quasi asymptomatique, non objectivée par des tests antigéniques ou PCR. Parfois même la sérologie est négative, montrant l’absence de réaction spécifique au covid 19 (des chercheurs font l’hypothèse d’une réaction croisée avec d’autres virus contre lesquels le patients seraient déjà immunisé). S’il n’y a pas de perte d’odorat, seul symptôme très explicite, le médecin doit alors se concentrer sur un ensemble de signes cliniques formant un syndrome atypique mais somme toute cohérent.
Les symptômes les plus invalidants sont :
intense fatigue, courbatures (allant de la raideur générale jusqu’à des douleurs articulaires invalidantes), sensation de respiration difficile (comme s’il fallait « tirer » sur la respiration), troubles du rythme cardiaque (palpitations ou extrasystoles) et désadaptation à l’effort, douleurs thoraciques (faisant penser à un problème cardiaque), insomnie (en particulier en fin de nuit), perte d’enthousiasme et irritabilité (sensation d’avoir pris « un coup de vieux », démotivation générale, idées noires), troubles de la concentration ou de la mémoire.
Ils sont accompagnés de tout ou partie des symptômes suivants : maux de tête récurrents, gorge prise (voix rauque, toux , glaires), sensation de gène à l’estomac, bourdonnements d’oreilles, selles molles ou diarrhées, légère fièvre et instabilité thermique, perte de goût et d’odorat, sécheresse des yeux…

Attention : ces symptômes peuvent induire une confusion avec d’autres pathologies, ou masquer d’autres pathologies. Il est indispensable de voir un médecin qui fera un bilan et établira un diagnostic. (1)
Il existe une particularité qui renforce la présomption de covid long : certains jours on se réveille en forme, la plupart des signes ayants disparus comme par miracle. Mais cela ne dure pas plus de deux ou trois jours et l’enfer recommence.


Quel est ce champignon qui pourrait agir sur le covid long ?

Le Reishi (ganoderma lucidum) est l’un des « trois trésors de longévité » de la Médecine Traditionnelle Chinoise avec le ginseng et le cordyceps. On en trouve déjà mention sous son nom chinois de Ling Shi dans le Shen Nong Bencao Jing ( le « Classique de la matière médicale du Laboureur Céleste ») considéré comme le plus ancien ouvrage de pharmacopée chinoise, attribué à l’empereur mythique Shen Nong qui l’aurait rédigé 2800 ans avant notre ère.
Très précieux parce que poussant lentement à l’état sauvage sur certains arbres et dans des conditions particulières , il a commencé à être cultivé dans les années soixante-dix et est devenu depuis tout à fait abordable.
Il est habituellement commercialisé comme complément alimentaire adaptogène pour lutter contre la fatigue chronique. Il est remarquablement dénué d’effets secondaires, de la même manière que le Shiitaké (aux propriétés proches) qui est encore plus populaire car utilisé couramment en cuisine.
Le Reishi est réputé pour son action contre différentes infections chroniques, que ce soit pour venir à bout du HPV (papillomavirus), réduire la récurrence des poussées d’herpès, réduire la charge virale dans les cas d’hépatites, lutter contre la maladie de Lyme (Borréliose)…
Son action semble être liée à ses propriétés anti-oxydantes et antivirales, mais surtout à sa capacité à rééquilibrer le système immunitaire dans ses fonctions non spécifiques (cellules NK, destruction des virus circulants ) et dans le sens d’une meilleure immunité « cellulaire ». Ce nom renvoie à la capacité de détruire les réservoirs de virus que forment les cellules infectées par les lymphocytes Tcd8+. Elle vient compléter l’action de l’immunité « humorale », c’est à dire basée sur la production d’anticorps spécifiques, celle qui est directement ciblée par le processus de la vaccination et que l’on évalue par une sérologie.
C’est l’action de ces deux réponses immunitaires, issues de deux lignées distinctes de lymphocytes Tcd4+, les Th1 et les Th2, qui permettrait l’éradication du virus.
Une mauvaise réponse de cette immunité serait à l’origine du covid long dans la tranche d’âge des 40/50 ans, et des formes retardées sévères chez les plus âgés. (2)
Dès le début de la pandémie des chercheurs se posaient la question de l’utilisation du Reishi (3), nous allons voir que l’expérience clinique leurs donne raison.

Exemples cliniques :

Une infirmière de cinquante ans a été malade du coronavirus en octobre 2020. Mais sa période de convalescence s’est prolongée, jusqu’à ce qu’elle soit déclarée en covid long. C’est une situation qui la force régulièrement à des arrêts de travail. Début janvier elle commence à prendre du Reishi matin et soir. Au bout de vingt-quatre heures elle voit ressurgir les symptômes typiques du début de sa maladie – glaires et toux- et s’aggraver les courbatures, les maux de tête, les douleurs et gènes thoracique… Puis au bout d’une semaine elle ressent une amélioration progressive et durable, elle dors bien, n’a plus de courbatures, respire normalement. Au bout de quinze jours elle reprend une vie normale. Cette amélioration s’est confirmée dans les semaines suivantes.

Cet autre cas est un peu plus complexe :
Un homme de 57 ans dors mal depuis plusieurs semaines, il se sent harassé de courbatures, déprimé, et soupçonne un problème cardiaque du fait de sa respiration difficile, de douleurs thoraciques, de palpitations. Mais des examens cardiaques ne montrent rien d’anormal. On le renvoie alors à une problématique de mal de dos éventuellement psychosomatique.
Cependant il est intrigué par le fait que certains jours seulement, de façon totalement aléatoire, il se sent en forme et sans aucun symptômes. D’autres manifestations sont curieuses : troubles du transit, acouphènes, engelures… Il se souvient avoir vécu deux mois auparavant deux jours de fatigue avec un léger mal de gorge qui pourraient bien correspondre à un premier contact avec le coronavirus. Une consultation en médecine générale conclut à la possibilité d’un covid long mais le résultat de la sérologie est négatif. Sans certitude il commence à prendre du Reishi. Dès le lendemain tous les symptômes sont aggravés et s’y ajoutent des ganglions au cou, un enrouement avec des glaires, un état fébrile avec des maux de tête, une lombalgie, des maux d’estomac.
Après cinq jours éprouvants, la fatigue et les douleurs thoraciques cèdent, puis la respiration redevient aisée, le rythme cardiaque et la fonction digestive se normalisent. Au bout de deux semaines il a repris une vie normale.
Il lui reste une légère gène à la gorge, ce qui indique que le combat n’est pas terminé et le motive a continuer la prise de Reishi.


Se procurer et utiliser le Reishi :

c’est aujourd’hui un produit courant en magasin diététique ou en pharmacie, disponible principalement sous forme de gélules de poudre de champignon déshydratée. De nombreux sites de vente en ligne en proposent, directement chez des producteurs ou via un revendeur, de toutes les qualités et de toutes les provenances, et surtout à tous les prix.
Il est de simple bon sens de privilégier une production française ou européenne, certifiée bio, à un prix comparable à celui d’autres compléments alimentaires d’usage courant.
Il n’existe pas de recommandations précises sur le dosage, mais on peut retenir qu’une bonne efficacité est remarquée avec environ 500mg (soit entre une et deux gélules) matin et soir pour un adulte.

Il existe quelques mises en garde : il serait déconseillé aux enfants, aux femmes enceintes ou allaitantes, aux personnes suivant un traitement anticoagulant, et aux personnes allant subir une intervention chirurgicale.

On aurait relevé de rares et passagers effets secondaires : des démangeaisons, des saignements de nez, des diarrhées et une sécheresse au niveau de la bouche, de la gorge et du nez.
Dans tous les cas il est bon de dialoguer avec son médecin lorsque l’on utilise des compléments alimentaires pour d’éventuelles contre-indications.

En conclusion, le Reishi semble bien agir en relançant la fonction immunitaire des personnes restées bloquées dans une situation d’infection chronique au coronavirus.

S’il est indispensable de se faire suivre par un médecin afin de bénéficier d’un diagnostique et d’un suivi sérieux, l’efficacité du Reishi observée chez plusieurs personnes, son usage simple et son prix modique en font un traitement de choix.
Il est synonyme d’espoir pour toutes les personne formellement déclarée en covid long ou simplement suspectée de cette problématique (4).

(1) Fiche covid long de la Haute Autorité de Santé : https://www.has-sante.fr/jcms/p_3237458/fr/covid-19-diagnostiquer-et-prendre-en-charge-les-adultes-presentant-des-symptomes-prolonges

(2) Etude moderbacher 2020 immunité et covid 19 :
https://www.cell.com/cell/pdf/S0092-8674(20)31235-6.pdf?_returnURL=https%3A%2F%2Flinkinghub.elsevier.com%2Fretrieve%2Fpii%2FS0092867420312356%3Fshowall%3Dtrue

(3) Une page très documentée à propos des propriétés du Reishi :
https://selfhacked.com/blog/can-reishi-fight-coronavirus-covid-19/#comment-129750

(4) Pour connaître les symptômes et la prise en charge classique : https://www.santemagazine.fr/videos/sante/poumons/covid-long-je-souffre-dune-forme-longue-de-covid-19-le-temoignage-de-gregory-sequelles-prise-en-chage-876227

Un an de coronavirus

Qu’avons-nous appris ?

Il y a un an , nous apprenions par les médias, ou plus directement par des proches concernés, que la situation dans les hôpitaux était devenue critique : un flux continu de malades en détresse respiratoire saturait les urgences et les services de soin intensifs. Le 16 mars 2020, la France déclarait le confinement. Que savons nous aujourd’hui que nous ignorions à cette époque ?

Nous avons appris que :
l’histoire d’un virus qui déferle sur la planète n’est pas juste un bon scénario de film catastrophe.
Une même maladie bénigne ou invisible pour certains peux entraîner des semaines de réanimation pour d’autres, et cela pas toujours corrélé à l’âge.
Qu’un masque, même cousu main dans un reste de tissu, peu nous protéger des postillons que nous nous envoyons à la figure.
Que papa et maman avaient quelque part raison lorsqu’ils nous disaient d’aller nous laver les mains avant de passer à table.
Que ces deux mesures de protection, en plus de ne plus se faire la bise, sont capables de faire disparaître la grippe, la gastro-entérite, la plupart des angines, la redoutable bronchiolite, et ainsi de suite… et aussi d’éviter que 67 millions de français ne tombent malades en quelques mois, sachant que cela aurait provoqué au moins un million de demande d’hospitalisations dans le même temps !
Que notre système de santé repose avant tout sur des hommes et des femmes, qui ont été chaleureusement applaudis chaque soir à 20 heures, mais que leur hiérarchie semble avoir encore du mal à le comprendre.
Qu’il faut être bien jeune et se prendre un peu trop au sérieux pour comparer 2020 à l’entrée en guerre de 1940. Les anciens, eux, se rappellent…
Que les français sont encore plus râleurs qu’on ne le pensait, criant à la dictature, à l’incompétence, et s’offusquant que le gouvernement prenne les mesures qu’ils ont eux-même souhaités.
Que la vraie dictature et la vraie incompétence existent chez certains voisins .
Que dans ces pays, si vous découvrez un nouveau virus, vous vous faites assassiner ou mettre en prison, au risque de laisser contaminer la planète.
Que des malades peuvent ne pas être comptabilisés afin de sauver la face d’un régime politique. Qu’un dirigeant peu déclarer qu’une pandémie n’existe pas parce que ça l’arrange personnellement.
En bref que la démocratie et l’état de droit qui prévaut dans notre République ont des cotés rassurants.
Que l’on aime se faire peur avec des histoires de complots, de Nouvel Ordre mondial, de guerre bactériologique, de vaccins trafiqués, mais qu’au fond on est bien content qu’existe un solide système d’évaluation scientifique de toutes les nouveautés qui apparaissent.
Que l’Europe, toujours accusée d’en faire à la fois trop et pas assez, pouvait en réalité nous éviter une ruineuse guerre d’approvisionnement en vaccins entre pays voisins, et le recours à des produits russes ou chinoises dont on ne savait rien.
Qu’il est possible de trouver de l’argent pour sauver l’économie réelle là ou l’économie spéculative nous dicte des politiques d’austérité insoutenables.
Qu’un système de vaccin à Arn particulièrement simple et efficace jusque là réservé à la médecine vétérinaire peut rendre service à l’humanité, pour peu que l’on se soit donné les moyens de le développer.
Que dîner entre amis, aller au cinéma, faire de la musique, se rendre à un spectacle, un concert, un festival est à la longue aussi vital que de manger, boire et de respirer.
Qu’Internet permet vraiment de dire tout et n’importe quoi et de faire le lit de tout les extrémismes.
Que ce même Internet permet de s’informer, d’organiser la solidarité, de sauver des situations , de malgré tout garder le lien, de travailler et d’apprendre en attendant mieux.
Que les professeurs, lorsqu’ils donnent cours en visioconférence, ne sont pas disponibles pour aller cueillir les fraises, et que leur présence en face à face avec leurs élèves a beaucoup de valeur.

Que tout les sacrifices que nous les avons consentis, sinon souhaités, c’était pour que les plus fragiles d’entre nous ne restent pas sans soin dans un couloir d’hôpital.
Que c’est ce qui fait de nous des civilisés.
Que cette solidarité, c’est notre plus grande fierté.