Le covid long, ce serait « dans la tête » ?

On vous dit ou est la grossière erreur qui s’est glissée dans l’étude qui abouti à cette conclusion totalement à l’encontre de qui est observé au quotidien.

Il s’agit au départ d’une enquête menée auprès de 27 000 adultes suivis pendant des mois par les autorités françaises de santé publique pour évaluer de multiples effets du Covid, et publiée au mois de novembre 2021.

On pouvait lire sur le site de France Info « L’étude suggère que, pour un patient, le fait de penser avoir contracté le Covid-19 est plus fortement associé à des symptômes prolongés plusieurs mois après avoir été exposé à la maladie, que le fait d’avoir eu un résultat positif à un test sérologique.

Autrement dit la majorité des malades interrogés associeraient à tort leurs symptômes actuels au fait d’avoir eu le covid. Seule une minorité aurait réellement un covid long, les autres lui attribueraient leur malaise, voir le renforcerait, par la croyance d’avoir été atteint du covid.

L’annonce des résultats de cette étude a eu l’effet d’une bombe sur ceux qui luttent chaque jour contre cette affection de longue durée et leurs soignants, au moment même ou le parlement s’apprête a voter une loi en facilitant la prise en charge.
L’association française de patients atteints de Covid long (AprèsJ20) a immédiatement réagit dans un tweet dénonçant des conclusions « stigmatisantes, dangereuses et nuisibles pour les Covid(s) long(s), d’autant qu’elles sont contestées et non reconnues par l’ensemble de la communauté scientifique et associative internationale ».

Jérôme Larché, médecin interniste, réanimateur et infectiologue a réagit sur France Info en dénonçant une « psychologisation dommageable au patient et à la dynamique que certains soignants tentent de mettre en place pour une meilleure prise en charge » du Covid long. « Les symptômes ont été confondus avec les croyances. Le terme « croyance » a été cité 44 fois dans l’étude, et quand on mentionne avec une telle récurrence ce terme dans un article, c’est qu’il existe un biais de confirmation, ce qui est assez dérangeant dans une étude médicale et scientifique. »

Cédric Lemogne, le psychiatre coordinateur de l’étude s’est immédiatement défendu en arguant que « nos résultats ne disent en aucun cas que les troubles rapportés par les patients sont imaginaires ou psychosomatiques. L’étude avait pour ambition de prévenir les soignants : ils reçoivent des patients qui pensent avoir eu le Covid mais qui ont en fait connu un autre épisode viral. Ces symptômes peuvent être liés à une autre maladie, et il faut être prudent avant de l’attribuer à un Covid long, car ce sont des symptômes très généraux ».

Il faisait remarquer que la perte de l’odorat était le seul symptôme durable qui serait associé à une infection réelle, prouvée par un test sérologique positif.

Au cours d’un débat sur France Culture le lundi 21 novembre ou il lui était reproché de s’appuyer sur des tests sérologique pour tirer ses conclusions, Cédric Lemogne a admit que « la sérologie est un moyen très imparfait de détecter si les personnes ont eu le virus, mais la probabilité d’avoir été en réalité exposé est de seulement de 0,5 % en cas de sérologie négative, et 60 % dans le cas d’une sérologie positive. Défendant une méthodologie qu’il juge irréprochable, il a montré que les données relevées aboutissent par un simple calcul à ce que les malades attribuant leurs symptômes au covid long étaient très peu nombreux à avoir été réellement infectés.

Et c’est là qu’est l’erreur ! D’où vient ce chiffre de 0,5 % ?

La professeur Dominique Salmon-Ceron qui lui faisait face avance au contraire qu’au moins 25 % des patients en covid long sont dans cette situation parce qu’ils ont produit peu ou pas d’anticorps ou que ceux-ci ont disparus rapidement, et donc ont une sérologie négative. Pour le dire autrement, le fait d’avoir une sérologie négative n’exclue en rien le fait d’être en covid long (de même que le fait de n’avoir jamais eu de test PCR ou antigénique positif). C’en serait même une cause possible, les malades se rétablissant correctement d’un covid aiguë ayant en effet plus d’une fois sur deux de nombreux anticorps.

Il est également faux de dire que les symptômes des patients sont « très généraux » ou peuvent être facilement attribués à une autre maladie virale. Mis ensemble ils forment le plus souvent un syndrome tout à fait original, jamais vu auparavant, et tout à fait typique.
Par exemple une personne qui dit souffrir depuis des mois de palpitations, respiration difficile, troubles digestifs, douleurs musculaires, bourdonnements d’oreille , insomnie, dépression, et d’une fatigue tenace disparaissant certains jours comme par miracle, fait très certainement un covid long, ce qui est généralement confirmé par le fait que les examens, cardiaques, pulmonaires et de biologie sanguine ne montrent par ailleurs rien d’anormal.

De ma propre expérience je conclue que le covid long est avant tout repérable par un ensemble de signes cliniques évocateurs qu’il faut savoir identifier. Les examens biologiques sont a eux seuls totalement insuffisants.

Dès le début nous savions que les tests PCR donnaient parfois des faux négatifs. Il en était de même pour les sérologies. Et les patients que je recevais avec ce genre de tableau clinique étrange étaient si nombreux que je me posais de nombreuses questions, jusqu’à ce que la notion de covid long soit mise à jour à l’automne 2020.
Au printemps 2021 une étude britannique annonçait déjà des dizaines de milliers de victimes de cette affection, 8 % d’entre eux au moins présentant une sérologie négative.
Cela était malheureusement bien en dessous de la réalité que l’on observe aujourd’hui.(potentiellement 700 000 personnes concernées en France)

Exemple : une de mes patiente a été malade, a eu une PCR positive puis est devenue négative, et maintenant sa sérologie est négative. Pourtant les symptômes typique du covid persistent, elle est donc en covid long malgré une sérologie négative.

Deuxième chose : certains symptômes sont liés à la persistance de l’infection à bas bruit, et d’autres sont des séquelles après guérison. Il faut savoir les différencier.

En médecine chinoise nous soignons le covid long avec le Reishi (ganoderma lucidum).
Les résultats sont excellents sur l’état infectieux, qui peut disparaître totalement en quelques semaines (arrêt des douleurs, de l’arythmie, de la respiration difficile, de l’insomnie, de l’épuisement, de la diarrhée …) mais ce que l’on observe également c’est qu’il n’y a naturellement aucun effet sur les séquelles telles que l’anosmie, les atteintes musculaires, neurologiques etc.
Ainsi il est facile de constater après coup ce qui relevait de l’infection chronique, ou au contraire de séquelles, voir même d’une autre pathologie à traiter séparément.

Cette étude pour le moins controversée à tout de même le mérite de mettre en relief la mauvaise connaissance de la dynamique de l’infection à coronavirus qui peut devenir durable chez plus de 15 % des personnes infectées, bien souvent de façon très discrète au début, et ceci même chez les enfants.

Faire connaître la possibilité de traitement par le Reishi (ou par d’autres champignons immunostimulants) serait également très bénéfique pour les milliers de personnes concernées.

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